L. VIT, tit. vrr, De metatis
2. Sur le point de savoir quelle fut l'unité sur laquelle se fit le cantonnement et plus tard le partage, voyez Tétude de M. Saleilles. On peut hésiter entre le domaine entier et la ferme ou métairie, formant une .mité pour l'exploitation.
3. Dans ce sens, Gaupp, op. cil,, § 43 ; en sens contraire, Saleill s op. cit. — Les titres de la Loi des Burgondes qui fournissent les renseignements résumés au texte sont les suivants : XXXVUl, LIV, LV, LXXIX, Consti tu lianes extrava-
Chez les Wisigolhs établis en Gaule, il y eut aussi une dépossession partielle des propriétaires gallo-romains, ayant pour origine première le cantonnement et V hospitalitas à la romaine. Les détails ici sont moins abondants qïïë^our les Burgondes. Nous savons seulement que les deux ûers des terres furent attribués au guerrier wisigoth ; caries propriétés laissées aux Romains sont appelées par la loi les tertiœ Romanorum^ , tandis que^ par opposition, elle ^^vleàessortes Gothicœ. jT V Quant au royaume des Frg^ncs, nous n'avons pas de docu- ' //ments directs et précis ; on ne trouve pas de traces d'un cantonnement régulier et d'un partage consécutif. Mais il faut distinguer les conquêtes successives des Francs. Otl Les premières conquêtes des Francs Saliens. celles antéfreures à Ciovis, et les conquêtes propres des Francs Ripuaires eurent pour conséquence une djépossession totale des Gallo- Romains^ par la raison que t^ute la population romaine fut^ détruite ou abandonna le pays. Il y a, de ce dernier fait, un indice certain : c'est la disparition du chrislianism. dans ces régions. Or, au v® siècle, en Gaule, le christianisme et la pré- 'sence des Romains sont deux choses inséparables. Cela est prouvé par de nombreux témoignages pour les pays occupés par ^s Salien s ; aux vi® et vn® siècles^ les païens dominèrent ou reste jent seuls^. Quant aux Ripuaires, c'est en Tan 464 qu'ils occuf^èrent définitivement le diocèse de Trêves, et, à partir de ce moment, pendant plus d'un siècle, les inscriptions chrétiennes disparaissent dans ce diocèse, signe certain que la population chrétienne, c'^est-à-dire romaine, a elle-même disparu^; Quant aux conquêtes de Çlovis jusqu'à la Seine, pui^ \ jus^^'jija L o i r e , il est probable qu^eiles n'entraînèrent point, en principe et par système, la dépossession des Romains. Il y avait eu déjà de longues relations de voisinage entre conquérants et conquis ; le clergé, si favorable à Clovis, protégeait
ganleSy XXI, 12, dans la dernière édition de la Loi des Burgondes, donnée par M. de Salis, dans les Monumenta Germanise histor le a ^ p. 70, iS8, 10^, 12L
1. G. vi/f, IX, XVI, Lex Wisigoth, ^ X, 1; — ^Xyxui^^ Die Wp^t^othische Antiqua^
>C. GCLXXVII^ CCGIII.