‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 102 sur 142 · pl · texte numérisé non relu

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roloré et senteuvent en sens inverse, l'un

en avant, l'autre en arrière (yîg. 450). Ces ***■

corps singuliei-s, qu'il est bien diDieilc de

distingtiei' de véiilables animalcules, ont

reçu 1« nom de phylozoaires^ ou authé-

n>3oïïfei(de Eun, animal).

§ 496. ArehéitOBM, sporanicm e( ■*«Mw. — Passons aux autres corps d'une observation plus facile, d'une existence {dos géndralemcnt constatée, qui dam les Cryptogames pn'sentcnt les analogues des ovaires ou au moins dos ovules.

Beaucoup d'auteurs ont cru les y re connallTe. Les Mousses cl les Hcpaticécs étant parmi ces t-égétani ceux nîi la similitude parait le moins conle^table, c'est par ccuz-lii que nous commencerons ici.

Itans les Hépatleées, dans l'épaissAr du tissu dont l'cipansion constitue la plante (fiiccto, fiij. 452, 1). ou h sa Eurface, ou sur d'autres expansions distinctes par leur forme et leur situation {UaTchanlia) ; dans les Mousses, h l'eiti-émité des rameaux ou à l'aisselle des feuilles, on observe de petits organes ccllulcux dont la forme ne peut être mieux comparée qu'à celle d'une bouteille; car, dilatés inrérieuremcnt (A?.

4SI, 1 o), lis s'amincissent supéiieurenient en une sorte de goulot (i) pei'cé d'un canal central, d'abord fermé h

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i"jno\livinU(;,puislM!antparrécartementclcscelIulesterniinalrs(^. On est iiiaiiitcnant assez génùralement convenu de désigncrce corps sous le nomA'areMgone{archegonium,à'ifyjn,pT'mci:pe,angine, et-[ovoc, semence). C'est en effet dans son intérieur queTônl se former les petits corps qui, semés, se développeront chacun en une petite plant6 semblable à celle oii ils ont pris naissance. Li foiTQC de l'arctiégone et la formation des corps reproducteurs dans son intérieur t'ont fait naturellement comparer au pistil, la partie inrdrieure dilatée à l'ovaire, le goulot supérieur au Btjle, l'orifice terminal au stigmate, et même beaucoup d'auteurs continueol à appliquer ces noms à ces diffci-entes parties.

§497. Cependant la comparaison rigoureusement pouTSuivie montre, icôtéde ces points de ressemblance, des différences e»en- Uelles. En effet, l'arcbégone, au lieu d'être creusé, comme l'ovaire, d'une l(^e, présente un tissu cellulaire plein. Dans une cellule centrale beaucoup plus smple que les autres, sedéveloppeimutriculc libre, qui bientôt se double par division, puis se multiplie par suite de dédoublc- I inents successifs. Ces cellules sont rein- I plies d'une matiËre granuleuse , d'un pnftoplasmaquidonna un aspect opaque ^ ce petit amas central qu'on aperçoili travers la membrane externe transparente. Un peu plus tard, la matière con- 1 tenue dans chaque cellule se partagera cnqualrepetitesmasscsqui serevâtironi chacune d'uiic^ mcnibrane propre. Ëii I môme temps la membrane de la cellulemère se résorbera, et les quatre petites masses d'abord réunies (fig. 452, 1 *, 2] finiront par se séparer et devenir librei dans une cavité commune. Chacun de «i. ces grains constitue une «pore (de amfi,

semence) et le corps qui les renferma prend le nom de sporange {i'i-\Tilrii, vase).

On a dû assimiler aux graines les spores qui en germant reproduisent la plante, et les sporanges aux fruits. Mais déjà par tout ce

SPORES DES ACOTYLÉDONÉliS. 375

qui précède nous voyons que la comparaison est inexacte. Ce sac celluleiix environnant iine multitude d'utriculos libres ne nousolTio aucunement les caractères que nous avons décrits dansTovairc des Phanérogames, pas plus que ces utricules formés quatre par quatre dansd'autres utricules-mères ne nous offrent les caractères des ovules et des graines. On sera frappé au contraire d'une autre analogie, celle que présente toute cette formation de spores avec celle du pollen, si on Ta présente à l'esprit (§ 364).

