‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 49 sur 533 · L. VII, lit. VIII, De melalis · texte numérisé non relu

L. VII, lit. VIII, De melalis

2. Sur le poiut de savoir quelle fut l'uuité sur laquelle se fit le cantonneiient et plus tard le partage, voyez l'étude de M. Saleilles. Ou peut hésiter litre le domaiue eulier et la ferme ou métairie, formaut une unité pour '•xploitatiou.

3 Dauscesens, Gaupp.op. cit., § 43 ; en sens contraire, Saleilles, o;j. cit. — Les titres de la Loi des Unrgondesqui fournissent les renseignements résumés au texte sont les suivants rXXXVIII, LIV, LV, LXXIX, Constiluliones extraca- {janles, XXI, 12, dans la deruit-re édition de la Loi des Burgondes, donnée î^ar .M, de Salis, dans les Monumenla Germaniae lùslorica, p. 70, 88, 100. 121. E. i

Chez les Wisig-oths établis en Gaule, il y eut aussi une dépossession partielle des propriétaires gallo-romains, ayant pour origine première le cantonnement et Vhospiialitas à la romaine. Les détails ici sont moins abondants que pour les Burgondes. Nous savons seulement que les deux tiers des terres furent attribués au guerrier vvisigolli; car les propriétés laissées aux Romains sont appelées parla loi les tertix Romanorwm', tandis que, par opposition, elle parle des sortes Gothicœ.

Quant au royaume des Francs, nous n'avons pas de documents directs et précis ; on ne trouve pas de traces d'un cantonnement régulier et d'un partage consécutif. Mais il faut distinguer les conquêtes successives des Francs.

Les premières conquêtes des Francs Saliens, celles antérieures à Clovis, et les conquêtes propres des Francs Ripuaires eurent pour conséquence une dépossession totale des Gallo- Romains, par la raison que toute la population romaine fut détruite ou abandonna le pays. 11 y a, de ce dernier fait, un dndice certain : c'est la disparition du christianisme dans ces régions. Or, au v"' siècle, eu Gaule, le christianisme et la présence des Romains sont deux choses inséparables. Cela est prouvé par de nombreux témoignages pour les pays occupés par les Saliens; auxvi* et vu" siècles, les païens dominèrent ou restèrent seuls'. Quant aux Ripuaires, c'est en l'an 464 qu''ils occupèrent définitivement le diocèse de Trêves, et, à partir de ce moment, pendant plus d'un siècle, les inscriptions chrétiennes disparaissent dans ce diocèse, signe certain que la population chrétienne, c'est-à-dire romaine, a elle-même disparu'. Quant aux conquêtes de Clovis jusqu'à la Seine, puis jusqu'à la Loire, il est probable qu'elles n'entraînèrent point, en principe et par système, la dépossession des Romains. Il y avait eu déjà de longues relations de voisinage entre conquérants et conquis; le clergé, si favorable à Clovis, protégeait les Romains, et les vastes domaines du fisc devaient suffire pour lotir les nouveaux maîtres. Peut-être même y eut-il traité

•1. Ch. vin,rx, 5vi,Lea; Wisigoth.., X,l ; — Blume, Die Westçjotisclie Aniiqua,

cil. CCLXXVII, CCCIII.

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