Coutumes de Beauvoisis, XLVI, H
aux pelils el croit peu aux sorciers* ; ce serait assez pour assurer à tout jamais la gloire d'un iiomme du xiii^ siècle ^.
A côté de ces ouvrages capitaux, je citerai encore le Livre des constitutions démeyiées el châtelet de Paris'^^ le Coutitmier d Artois^ ^ qui est en grande partie un remaniement du Conseil de Pierre de Fontaines, et le Coutitmier de Picardie^ ; il est vrai que ces deux derniers empiètent quelque peu sur le xive siècle^.
Les Coutumiers normands tiennent une place à part parmi ceux du xni^ siècle, à raison de leur importance et de leur originalité, La féodalité normande avait une organisation très forte et très disciplinée à la fois ; la procédure des cours de Normandie garda longtemps sa vieille physionomie et résista énergiquement à l'invasion du droit romain ; enfin ces livres, par suite des circonstances historiques, figurent à la fois parmi les sources de Tancien droit français el de Tancien droit anglais. Deux de ces coutumiers doivent être signalés. L'un, \q, très ancien Coiitumier de N o?^7nandi e ^osinn traité anonyme qui comprend deux parties distinctes. La première date de la fin du XII® siècle (a» 1199 ou 1200) ; la seconde se place dans le premier tiers du xin^ siècle (vers 1220). L'ouvrage est écrit en latin ; mais il en existe une traduction française du xiii® siècle publiée par M. Marnier. L^autre coutumier est généralement appelé Grand Coutumier de Normandie. C'est un ouvrage du xrn® siècle^, extrêmement remarquable par la netteté et la méthode de son exposition : il révèle aussi chez son auteur