‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 485 sur 533 · Ci-dessus, pp · texte numérisé non relu

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2. Geschichle des rômischen Rechlsim Mitlelaller,2« édit., Heidelberg, iSiiO, u iduite eu français par Guénoux.

'i. Voyez l'ouvrage de Max Gonrat, Geschichle der Qucllen und Litteralur des •ijmischen Rechts im fruheren Mitlelaller, erster Baad, Leipzig, 18S9-1891. Tous les renseignempnts r sont réunis et appréciés avec un soin et une critique qui. ne laisseuL rieu a désirer.

4. Dans le sens de ia coutiuuité, voyez surtoat les travaux de M. Fitliag, el spécialement Les commence me nls de l'École de droit de Bologie (traduction Paul Leseur), Paris, 188v^ : et sur des étiidc:^ plus réceutes du mêoie autear, M. Georges Bl')udel, dans la Nouvelle liecue historique de droit, 1892, 0. 238. — Eu sens couttaire, M. Max Courat, op. cit., et M. Flach, Études critiqms sur l'Iiistoire du droit romahi au moyen âge, Paris, 1890; j'ai donné un compte rendu de ce dernier ouvrage dans la Xouve'.le Revue historique, 1890, p. 654.

dans la seconde moitié duxi'= siècle '. Dans la seconde moitié de ce même siècle, Pavie possédait une école pleinement florissante oii l'on enseignait principalement le droit lombard», mais aussi, semble-t-il, le droit romain. Un peu plus tard, Ravenne en avait également une, dont les docteurs, consultés par les Florentins sur une question délicate, avaient une connaissance assez familière du droit romain'. Mais partout l'étude de ce droit était seulement l'accessoire de quelque autre, étude, et l'on peut affirmer que l'enseignement en était donné d'après des résumés traditionnels, et non par l'interprétation directe des textes.

Dans la seconde moitié du xi" siècle, une renaissance marquée se produisit : elle eut deux phases distinctes. Dans la première, le mouvement paraît s'être développé parallèlement dans les écoles de France et d'Italie. 11 est difficile de déterminer exactement l'individualité et l'activité particulière de ces écoles; mais nous avons deux ouvrages qui assurément procèdent de quelqu'une d'entre elles et qui ne sont pas sans valeur : l'im a reçu le titre de Brachijlogiisj'uris civilis'' ; l'autre s'appelle Petjn exceptiones, legum Romanarum, et il s'est composé lui-même par la fusion de deux recueils antérieurs^.

1. M. Fitting me paraît avoir démontré récemment que Rome possédait dans la seconde moitié du xi" siècle une école où le droit romain était enseigné d'après les textes de la compilation de Justiuieu, et il a par là même rendu très vraisemblable l'existence antérieure et ininterrompue de cette école; Fitting, Quesliones de jwis subtilitate des Irnerius, Berlin, 1894, Eialeitung, n" 14, p. 38 et suiv. Dans cette publication, M. Fitting a édité ua vieux et curieux ouvrage de droit romain qui sûrement a été composé à Rome vers la fin du XI" siècle et qu'il attribue à Irnerius. Sur ce dernier point seulement, je me séparerai du savant allemand. Voyez l'étude que j'ai publiée dans le Moyen âge, février 1895: L'œuvre dlrnerius d'après des recherches récentes.

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