L. 1, C. J., XI
LES ORIGINES
servi trente ans comme colon devient colon par la prescription^; enfin, Valentinien III icconnaît explicitement atout homme libre (pourvu qu'ail ne soit pas revendiqué par une curie ou un col/ec/mm) le droit de se faire colon, par une déclaration de volonté". C'est que cette institution répondait admirablement au génie de l'administration du Bas-Empire. C'était une application du système des classes, qui assurait des bras à Fngriculture, et, en même temps, elle garantissait, semblait il, le paiement des principaux impôts. En effet, la culture des terres étant assurée par là, le propriétaire pourrait toujours payer la capitatio terrena^ Mais, d'autre part, le colon li^re lui-même était un contribuable; il devait la capitatio pleb^m oxx hj^ma^ Lorsque la plebs in bana eut été déchargée de cet impôt, les colons en constituèrent presque les seuls contribuables; tin grand nombre des qualifications qui leur sont données par les textes se rapportent à cet ordre d'idées^. Or, la loi rendit le propriétaire responsable de la capitatio plebeia de son colon et l'obligea à faire Tavance de celle-ci, en assurant ainsi la rentrée ^ .
L'attache'du colon était perpétuelle ; sa condition, héréditaire ^ . Il n'y avait pas d'affranchissement possible pour lui; car l'affranchissement a pour but de conférer la qualité d'homme libre, que le colon possède déjà, et l'assujettissement particulier du colon est imposé par le droit administratif et d'^ordre public^.
Le système qui avait abaissé le cultivateur libre à l'étal de colon eut pour effet d'améliorer la condition des esclaves attachés par leurs maîtres à la culture, et qui composaient encore la majeure partie de la classe agricole. Ils furent déclarés insé-