‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 57 sur 533 · W. Sickel, op. et loc. cit., p · texte numérisé non relu

W. Sickel, op. et loc. cit., p

5. Nous avons dans Marculfe, 1, 40 (de Rozière, n" 1), la formule par laquelle le roi ordonnait aux comtes de faire prêter ce serment, appelé leudesamium. Yovf z aussi dans de Rozière, n" 2 et suiv., les formules du serment de fidélité lui-même.

6. Garnier, Traité de l'origine du gouvernement français, p. 103; — Fustel de Coulanges, op. cit., p. 55, note 1. En sens opposé, Flach, Les origines de Vancienne France, t. II, p. 442.

Le monarque franc avait autour de sa personne, lui servant comme organes du gouvernement central, un certain nombre d'officiers. Ils se divisent en deux groupes, de provenance diverse. Les uns étaient un legs de l'organisation romaine ; ils formaient une chancellerie destinée à rédiger les diplômes qui contenaient l'expression de la volonté royale, les concessions qu'elle accordait. Pour les constituer, on avait sans doute pris pour modèle la cour impériale, ou. plutôt les bureaux du préfet du prétoire ou à\x magister militum per Gallias. Le principal d'entre eux, sous les Mérovingiens, paraît s'être appelé referendarius^\ sous Charlemagne, c'était le swnmus cancellarius^ . L'autre groupe était de provenance germanique et présentait un caractère tout particulier. Le roi germanique jouait primitivement un rôle restreint et tout personnel; il n'avait donc point de ministres, car il n'avait pas de gouvernement proprement dit à exercer, ni de fonctionnaires quelconques; on ne pouvait même imaginer qu'il déléguât son autorités Mais il avait, auprès de lui, un certain nombre de serviteurs préposés aux principaux services de sa maison, et probablement pris parmi ses comités^ car il ne semble pas que servir un chef fut considéré autrement que comme un emploi honorable. Il fut tout naturel que, ses pouvoirs augmentantet ses attributions constituant un vrai gouvernement, il y fit participer ses officiers domestiques, auxquels il délégua ainsi une partie de son autorité. Cela concordait parfaitement avec l'idée qui faisait du pouvoir royal la chose propre du monarque; ce pouvoir était administré comme la maison môme du roi. C'est ainsi que nous trouvons auprès de la personne du roi franc un certain nombre d'officiers qui sont, avant tout, des serviteurs domestiques et des officiers du palais, mais qui constituent en même temps, pour les affaires publiques, ses conseillers ordinaires et comme ses chefs de service. Les principaux sont : le sénéchal [seneschalcus) ou intendant, le maréchal [cotJies stnbitli) préposé aux écuries, le trésorier [t/iesaut^arius) et l'échanson [pinceima, biiticidarius).

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