Ci-dessus, p
o. Hs se trouvent dans l'édition citée de 1602, à la suite de la Chronique abrégée des ?'ois de France , p. 73.
LE POUVOIR ROYAL ET LES GULTE3
toute une série de mémoires et discours sur le même sujet*, qui, il est vrai, ne furent publiés qu'après sa mort. En 1594, Pierre Pithou réduisit à la forme d'une sorte de code les Libertés de l Eglise gallicane ^ en les ramenant à quatre-vingt-trois règles ou maximes^: le recueil était dédié à Henri IV ^, et il acquit immédiatement une immense autorité, si bien qu'au xvni® siècle on le citait comme une loi*- Enfin, en 1639, parut un ouvrage capital, dù au savant Pierre Dupuy, Les preuves des libertés de l Église gallicane : c'est un recueil considérable de documents originaux et de faits historiques, destinés à prouver et établir la doctrine contenue dans les articles de Pithou. Lors de son apparition^ le livre fut supprimé par décision royale, sur les instances du haut clergé. Mais il fut réédité en 4651, avec approbation du roi: il était devenu classique dans l'ancienne France ^ .
Les règles, contenues dans le corps de doctrine ainsi formé, se ramènent à trois principes essentiels, dont elles ne sont que les conséquences®, f La puissance temjjorelle était considérée en France comme complètement distincte et absolument indépendante de la puissance spirituelle . Il en résultait que le pape ne pouvait pas délier les Français du serment de fidélité envers le roi, ni excommunier celui-ci ; les officiers royaux ne pouvaient pas non plus être excommuniéspoiir lefait deleurcharge, c'est-à-dire à raison de l'accomplissement de leurs fonctions^. 2"^ Pour la discipline et le temporel^ le pape n' avait pas une auto--
1. Daas Téditioa de ses œuvres, Paris, 1666, ils occupent une grande partie du tome I, de la page 1 à la page 337.
2. Dans Dupin, Libertés de V Église gallicane^ Paris, 1826, p. 68.