De la souveraineté, ]. II, ch. iir, p
2. Dès le règne de François 1=', ce fait est constaté; Noël Valois, Inventaire, p. XLIX.
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c'est-à-dire les membres qui n'étaient admis que par honneur, comme représentant la noblesse ou le clergé, et l'on ne conserva que les hommes ayant une aptitude professionnelle. — Le conseil perdit définitivement son unité; il se divisa en plusieurs conseils distincts, et ceux-ci furent plus nombreux que ^ les sections précédemment existantes.
Les conseillers à brevet, qui encombraient inntileraenl le > conseil, furent supprimés en principe parle lèi^iementde 1673 ; 1 on n'en conserva le titre purement honorifique qu'à un certain I nombre de hauts fonctionnaires et de prélats^ Quant aux pairs de France et aux princes du sang-, conseillers de droit, ils ne furent point à proprement parler exclus*; mais ils laissèrent tomber leur droit en désuétude. Saint-Simon blàme fort les ducs et pairs de cette désertion, mais elle se comprend fort bien, le seul conseil auquel fussent admis les conseillers de droit étant le conseil des parties*. Le conseil du roi ne comptait donc plus que des conseillers ordinaires, et il cessaii par là même de représenter, dans une certaine mesure, le clergé et la noblesse; cependant il resta im dernier vestige, une survivance de cette représentation traditionnelle. Un petit nombre de places de conseillers ordinaires étaient réservées, les unes à des ecclésiastiques, les autres à des seigneurs voués à l'état militaire, choisis et nommés d'ailleurs par le roi comme les autres cooseillers; c'était ce qu'on appelait les conseillers dÉtat d'Église et les coiiseillers d'e'pée\
Le conseil, d'autre part, était divisé en un certain nombre de conseils véritablement distincts. Leur nombre varia d'ailleurs dans le cours des xvii® et xviri" siècles; mais il en est quatre principaux, qu'on trouve à l'état permanent depuis leur fondation (sauf l'interruption produite par les conseils aristocratiques de 1715).
1. A. de Boislisle, Mémoires de Sai7it-Simon, t. IV, p. 391 et suiv.
2. Cependant, voyez Gnytt, op. c»7.,ll, 2* partie, p. 145 : « Mais en !667 il fut fait un règlement pour diioiuuer le nombre des conseilJer* d'État, et les padrs en furent retranchés. »