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une portion du pays*. La connaissance même des textes persista, au moins en partie, soit en Italie, soit en France, pendant tout le cours du moyen âge, bien que ceux qui la pos sédaient fussent sans doute en nombre très restreint. Ces faits importants sont acquis à la science depuis que Savigny a publié sa magistrale Histoire du droit romain au moyenâge^, et la critique contemporaine n'a fait que confirmer, en les précisant et en les complétant, les résultats qu'il avait obtenus '. Mais un autre problème s'est posé, aujourd'hui vivement débattu : l'enseignement du droit romain s'est-il perpétué sans interruption depuis la chute de l'Empire d'Occident, quoique bien amoindri au ix-^ et x^ siècles, ou la renaissance dont nous allons parler, et qui se produisit au cours du xi% fut-elle vraiment la résurrection d'une science morte, qui avait totalement cessé d'être enseignée*? Ce n'eslpas ici le lieu de discuter cette question : voici ce qui se dég^age des recherches et des polémiques. L'enseig^nement élémentaire du droit romain paraît avoir toujours persisté dans les écoles d'arts libéraux, spécialement dans celles établies près des ég-lises ou des couvents. Ii se rattachait, comme complément, à l'étude de la rhétorique et à Yars dictaminis^ c'est-à-dire à Part de rédig-er les actes en forme ; il servait aussi de préparation à l'étude du droit canonique. Mais il est plus difficile de déterminer s'il exista avant le xi' siècle, soit en Italie, soit en France, de véritables écoles de droit, spécialement consacrées à cet ensâignement. Cependant, il y eut anciennement à Rome une école de ce genre, remontant aux temps de l'Empire, et qui paraît être restée en activité ininterrompue et exister encore