Du Tillet, Recueil des rois^ p
LE DÉVELOPPEMENT DU POUVOIR ROYAL
officiers domestiques, placés sous l'autorité du chef de la maison du roi, le grand maître de France \ qui avait sous lui tous les services intérieurs du palais et qui reçut le litre de g*rand officier de la couronne, mais sans devenir jamais un ministre de la chose publique^.
Si Ton a vu disparaître de bonne heure certains grands officiers de la couronne^ la monarchie féodale et même tempérée en créa de nouveaux Les plus anciens sont les maréchaux de France, qui apparaissent de bonne heure, et qui, parleurs fonctions, semblent avoir été d'abord les lieutenants du connétable*. Le développement de la marine amena la création du grand amiral qui fut officier de la couronne, au moins à partir du règne de Charles V^. Le grand maître des arbalétriers avait aussi cette qualité ; et, quand il eut disparu, elle passa au grand maître de Fartillerie ^. Enfin il fut créé deux autres grands officiers, le colonel général de l'infanterie^ et le colonel général de la cavalerie^.
1. Du Tillet, Recueil des ro?*.9, p. 284 : « Cet office (grand queux de France) estoit et les grand bouteiller et paneller de France sont encore soubz le grand maistre de France. » — Loyseau, Des offices, 1. IV, ch. ii, n^ "73 : « Pource que la charge de ces trois officiers de graud pauetier, grand eschauson et grand queux dépendent naturellement de Toffice de grand maistre de France, il y a apparence que les grands maistres les ont fait supprimer du moins quant au titre et aussi quant à la qualité d'offices de la couronne, dont toute^fois je ne trouve rien dans les livres ; mais j'ay veu Testât de la maison du roy d^à présent auquel ces trois offices ne sont point, mais s'y trouvent seulement employez le premier panetier, le premier eschansou, le premier tranchant. »