Flach, /oc. cit., p
6. J'en ai donné un exemple notable, dans la Nouvelle Revue histoinque^ 1887, p. 328 et suiv.
7. Sur les cinq premiers, Savigny^ op. cit,^ VI, p. 208, 277, 281, 320, 372; sur le dernier, Panzirolus, De claris legum interpretibus^ï. II, ch. c^xvir.
LA COUTUME ET LE DROIT ROMAIN
La France^ nous Favons vu, à la fin du xiii'' siècle et au commencement du XIV*, avait possédé une école originale de romaaistes. Elle eut pour représentants Jacques de Revigny, Pierre de Belleperche {P. de Be/laperizca) ^ Guillduime de Cunéo.Petrus Jacobi et Johannes Faber *. Tous les quatre furent professeurs aux universités de Toulouse, Montpellier ou Orléans ; en outre^ Pierre de Belleperche devint chancelier de France, Guillaume de Cunéo mourut évêque, et Johannes Faber fut avocat et juge seigneurial. Ce qui les distingue surtout, c'est le caractère vivant et pratique de leurs écrits. Ils s'efforcèrent constamment de féconder par les principes du droit romain les institutions coutumières et politiques de leur époque*, et d^en éta-* blir la théorie. Gela est vrai, surtout des deux ouvrages qu'a laissés Jean Fabre, son Breviariiim in Codicem ou Somme du Gode, et son Commeiitaritis ad Instituta ; aussi, dans Tancienne France, recut-il le nom de Pater practicœ. Mais cette brillante floraison s'arrêta là : la France se noya dans le courant bartoliste dont elle avait été la source ; et, jusqu'au xvi® siècle, ce furent les écrits des docteurs italiens qui fournirent aux écoles et aux tribunaux, l'interprétation du droit romain, de même que, précédemment, elle avait été fournie par la glose'.
Mais, auxvi® siècle, se produisit, dans notre pays, une nouvelle renaissance des études de droit romain, qui différa profondément de celle des xi« et xii° siècles. Elle fut une conséquence de la Renaissance proprement dite, et présenta deux caractères distinctifs. 1^ Elle eut pour but de rendre aux lois romaines leur véritable portée et leur sons originel, au moyen