La différence des graines avec les spores deviendra Dien plus frappante encore^ si, au heu de choisir im archégone plongé dans le tissu de la^frondc comme celui du Riccia (fig, 452), on en considère un saillant à sa surface comme celui du Marchantia, des Jongermannes^des Mousses. En effet, dans ces plantes le noyau celluleux développé au centre de Tarchégone s'allonge, et en s'allongeant rompt vers sa base cette enveloppe qu'il emporte avec lui à son sommet qu'elle continue à coiffer quelque temps, jusqu'à ce qu'elle se détache en tombant. Le sporange ici ne représente donc plus Tarchégone, comme le fruit représente l'ovaire développé; mais un corps différent et de formation postérieure.

§ 497 bis, La difficulté se complique bien davantage par les observations récentes et si curieuses <fhi ont fait découvrir les organes de la reproduction dans les Fougères, les Prèles, les Lycopodiacées et les Rhizocarpées. Dans toutes ces familles la formation de l'archégone ne paraît pas, comme dans les Mousses, le terme de la végétation ; tout au contraire. La spore en germant produit une expansion celluleuse de proportions et de formes très-diverses,qu'oii appelle le prothallium, et sur laquelle ne tardent pas à apparaître les archégones, tantôt concurremment avec les anthéjridies^ tantôt séparément. C'est à cette ^oque que la fécondation semble s'opérer, que par suite une cellule se développe au centre de l'archégone el s'organise en une sorte d'embryon ifui, en se développant lui-même, fixé encore au prothallium, produit la tige et les feuilles^ sur lesquelles déûnitivement se montreront les sporanges et les spores, dont la formation se trouve ainsi séparée de celle des archégones par toute la période la plus apparente de la végétation, la seule qu'on ait longtemps étudiée.

§ 497 ter. Si ces connaissances acquises nous permettent maintenant de hasarder une comparaison avec les organes de la reproduction des végétaux phanérogames, nous pourrons trouver de Tanalogie entre cette cellule centrale de l'archégone et le sac embryonnaire (fig. 416), entre l'utriculc libre qui s'y développe et la vésicule embryonnaire, par conséquent entre l'archégone lui-mcmc et un ovule imparfait. Mais à partir de ce point les rapports devicn-

Sn [lOTANIQUG.

ncntconAis, puisque : ■•dans certaines plantes (comme IcsHoussn) l'embi-yon, résultat de la fécondation de cet ovule, produirait iiniDéditLtemcnl l'appareil sporigËnc, et les spores devenues libres cdni de la végétation [liges, racines et feuilles) ; 2" que dans d'iutns (comme les Fougères) l'embryon donnerait naissance à l'^ipareil de la végétation, qui à son tour produirait l'appareil Eporigèiir. Nouano pouvons donc trouver à quel organe la spore pourrait êlrc justement assimilée, non plus que l'appareil qui résulte immédiatement de son évolution, soilleprolholliumquenous venons desigiialcr dans plusieurs familles, soit le mycélium que nous venom plus lard dans les Champignons (§ S45), les Lichens (g 546) et les Mousses même (§ ^i"l) : appai'ell qui représente une phase de vëgétalion manquant dans les Phanérogames. On pourraitcependaDl se demander siTanalogie signalée précédemraenlentrclesspores et les grains de pollen, d'après leur mode de formation (§ 497), analogif que viennent confirmer des ressemblances assez frappantes de forme extérieure et de structure, ne s'étend pas cncoi'e plus loin ; si Iclubepolliniquene repi-ésenle pas un prolhallium aussi simple qu'il est possible, dfinl l'extrémité jouerait le rôle de l'anthéridic, par la pi-ôduclion de corpuscules agents de la Técondation.

§ 496. Quoi qu'il en soitfla formation des spores, tellequenou! l'avons décrite dans les Hépatic^cs ^ 49";}, se retrouve dans la plupart des Cryptogames (Moiisses,BhiMcarpée8,Lycopodiacées, Fougères, Équisétacées), oii sans doute les sporanges présentent des modifications différentes parleur forme et leur ' 1 situation, mais oîi les spores s'organisent par

une suite de changements semblables, par groupes quaternaires dans des cellules-mèi'es remplissant ces sporanges et disparaissant ensuite par résorption.

On la retrouve encore, mais plus obscure, dans les familles d'une organisation plus simple,comme les Lichens, par exemple, et certainsCbampignonsjmaislacavité spori fère w parait plusêtreautrechose que celle même (le lacellulC'mère.quiapersistdau lieu deilisparaltre par i-ésorption, et dont la (wtoî, qui *5ï. prend alors le nom de thèque [fig. 433, 11.

forme celle dusacsporil^re. Une masse semifluide et granuleuse le remplit d'abord, puis finit par se séparer ta

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