‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français a l'usage des étudiants de première année (volume 3)Chapitre 250 sur 573 · Vie de saint Louis · texte numérisé non relu

Vie de saint Louis

7. Dans les séarcos du bois de Vîncennes, rapportées par Joinville (§ 59),

LE DÉVELOPPKMENT DU POX'VOIR ROYAL

tîon établie à cette époque^. Ces maîtres des requêtes, qu'on appelait aussi poiirsuivans^ parce qu'ils devaient suivre la personne du roi, furent d'abord deux, puis cinq, et enfin six. Ils restèrent longtemps à ce chiffre qu'ils avaient atteint dans la première moitié du xiv« siècle. Mais, à partir de François I^'*, leur nombre alla rapidement croissant; au commencement du xvii® siècle, il y en avait cent vingt'; il fut quelque peu réduit dans la suite. Ontre leurs autres fonctions, dont il sera parlé plus loin', les maîtres des requêtes tinrent jusqu'au bout nne juridiction importante, qui s'appelait les requêtes de l'hôtel dit roi^. Ils étaient de plus reçus de droit au parlement, comme conseillers, mais ils n'y pouvaient siéger que quatre èt la fois^.

Mais, dès la fin duxm® siècle, on constate aussi une manière différente de traiter les requêtes dont il vient d'être parlé. Lorsqu'elles se présentaient pendant la session du parlement, on profitait de Toccasion pour les faire examiner et expédier par le personnel réuni à cette occasion, sans d'ailleurs les comprendre dans le rôle ordinaire. L'ordonnance de 1278 a déjà une disposition à cet égard*. Dans l'ordonnance de 1296, on députe à cet emploi deux clercs et deux laïqvies'. Dans le règlement de 1307, il est constitué, à côté de la grand'chambre et des enquêtes, une section particulière des requêtes, qui comprend cinq membres pour les requêtes de la langue d'oc et six pour celles de la langue française®. Dès lors, la chambre

cfi sont Pierre de Fontaines et Geoffroy de Villette que désigne le roi pour faire droit aux parties.

1. Livre de Jostice et de Plel^ I, 20, § 1 : '< Li mestre de Tostel le roi ont plenier poïr par dessuz toz autres. Et aucunes foiz avient qu'ils deivent porter les grauz causes pardevaat le roi, comme de cels qui convient jugier par persan octroie len que Ten puisse de cels appeler. »

2. Sur ces origines et ce développement, La Roche-FJavin» op. cit. y I, ch. xxiu.

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