‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 345 sur 533 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les impôts

Dans la société féodale, le droit de lever l'impôt était devenu un droit seigneurial ; il était, en principe, l'attribut de la haute justice*. Il en résultait cette conséquence : non seulement le roi ne pouvait pas établir et lever des impôts à son profit dans les grands fiefs, qui constituaient véritablement des principautés souveraines; mais, même dans son domaine, il ne le pouvait pas partout où il trouvait devant lui un seigneur haut justicier ; il ne pouvait imposer à son profil que là où il avait conservé la haute justice sur les habitants». Pour rétablir le droit public sur ses véritables bases, une double transformation devait s'accomplir : il fallait donner au roi, représentant l'État, le droit de lever l'impôt sur tous les habitants^ dans toute l'étendue du royaume ; il fallait enlever au seigneur le droit de percevoir aucun impôt. Voyons dans quelle mesure ce double travail s'accomplit.

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