‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année (volume 5)Chapitre 17 sur 545 · On trouve une aniple énurn-' r.il ion c^^^ ::î · texte numérisé non relu

On trouve une aniple énurn-' r.il ion c^^^ ::î

une constitutioii i i.ui l'j, < .. rh.,

LES INSTITUTIONS ROMAINES EN GAULE

raffrancbissement dans les ég^lises. Mais les hommes libres, eux-mêmes, n'étaient point tous de condition égale en ce qui ^ concerne le droit public et administratif. Ils se divisaient, au h^^vO^*^ contraire, en deux grandes classes : les uns étant dits /i£î££'*' tiares , et les autres humîliores^ plebeii^ ou tmiiiores. Cette dis-U^ tinction, qui remonte haut ^, n'exista d'abord que dans les mœurs; mais dès le ii"" siècle de Tempire^, peut-être dès le i^'**, elle passait dans le droit et produisait des conséquences quant au droit pénal. Au m'' siècle elle est nettement précisée par les jurisconsultes^; elle prend une importance de plus en plus grande dans le droit administratif de l'empire. t)y Les honestiores constituaient une véritable noblesse, mais jine noblesse de fonctionnaires. Cette noblesse, en etîet, dérivait de Texercice des fonctions pii^iiq.uii^: elle était, par suite, attachée sTla, personne, et ne devenait héréditaire que lorsque la fonction l'était ^Ile-même, ce qu4 arrivait d'ailleurs assez souvent, par exemple pour les séjriateurs et les décurions ; cette noblesse comprenait plusieurs degrés et formait une hiérarchie. Le degré inférieur était représenté par les dé eu rions des cités ; au-dessus s'étageaient les hauts fonctionnaires de Tempire^, divisés par classes, dont chacune était distinguée par une épithèle de dignité spéciale; il y avait les illustres^ les spectahileSy les clarhsimi , les pej^fe c t issirn i . \es^gregii . On trouve quelque chose de semblable dans la Russi^ iTiDdei^Jie, où les fonctionnaires supérieurs de tous les ordres sont répartis en quatorze classes, désignée chacune par une épithète honorifique, et constituent par là une noblesse d'un genre particulier^, tantôt personnelle et tantôt hériditaire. Les nobles du

1. Duruy, Mémoire sur la formation historique des deux classes de citoyens romains désignées dans les Pandectes sous les noms d' « honestiores » et d^ « humi- Liores » {Mémoi?'es de r Académie des inscriptions^ t. XXTX, x"^ • ^t suiv.).

2. Pline le Jeuye, Epist. X, 83 : « Melius tionestorum hominum liberos quaui e jjlebe iacnriam admîtti. »

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