Procope, De hello Gothico
2. Lex SaLj XLl, 3. SeloQ certains auteurs, la première rédaction de la loi salique, le texte le plus ancien que nous en possédions, remonterait aux établissements antérieurs aux conquêtes de Clovis; ce serait alors à ces — établissements qu'il faudrait rapporter les indications que ce texte contient. Voyez en ce sens Blumenstok, Die Entstehurig cl. Immobiliareigenthums, p. 198. — Cependant Gaupp, op. cit., § 58, indique un indice possible d'une dépossession r^ç^ulière et d'un partage, c'est le wergeld (prix de la vie) différent, assig'^e dans le tarif des compositions de la loi salique en cas de meurtre d'an Franc et d'un possessor Romanus. Le wergeld du Franc est de 200 solidiy ^elul du Romain seulement de 100. Cela donne une proportion de deux tiers à un tiers; or, c'est la proportion entre la part de propriété donnée au barbare et celle laissée au Romain dans la répartition faite chez les Wisigoths et les Burgondes. La valeur resiDective des hommes aurait été mesurée sur la valeur respective de leurs propriétés. Mais c'est là un indice bien faible.
sions dans ce pays, furent cédées par TEmpire, à Alaric, danfe une donation formelle ^, confirmée plus tard au profit des rois Alhaulf et Wallia^; et, d'après cette concession, les rois wisig-oths détenaient ces provinces au nom de l'Empire, sur les terres duquel leurs troupes étaient établies à titre de fo derati. Ce fut seulement le septième roi des Wisigoths, Euric (466- 484), qui répudia ce régime et affirma un droit prapr^ sur ses possessions 3. Les Burgondes, de leur côté;, lorsqu'ils furent établis en Savoie, après avoir été vaincus par Aëtius, furent probablement les concessionnaires de Tempire. A Tépoque d'Euric, Jordanès les présente encore comme des fœderati^ . Juï^qu'à la chute de l'Empire d'Occident, leurs rois reçurentdes empereurs les plus hautes dignités de la hiérarchie impériale, les titres de magister militiLm et de palrice. Dans de telles conditions, les rois barbares ne pouvaient que continuer 1 administration romaine autant qu'il était en eux. Il est vrai que les Francs ne connurent pas, à proprement parler, une condition pareille. Au iv® siècle, lorsque, refoulés par les Saxons, ils avaient occupé la Toxandrie, entre la Meuse et l'Escaut, l'empereur Julien ayant voulu les repousser, ils avaient demandé et obtenu q^on les lolérat, à condition qu'ils fourniraient des contingents à l'armée romaine : en effet, les contingents des Sali en s figurent dans X^Notitia, Mais cette condition de fœderati^ ils la dépouillèrent dès lejv^ siècle, et, sous Clodionf^ils sonnes maîtres absolus des pays qu'ils conquièrent. Seulement, il faut ajouter qu'un long contact avec la population romaine les habitua aux usages de celle-ci et que, peut-être même, ce fut un traité conclu avec elle qui donna à Clovis le pays entre la Seine et la Loire. Sous le règne même'de celui-ci, des relations allaient s'établir entre lui et l'empereur d'Orient, qui donneraient encore au royaume des Francs Tapparence fictive d'une dépendance lointaine de l'empire. En effet, après la chute de l'empire d'Occident, les