Waitz, op. cit., IV, p. 249 et suiv
les vassi domi/iici diffèrent en un point des antrustiones : tandis que CCS derniers paraissent avoir été en nombre restreint, formant un groupe attaché à la personne du roi, comme les anciens comités, les vassi domviiciy au contraire, sont très nombreux, répandus par tout le royaume. L'effort du roi carolingien, c'est d'attirer tous les personnages influents dans les liens de sa vassalité. Il semble puiser là une force nouvelle * : en réalité, c'est un aflaiblissement, car ces hommes prennent l'habitude d obéir non point par respect du la puissance royale, mais à raison de la promesse spécic.ie, du contrat qu'ils ont consenti ; le roi peu à peu disparait derrière le senior*.
Dans la monarchie carolingienne, le roi n'est plus le seul qui soit ainsi le centre et le chef d'un groupe de fidèles. Non seulement dans les chroniques, mais aussi, à partir du vrii* siècle, dans les textes de lois, on voit mentionnées des personnes b.^ ^oièes seniores , qui exercent une autorité reconnue parla loi sur d'autres hommes, qui sont dits leurs vassaux ou leurs hommes {vassali, homines sui). Cependant, ils n'exercent pas cette autorité en qualité de fonctionnaires ; car si, parmi eux, figurent des comtes, des évêques, des ahbés, d'autres sont de simples particuliers. On voit que c'est une classe toujours ouverte. Les vassali auxquels ils commandent se sont recommandés à eux, sese commendaverunt ^ par le même serment que le vassus dot/ùnicus a dû prêter au roi, et nous avons les termes mômes de l'engagement qu'ils contractaient. Ils devaient « servir et assister le sejiior pendant toute leur vie, comme il convient à des hommes libres * ». Gela ne comprenait pas d'obligations absolument déterminées, mais cela supposait un dévouement constant du vassalus envers le seigneur, en même temps qu'un droit général de commandement chez ce dernier, et la coutume déterminait les cas où un service précis