Œuorta, t. I, p. 1 et
4. EU«J8 se trouvent classées par ordre de coutumes dans les Œuvres, II, p. 693 et 9uiv. ; elles ont été publiées, classées par matières, Paris, 1715.
la théorie des libertés de l'Eglise gallicane*. Son œuvre coutumière cemprend trois parties principales : l** Un commentaire de la coutume de Nivernais : 2° Des questions, responses et méditations sur les articles des coutumes^ où sont traitées la plupart des difficultés qu'elles soulèvent; 8° 'L'institution au droit des François ou conférence des coutumes deFrance^y admirable petit livre, où est résumé, dans ses principaux titres, tout le droit coutumier de l'ancienne France.
Le droit coutumier avait été arrêté dans des textes précis et scieutiliquement commenté, mais il n'était point uniforme. Les coutumes générales des diverses régions différaient souvent entre elles. C'était, dans la pratique, un immense inconvénient; il en résultait, pour le droit national^ des difficultés analogues à celles qui se présentent aujourd'hui dans le droit international privé; il y avait des conflits de coutumes comme il y a aujourd'hui des conflits de lois françaises et étrangères; si bien que, pour trancher ceux-ci, on utilise encore aujourd'hui les théories qu'avaient imaginées nos anciens auteurs pouj: résoudre ceux-là ^ Cet inconvénient, tout le monde le sentait, mais le pouvoir royal n'osa jamais entreprendre, dans son ensemble, l'unificaliou et la codification du droit privé de l'ancienne France. Du Moulin cependant, dès le xv!*" siècle, avait proposé de ramener à l'unité les coutumes, et il avait même présenté, dans ce but, un plan assez simple*; mais on ne pouvait guère y songer pratiquement au moment où les diverses coutumes venaient d'être rédigées. Au xvn* siècle, une tentative plus restreinte fut faite par Guillaume de Lamoignon, premier président du parlement de Paris : il voulut uniformiser la jurisprudence de son parlement et fit agréer son projet au roi Louis XIV. Pour cela, il réunit douze avocats fameux et fit préparer une série d'articles destinés à