‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année (volume 5)Chapitre 72 sur 545 · Lex SaL, L. 2; — Lex Bip,, LXXXIX · texte numérisé non relu

Lex SaL, L. 2; — Lex Bip,, LXXXIX

3. W. SickeL Zum Vrspru7\g des mittelalterlichen Staates (tirage à part, p. 32).

LES ORIGINES

tiques. Une réquisition plus générale était celle qui fut levée fréquemment sous les Carolingiens, sous le nom de fodrum, pour la nourriture de l'armée, hommes et chevaux ^ Sur ces points, des coutumes germaniques coïncidèrent probablement avec les pratiques analogues constatées dans l'empire romain.

4'' Les dons offerts par les sujets. Cette habitude des présents coutumiers, apportée de Germanie, se conserva dans la monarchie franque. Sous les Carolingiens, cela devint une obligation véritable pour les grands du royaume et pour les monastères. Sous Charlemagne, le placitiim du printemps avait en partie pour but l'apport de ces dons^, et nous avons une pièce de 817, où l'empereur Louis détermine les monastères qui doivent ces prestations et ceux qui en sont dispensés ^.

5*' Les impôts proprement dits. Les rois mérovingiens cherchèrent à maintenir et même à étendre, dans une certaine mesure, le système d'impôts directs établis par les Romains. Mais ils se heurtèrent à des difficultés presque insurmontables. D'un côté, les résistances furent très vives; d'autre part, l'organisation des impôts romains était un instrument trop délicat et trop savant pour être manié par des mains grossières \ Les tentatives pour soumettre à Timpôt les hommes de race franque paraissent avoir été vaines; cela est certain, du moins quant à la capitatio hitmana^ qui passait traditionnellement pour un signe d'infériorité sociale et presque de servitude^. Quant à la population romaine, elle ne pouvait, en droit, contester le principe de l'impôt; mais, c'était justement à raison des impôts qu'elle avait vu, presque avec joie, la chute de l'empire; elle résistait souvent lorsque le monarque franc

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