‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 41 sur 533 · Germ · texte numérisé non relu

Germ

10. Germ., 15 : « Mos est civitalibus ultro ac viritim conferre pri' iplbus •"1 armentorum vel frugumquod, pro honore acccptuio, eliam oeceSitotibu^ -îibvciiit. »

de la civitas germanique; mais, à côlé des autorités régulièrement constituées qu'elle comprenait, elle en connaissait d'autres, extraordinaires ou supplémentaires, pour ainsi dire.

C'était d'abord un chef militaire ou dux, qui était élu en temps de guerre, et dont les pouvoirs, d'ailleurs restreints, devaient cesser avec l'expédition pour laquelle il avait été choisi * ; c'était, en second lieu, l'institution du cojnitatus. Celle-ci, dont l'influence devait être considérable dans l'histoire de l'Europe occidentale, et où l'on voit l'un des précédents lointains de la féodalité, est nettement décrite par Tacite. C'était une association d'une nature particulière qui intervenait entre nnpinnceps et un certain nombre de membres de la civitas. Ceux-ci, qui se faisaient individuellement agréer par lui, étaient dits ses comités et lui devaient un dévouement complet, spécialement dans laguerre. Le chef, de son côté, leur donnait un cheval de guerre et des armes, les gratifiait selon leurs mérites et les entretenait dans une chère abondante*. Il semble, d'ailleurs, que ces comités se soient recrutés seulement parmi les nobles, surtout parmi les plus jeunes, et constituassent une classe qui, repoussant les travaux de l'agriculture, ne voulait vivre que de guerre et de butin *. Il semble enfin, lorsque la peuplade était en paix, que ces associations, ou leurs membres individuellement, pouvaient se mettre au service d'une autre peuplade. Comment expliquer leur existence? Comment un Etat organisé pouvait-il admettre, à côté des cadres arrêtés et des autorités constituées, ces groupements facultatifs et ces autorités librement choisies? C'est que, dans les sociétés primitives, pendant longtemps l'État, encore peu développé, n'est point jaloux ni exclusif. Investi de fort peu d'attributions, il ne réclame pas sans partage le droit de commander aux hommes. D'ailleurs, dans les civitates, une certaine régularisation de ces formations hors cadre paraît s'être introduite: seuls possédaient le droit d'avoir un cojnitatiis, de se faire les chefs d'un de ces groupes, le roi, le difx elles pî'incipes, c'est-à-dire desmagis-

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