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8. Une expression de Tacite (Gey^m., 22), de asciscendîs principibus.. . consultant, parait représenter les pynncipes comme une classe permanente, à laquelle de nouveaux membres sont agrégés.
LES BARBARES ET LEURS COUTUMES
rendaient Jajusticedans lespagi^ , et, sans doute, commandaient le contingent militaire que devait fournir le pagus^. On peut même préciser un peu plus ce qu'était cette circonscription du pagiis. On voit, en efTet, que, lorsque le princeps y rend la justice, il est assisté de cent compagnons* et que cent hommes composent également le contingent du pagiis^. C'était donc une centaîney c'est-à-dire orginairement un groupe de cent chefs de famille. C'est une division qui se retrouve à peu près partout où se sont établis les hommes de race germanique ; et celte race semble avoir une tendance naturelle à s'organiser spontanément ainsi', comme un certain liquide se cristallise sous une forme particulière. On voit aussi par là que, dans la centaine, tous les chefs de famille participaient à l'administration de la justice. Deux traits complètent le tableau : César nous apprend que les allotissements de terre, dont il sera parlé plus loin, se faisaient par groupes familiaux', et Tacite nous dit que les guerriers étaient groupés par familles dans le contingent du pagiis^ : celui-ci était donc un groupement de familles. Mais le nombre de cent chefs de famille par centaine ne dut être exact qu'à Torigine, lors du premier établissement; il devait varier dans la suite : le nom de la circonscription so conserva cependant®.
Ce gouvernement avait des finances absolument rudimentaires. J^a, civitas recevait une partie des compositions en têtes de bétail, qui constituaient la peine des délits^. D'aulre part^ les citoyens faisaient aux principes des offrandes en bétail ou en céréales, purement volontaires en droit, mais moralement imposées par la coutume*^. Telle était l'organisation politique