‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français a l'usage des étudiants de première année (volume 3)Chapitre 550 sur 573 · Schulte, Geschichte der Quellen · texte numérisé non relu

Schulte, Geschichte der Quellen

4. Les éditions critiques modernes reproduisent à part les corrections et les observations des correciores Romani.

5. Édition Friedberg, Lipsîœ, 1882. Quant aux recueils postérieurs à Gratien et antérieurs à Bernard de Pavie, voyez Friedberg : Die Canones-Samm^ lungen zwischen Gimtian und Bernhard von Pavia, 1897.

LA COUTUME ET LA LOI

Raymond de Penaforte. Le texte ainsi oLtenu fut promulgué en 1234 par l'envoi qu'en fil le pape aux Universités de Bologne, de Paris et de Salamanque, comme en témoigne la lettre placée en tête du recueil . Il se divise en cinq livres, subdivisés en chapitres, conformément à la coupe adoptée par Bernard de Pavie*. Les Décrétâtes de Grégoire /X s'ajoutèrent ainsi au Décret et formèrent la seconde partie du Corpus jiiris canonici. L'École se mit à les gloser et à les résumer dans les Sommes : par là^ à côté des décrétisles se placèrent les décrétalistes. Très vite, une glose ordinaire fut adoptée, celle de Bernard de Parme {Dernardus Par?nensis) ^ que son auteur retouchait encore en 1263.

Le pape Boniface VIII fit faire à son tour un nouveau recueil de décrétales, contenant les plus importantes de celles qui avaient été édictées depuis 1234 ; il le promulgua en 1298, en l'adressant aux Universités de Bologne et de Salamanque. Il rappela le Liber sextiiSy voulant indiquer que c'était comme un sixième livre ajouté aux cinq de Grégoira IX ^, bien qu'il fut lui-même divisé en cinq livres, selon l'ordre traditionnel. Il forma la troisième partie du Corpus jiiris canonici^el eut sa glose ordinaire, composée par Johannes Andreae, célèbre canoniste de la première moitié du xiv^ siècle.

Après le concile général tenu à Vienne en 1311, le pape Clément V fit faire un recueil des décrets du concile et de ses propres constitutions, qu'il envoya, en 1313, aux Universités françaises de Paris et d'Orléans, Néanmoins^ après sa mort, Jean XXIJ le publia à nouveau en 1317. On appelle ces décrétales les Clémentines; leurs cinq livres ont été glosés par Johannes Andreae et le cardinal Zabarella. Ils forment la quatrième partie du CorpiiSy qui resta longtemps en cet état. Mais, à la fin du xv® siècle^ y furent ajoutées deux collections à" Extra-

1. Un vers mnémotechnique indique en gros les matières contenues dans chaque livre, en les désignant par un mot : Judex^ judicium^ cleruSy connubia^ crimen. Il faut ajouter cependant que la matière des contrats est aussi contenue dans le Ul^ livre {clei^us). — On cite ainsi les décrétales de Grégoire IX : G. 1, X, De summa trinit.^ I, 1. Le signe X veut dire Extra : cela rappelle \e temps où les décrétales de Grégoire IX « extra corpus vagabantur ».

2. La lettre d'envoi s'exprime aiasi : « Quem librum quinque îTnris urii& dicti voluminis decretalium annectenduin censuimus sextum nuncupari nt id'^m volumen senarium, qui numerus est perfectus. »

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