Ad. Tardif, loc. cit., p
5. J'utilise l'édition suivante : Masueri, jurisconsulti Galli longe celebrrimi Practica forenùs, Lugdnni, 1677.
4* Le Sli/h(s curiœ parlamenti^ a pour auteur l'avocat Guillaume du Breuil; il paraît avoir été composé en 1330*. C'est l'ouvrage d'un pur praticien ;il cite parfois les textes romains ou canoniques, mais les seules autorités décisives sont pour lui les ordinationes regix et les arresta curise. Son style est absolument concis, net et précis, et son ouvrage a exercé dans l'ancienne France une action très sensible, tant à cause de sa valeur propre qu'à raison des compléments qui y furent ajoutés dans les éditions imprimées à partir du xvi" siècle. En ellet, un Toulousain, Stephanus Aufîrerius^ y joignit, à la fin du XV' siècle*, des gloses sans grande valeur, conçues d'après la méthode sculastique, mais aussi un recueil important d'arrêts et un autre d'ordonnances royales. Le tout fut imprimé en 1313 par les soins de Descousu {Dissutus), et, un peu plus tard, on imprima à la suite, dans une nouvelle édition, les Quœ^tiones Johannis Galli, dont plus loin il sera dit un mot. L'édition la plus souvent citée (quoique peu critique) est celle qu'a donnée Du ]V[oulin\
S'Le Grand coutwnier de France^ ^ on coutumier de Charles VI est un recueil tout à fait composite; c'est surtout un livre de pratique et, en partie, un coutumier. II contient, amalgamés : l* des ordonnances sur la juridiction royale en particulier sur celle du Ghâlelet et sur les appellations au parlement de Paris; 2' un style du parlement et un autre style de procédure; 3° des règles de la coutume de Paris, spécialement quant aux tenures féodales \ Très probablement^ le recueil s'est formé progressivement par le travail de plusieurs auteurs et par des additions successives. Mais saforme définitive en quatre livreslui fut don-
1. Th. Schwalbach, Der Civilprocess . des Pariser Pa: lemenls nach dem Slilu-'i der BrueUs, Freiburg, 1881.
2. Schwalb icLi, op. cil , p. 1. Cf. ci-dessus, p. 398, note o.
3. 11 était en 1483 professeur à l'Univer.-ité de Toulouse et officiai de l'archevêché {Decisiones capellx Tolosanse, edit. Lugduni, préfacp, p. 3).
4. Sciiwalbach, op cit., p. 4, donne sans justification la date de 1493 au-^i gloses d'AuiTrerius. — Benedicti, dans sa Repetitio in C. Rayuliu.t,cinuposée à la fin du xv* sièi-.le, cite souvent un recueil darrèts et un re ii il d'onionnances qu'il attribue à Autfrerius et qui sont identiques à ceux imprimés à !a suite <\u Sfy/us.
5. Caroli Molin^ei opéra omnia, Parisiis, 1681, t. II, p. 403 et suiv.