ORGANES DE LA REPRODUCTION DANS LES VÉGÉTAUX ACOTYLKDONÉS
§ 494. Parmi les auteurs^ les uns ont refusé à ces végétaux îos organes de la fécondation^ et les ont nommés en conséquence agames ; les autres, en leur donnant le nom de cryptogames, ont indiqué ce seul fait, que ces organes cachés avaient échapipé jusque-là à Fobsenration, mais sans nier pour^cela la possibilité absolue de. leur existence. Depuis longtemps, et cette observation est facile, on y avait reconnu certains corps renfermés dans des cavités particulières, et qui, placés dans des cii*constances favorablesd'humidité, se développaient en une plante semblable à celle dont ils étaient issus. Ces corps étaient naturellement considérés comme jouant le rôle de graines, et par conséquent les cavités où ils se forment conunc analogues jusqu'à un certain point aux ovaires.
§ 495. AnthérWie» — Plus tard Hedwig, dans un.grand nombre de Cryptogames, fit distinguer qii^utre les organes précédents, il en existe une autre sorte qu'il compara à l'organe mâle des Phanérogames. C'est, en générai, un petit sac dont la forme et Li situation varient suivant les plantes: d'abord parfaitement clos, puiss'oiivrant à une certaine époque par un point de sa surface, et laissant par cette ouvertm-e sortir la matière qu'il renfermait, un amas de corpuscules ordinairement liés par un liquide mucilagincux. Il semble donc représenter une anthère, imparfaite il est vrai, et dt»nt par cette raison on a proposé d'altérer le nom en celui d'awîkéridie (antheridium).
Le sac de Tanthéridie varie par sa forme : dans les végétaux les pi us simples, ce n'est qu'une vésicule; dans d'autres plus organisés, c'est un sac membraneux composé d'un petit nombre (fig, 449, 1) ou d'un grand nombre {fig, 447, 1) de cellules. 11 varie aussi par sa forme, qui est celle d'un globe, d'un œuf, d'une massue, ou d'une bouteille, ainsi que par sa situation, tantôt plongé et caché dans l'intérieur du tissu de la plante, tantôt saillant à sa surface.
Si par tous ces caractères l'anthéridie diffère déjà de l'anthère véritable, elle parait présenter une différence bien plus essentielle encore par la nature de la matière contenue dans son intérieur. En cflet,cette matière consiste enutricules diversementagencéssuivant les différentes familles, et ces vésicules se sont trouvées renfermer dans un grand nombre, au lieu de fovilla, un petit corps allongé en forme de ver courbé d'abord sur lui-même en cercle, ou on spirale
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[fig. 447, 2 et 3), puis dcrowté (^3. 44T et 448, 4); d'autres ftm (dans les Fucus) la vésicule simple, qui constitue ranthéridie, rcnriirme et émet immédiatcroent un grand nombre de petits coqa globuleux oToïdes ou amincis à l'une de leurs exirémilïs {/tg, 450)
et marqués plus bas d'un point coloré. Uans tous les cas ces ci>r(is sont doués de mouvements très-actifs, du moins pendant un certain temps de leur vie. Le microscope a Tait reconnaître dans beaucoup d'entre eux, comme organes de ces mouvements, des fils
cxtraordinairement dus 011 cils vibratilcs, quelquefois multiplias ou même groupés en sortes de houppes [Jig. 440, 3), plus souveni aunombrc dcdeux seulement et alors divci'scment placiis et dirigés: ainsidanslescorpsvermiformes ces cils suntsituésunpeu en arrière
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