‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 267 sur 533 · LES MINISTRES · texte numérisé non relu

LES MINISTRES

L — Grands officiers de la couronne^.

La monarchie capétienne, continuant sans interruption la

d. Sur les grands officiers de la couronue, voyez Du TiUet, Recueil des rois

monarchie carolingienne, le monarque capétion ou^a^rctr- de lui, comme org-anesde son gouvernement, les mêmes officiers qui avaient entouré et assisté les derniers Carolingiens, et, s'il créa des offices nouveaux, ils furent façonnés sur le modèle des anciens. Ces officiers présentaient, on l'a vu *, ce caractère notable qu'ils étaient à la fois chargés d'un service domestique dans le palais du roi et d'un service public dans k gouvernement; ce sont les principaux d'entre eux qui recevront le titre de grands officiers de la couronne. Les plus importants dans la monarchie féodale étaient, au nombre de cinq : le sénéchal, le connétable, lebouteiller, le grand chambrier et lé chancelier.

Le sénéchal {senescalcits, dapifer) éiait, au début, le plus puissant de tous. Outre ses fonctions domestiques, qui faisaient de lui rintendanl de la maison et le chef du service de table, il dirigeait la guerre et la justice. Son autorité même était telle que, lorsque la royauté sentit ses forces, elle se débarrassa de ce serviteur trop puissant. En 1191, le poste étant devenu vacant par la mort du titulaire, Philippe-Auguste résolut de ne plus le remplir, et cette décision fut maintenue sous ses successeurs : à partir de cette époque, le sénéchal disparut et ses attributions passèrent en partie au connétable et en partie au chancelier.

Le connétable, comme l'indique son nom latin, cornes stabuHj avait pour service domestique la direction de l'écurie royale. Il hérila des attributions militaires du sénéchal et acquit, peu à peu, comme prérogative, le commandement de l'armée royale*. Mais ce commandement enchef ne lui appartenait

de France, p. 268 etsuiv. ; — Loyseau, Traité des offices, 1. IV, ch. ii et m; — De Luçay, Les secrétaires d'État depuis leur institution jusqu'à la mort de Louis XV \ —et, pourla période féodale, Luchaire, Aiu«i<e/ des institutions françaises, p. 518 et suiv. ; — colonel Borellide Serres, Recherches : Quelques droits des grands officiers, p. 371 et suiv.

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