‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année (volume 5)Chapitre 402 sur 545 · La Roche-Flavin, op . cit , 1. XIII, ch. xxxi, n · texte numérisé non relu

La Roche-Flavin, op . cit , 1. XIII, ch. xxxi, n

7. Loyseau, Des offices^ 1. IV, ch. iv, no» 37 et suiv. ; Ordonnance de Blois de io79, art 272.

8. Loyseau, Des offices. 1. IV, ch. iv, n^a 52, 59, GO : « Ils n'ont accoustumé d'estre révoquez par les rois... Après leur mort, leurs enfants prennent à injure si le gouvernement est conféré à un autre, ne se reputans pas gouverneurs, ili^ismes aspireroient volontiers à se faire seigneurs absolus. »

9. Loyseau, Ihid.^ n^ 71, 72 : « Et puis dire que faute d'avoir entretenu cette

l'administration des provinces

grande pendant les troubles de la Ligue, puis affaiblie sous Henri IV, reprit une nouvelle force sous Louis XIII, et Richelieu Irouva en quelques-uns d'enlre eux ses principaux adversaires. Mais, en définitive, ils devaient être matés; ils furent strictement réduits à leurs fonctions militaires ; même le plus souvent, au xviii^ siècle, ils furent privés de toute autorité effective, n'ayant pas même 1*^ droit de résider chans leur gouvernement*. Leur charg-e était devenue une véritable sinécure : mais, très largement rétribuée*, elle constituait l'une des faveurs les plus recherchées par la haute noblesse. S'ils étaient ainsi déchus de leur an\^ienne grandeur, c'est que de nouveaux représentants généraux du pouvoir royal s'étaient établis dans les provinces, d'abord à côté d'eux, puis les supplantant; ceux-là, c'étaient les intendant>^ des provinces^ l'un des instruments les plus actifs de la monarchie absolue et administrative.

L intendant fut en effet la cheville ouvrière de l'administration provinciale; il y apporta Tunité et la centralisation. Sa fonction essentielle fut d'être contrôleur de tous les services publics. Les autorités anciennes subsistent : gouverneurs, parlements et autres corps judiciaires, bureaux finances, ofliciers des élections; mais elles fonctionnent sous la surveillance de l'intendant, qui dirige leur action et souvent empiète sur leurs attributions. On cite, à ce sujet, un mot frappant de Law, le financier : <( Jamais, disait-il au marquis d'Argenson, je n'aurais cru ce que j'ai vu quand j'étais con-

rcvocatiou, la seule puissance des gouverneurs... est suffisante pour nous faire rt-touiber aux mesmes hazards du passé. Comme on a veu pendaut l'anarchie de ces derniers troubles la France presque entrain d'estre cantonnée en autant d'Estats souverains qu'il y avoit de gouverneurs, si pour nostre ét» rnel malheur la Ligue eust esté victorieuse. » Puis parlant d'Henri IV, dont il dit qu'il n'y eut « jamais en France roi plus absolu que lui », il ajoute : « Ce mal ne manquera point de recommencer à la première guerre civile... et l^ieu veuille que ce ne soit point pendant la minorité de se» enfants.

1. D'Argenson, Considérations sur Le gouvernement ancien et présent de la France, Amsterdam, 1774, ch. vn, art. 29, p. 239 : « Les gouverneurs de provinces et de places sont réduits à un titre utile mais sans fonction, s'ils n'ont des lettres de commandement avec résiiJence, un même département ne \}e\xt avoir deux maîtres (le gouverneur et l'intendant). »

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