‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 343 sur 533 · Esmeiu, Histoire de la procédure criminelle, p · texte numérisé non relu

Esmeiu, Histoire de la procédure criminelle, p

dernier ressori les procès civils jusqu'à concurrence de 20.000 livres; en même temps, un certain nombre de bailliages simples étaient transformés en présidiaux. Comme une conséquence naturelle, en apparence, le nombre des offices était réduit au parlement de Paris. Enfin, l'enregistrement des ordonnances était établi sur de nouveaux principes. Il était enlevé aux parlements et cours souveraines pour être transféré à un corps nouveau,appelé Coz;r/>/^';z2t're*. Celleciétaitcomposéedelagrand'chambre du parlement de Paris g^rossie des pairs de France, princes du sang et conseillers d'honneur, d'un certain nombre de grands officiers de la couronne ou plutôt de la maison du roi', et de délégués pris dans les principaux corps ou classes de fonctionnaires : arcbevêques, évêques, marécbaux de France, gouverneurs des provinces, conseil d'Etat, parlements de province, chambre des comptes et cour des aides. Ces délégués, généralement au nombre de deux, étaient choisis par le roi et nommés à* vie. Par celte création, le gouvernement prétendait rétablir dans leur pureté les traditions anciennes, en rendant l'enregistrement à un corps unique, comme avait été le parlement de Paris à l'origine ^ Le parlement n'accepta point son abaissement. Dès le lendemain, il prenait un arrêté dans lequel il déclarait « tenir pour maxime constitutionnelle qu'il ne peut être levé d'impôts que de l'octroi et du consentement de la nation représentée par des députés librement élus et légalement convoqués ». Il était soutenu par la mag'istrature entière de la France ; tous les parlements de France l'imitaient, et l'un d'eux, prévoyant une desiitution en masse de ses membres, comme en 1771, déclarait « traîtres à la pairie ceux qui prendroient leurs places ou partie de leurs fonctions »*. Une immense agitation s'ensuivit à Paris et dans les provinces: le pouvoir royal n'était plus de force à persister dans ses résolutions. Le 8 août, parut un arrêt du conseil

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