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sur les procès qui leur élaient renvoyés', et elles prononcèrent elles-mêmes leurs arrêts. Les enquêtes étaient vraiment la partie du parlement qui faisait le plus de travail utile ; aussi, au lieu d'une chambre des enquêtes, en trouve-t-on deux au xve siècle, puis une troisième, une quatrième et une cinquième au XVI* siècle* ; leur nombre était réduit à trois à la veille de la Révolution*. Malgré tout, la grandchambre conservait encore sur .elles une supérioriî 6 de rang, et lesconseillers des enquêtes y passaient par ordre d'anciennelé*.
La chambre des requêtes avait une autre origine. Le monarque capétien dans les temps anciens ne rendait pas seule-' ment la justice dans la curia regis^ il la rendait aussi d'une façon moins solennelle et plus patriarcale; il accueillait fréquemment les requêtes, dans lesquelles on lui demandait justice, et, faisant comparaître les parties devant lui, il expédiait en personne leur cause ou la faisait expédier par quelques-uns de ses conseillers. En droit, cela ne faisait aucune difficulté, puisque, même quand la CMn'a régis était assemblée, la senlciice ne procédait que de l'autorité du roi. Cette juridiction s'appelait sous saint Louis « les plaids de la porte » (parce que c'était à la porte du palais que les requêtes étaient reçues), et un peu plus tard « les requêtes »' ; son fonctionnement a été très exactement décrit par Joinville, et, lorsqu'il nous montre saint Louis rendant la justice dans le bois de Vincennes, assis au pied d'un chêne, cela en est simplement une application particulière*. C'étaient alors en général les familiers du roi, ses conseillers ordinaires, qui l'assistaient pour les jugements '. Mais il y eut aussi dès le xiii^ siècle des fonctionnaires, appelés maîtres de Ihôtel du roi et vivant au palais, qui étaient chargés de recevoir les requêtes présentées par les particuliers et de les expédier ou d'en référer au roi. Ils avaient déjà une juridic-