Râf ertoire de Guyot, vo EnqnéLe
5. La Roche-Flavin, op, cit.^ 1. I, ch. 'IXvi ; — Lange, op. cit., I, p. 72.
6. Joinville, Vie de saint Louis, § 57 : « il (saint Louis) avoit sa besoigne
LA JUSTICE
tcment décrit par Joinville, et, lorsqu'il noasmoalre saint Louis rendant la justice dans le bois de Vincennes, assis au pied d'un cliene, cela en est simplement une application particulière*. Grêlaient alors en g^énéral les familiers du roi, ses conseillers ordinaires, qui l'assistaient pour les jugements^. Mais il y eut aussi dès le xiii^ siècle des fonctionnaires appelés maîtres de Thotel du roi et vivant au palais, qui étaient chargés de recevoir les requêtes présentées par les particuliers et de les expédier ou d'en référer au roi. Ils avaient déjà une juridiction établie à cette époque^. Ces maîtres des requêtes qu'ion appelait aussi poiirsuivans ^ parce qu'ils devaient suivre la personne du roi, furent d'abord deux, puis cinq, et enfin six. Ils restèrent longtemps à ce chiffre qu'ils avaient atteint dans la première moitié du xiv® siècle. Mais, à partir de François I^*"^ leur nombre alla rapidement croissant , au commencement du XVII® siècle, il y en avait cent vingt* ; il fut quelque peu réduit dans la suite. Outre leurs autres fonctions, dont il sera parlé plus loin^, Ids maîtres des requêtes tinrent j usqu'au bout une juridiction importante, qui s appelait les requêtes 1 hôtel du roi^ . Ils étaient de plus reçus de droit au parlement, comme conseillers, mais ils n'y pouvaient siéger que quatre à la fois^.
Mais, dès la fin du xui® siècle, on constate aussi une manière différente de traiter les requêtes dont il vient d'être parlé. Lorsqu'elles se présentaient pendant la session du parlement,
atirie en telle manière que messires de Neele et li boas cueas de Soissons, et nous autres qui estiens entour li... alieas oïr les plaiz de la porte que on appelle maintenant ies requestes. »