‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français a l'usage des étudiants de première année (volume 3)Chapitre 58 sur 573 · Jordanès, De rébus Geticis^ ch. xxx · texte numérisé non relu

Jordanès, De rébus Geticis^ ch. xxx

LKS ORIGINES

Alhaulf et Wallia*; et, d'après celte concession, les rois wisigoLhs détenaient ces provinces au nom de l'empire^ sur les terres duquel leurs troupes étaient établis à titre de fœderati. Ce fut seulement le septième roi des Wisigolhs, Euric (466i84), qui répudia ce régime et affirma un droit propre sur ses possessions*. Les Burgondes, de leur côté^ lorsqu'ils furent établis en Savoie, après avoir été vaincus par Aëtius, furent probablement les concessionnaires de l'empire. A Tépoque d'Euric, Jordanès les présente encore comme des fœderati* . Jusqu'à la chule de l'empire d'Occident, leurs rois reçurent des empereurs les plus hautes dignités de la hiérarchie impériale, les titres de magister militum et de patrice. Dans de telles conditions, les rois barbares ne pouvaient que continuer Tadministration romaine autant qu'il était en eux. Il est vrai que les Francs ne connurent pas, à proprement parler, une condition pareille. Au iv® siècle, lorsque, refoulés par les Saxons, ils avaient occupé la Toxandrie, entre la Meuse et TEscaut, l'empereur Julien ayant voulu les repousser, ils avaient demandé et obtenu qu'on les tolérât, à condition qu'ils fourniraient des contingents à l'armée romaine : en effet, les contingents des Saliens figurent dans la Notitia. Mais cette condition de fœderatiy ils la dépouillèrent dès le v* siècle, et, sous Glodion, ils sont les maîtres absolus des pays qu'ils conquièrent. Seulement, il faut ajouter qu'un long contact avec la population romaine les habitua aux usages de celle-ci et que, peut-être même, ce fut un traité conclu avec elle qui donna à Clovis le pays entre la Seine et la Loire. Sous le règne même de celui-ci, des relations allaient s'établir entre lui et l'empereur d'Orient, qui donneraient encore au royaume des Francs l'apparence fictive d'une dépendance lointaine de l'empire. En effet, après la chute de l'empire d'Occident, les empereurs de Byzance affectèrent de considérer les provinces anciennement romaines et soumises aux barbares comme faisant toujours partie de l'empire et relevant de leur domination. Sans doute, c'était une p*^re fiction, une prétention

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