Sumner Maine, L'ancien droit, ch. viir
2. Cette reconstruction a été faite, jusque dans les détails, par un grand Rombre d'écrivains. Voyez Brunn^^r, Deutsche Rechtsgeschichte, § 6-23 ; — Waitz, Deutsche Verfassungsgeschichte, t. 1(3^ édit.); — Schrôder, Deutsche Rechtsr/eschichte, 2^ édit.,p. 9-87 ; — Stubbs, Cons/iïz/^JOTiaZ Histonj of England,\,ch.. ii-iv; — Geoffroy, Rome et les barbares ; — Glasson^ Histoire du droit et des institutions delà France, t. III, p. 1-98.
3. Au livre VI, ch. xxi et suiv., il compare les coutumes des Gaulois et celli sdes Germains ; au livre IV, i et suiv., il décrit les coutumes d'une peuplade germanique, les Suèves. L'ouvrage a été écrit au milieu du i»' siècle avant l'ère chrétienne.
cision *. 2° Les données fournies par les auteurs qui, après la fondation des royaumes barbares en Occident, ont écrit l'histoire des diverses races qui les avaient fondés*. Mais les renseignements qu'ils fournissent, sur l'état de choses antérieur aux invasions, sont fragmentaires et ne sauraient avoir la valeur de témoignages contemporains des faits. 3" Les coutumes rédigées des peuplades de race germanique. Il y en a deux groupes. Le premier comprend les Leges barharorum^ c'està-dire les. rédactions faites à partir du v' siècle, généralement en langue latine, dans les divers royaumes fondés par les barbares sur les débris de l'empire d'Occident. Celles dont les indications sont les plus précieuses sont naturellement les plus anciennes ; mais toutes, à un degré plus ou moins avancé, ont subi l'inQuence de la civilisation romaine '. Le second groupe comprend les vieilles lois ou coutumes danoises, suédoises, norvégiennes, islandaises*. Elles sont fort instructives, parce que le rameau Scandinave de la race germanique est resté pendant très longtemps à l'état indépendant, soustrait à l'influence de la civilisation romaine. Mais ces rédactions sont relativement bien récentes; elles sont des xu^ et XIII® siècles.
A l'époque de Tacite, la race germanique n'était point organisée en nations proprement dites : elle était si loin de l'unité nationale qu'il n'existait même point, dans salangue, un nom pour la désigner dans son ensemble*. Elle se divisait en un grand nombre de peuplades indépendantes ayant les mêmes coutumes et parlant la même langue, et pouvant se classer par leurs affinités les plus proches, mais politiquement tout à fait distinctes. Chacune de ces peuplades indépendantes, formant un petit Etat, porte, dans Tacite, le nom decz'yZ/rt.s, qu'avaient de tout temps employé les Romains pour désigner un Etat
1. L'ouvrage a été écrit à la fin du i'' siècle de l'ère chrétienne.
2. Les principaux sont : Grégoire de Tours, llisloria Francorum (seconde moitié du vi« siècle) ; — Jordanès, De Gothorum origine et rebits geslis (vi« siècle) :
— Procopi', écrivain grec contemporain Je Jusliuien, De Bello Vandalico, De Bello Golhico ; — Isidore de Séville, llisloriasive Chronicon Gothorum (vu* siècle) ;
— Paulus Waruefridus, De geslis Langobardoruin (viii« siècle).