‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 123 sur 142 · CI · texte numérisé non relu

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nonfsscmcnt ; leurs étamînes à filets réunis dans une partie de leur longueur en un cylindre qui se soude inféricurement avec la base des p(Uales, se termine supérieurement par un bord entier ou quinquélobé, et se divise extérieurement en un nombre plus ou moins considérable de filets, chacun terminé par une anthère réniforme, unilociUaire (fig. 284^ 603)^ remplie d'un pollen à gros grains globuleux et hérissés; leurs carpelles, verticillés autour d'un gros axe central en forme de colonne {fig, 375^ 604) du sommet de laquelle partent les styles soudés ensemble^ excepté à leur extrémité (fig. 355, 602 s), renferment chacun une ou plusieurs graines, dans lesquelles l'embryon sans pérîsperme reploie sa radicule entre ses cotylédons plissés (fig. 607, 608). Les feuilles alternes^ stipulées, sont la plupart plus ou moins profondément lobées, et alors, en gâiéral fort sujettes à varier. Les diverses parties sont ordinairement tout imprégnées d'une substance mucilagineuse qui leur donne les pi^opriétés émoUientes par lesquelles elles sont renommées. C'est à cette famille qu'appartiennent les Gossypium, dont les graines sont recouvertes de ce lacis de ^filaments fins qui constituent le coton, si important pour l'industrie.

C'est aux Bjttiiérlfteées qu'appartient l'arbre qui fournit le cacao (Theobroma). Cest son embryfin charnu, oléagineux^ de couleur brunâtre, de consistance de cire, qui, après avoir été torréfié, sert à la fabrication du chocolat, dans lequel on tempère par le mélange du sucre l'amertume assez intense de la matière. La pulpe huileuse qui, remplissant la loge, ejitoure les graines, participe un peu à leur saveur/ et est employée sous le nom de beurre de cacao.

§ 587. Les Temstneinflacées se divisent en plusieurs tribus, dont l'une, celle des Camelliées, mérite de nous arrêter un instant par deux arbrisseaux qui s'y rapportent : l'un, le Camellia, que la beauté de ses fleurs (nommées vulgairement roses du Japon) a mis à la mode, et dont la culture en conséquence a su obtenir de si nombreuses et si riches variétés ; l'autre, dont bien peu de personnes connaissent lesfleurs, quoique fort élégantes aussi, mais dont les feuilles sont devenues un des objets de commerce les plus impoi*tants de la ten^e, le Thé. On sait qu'il est originaire de la Chine et que c'est elle qui le fournit à la consommation du monde, quoiqu'on ait commencé à essayer sa culture dans quelques autres pays, notamment au Brésil. La feuille, recueillie jeune, est légèrement torréfiée et pressée pour la débarrasser d'un suc assez abondant, acre et légèrement corrosif; on l'enroule ensuite, et on la dessèche plus ou moins rapidement, selon qu'il s'agit de la fabrication du thé vert ou de celle du thé poir, pour lequel on emploie d'ailleur? des fçuiUcs un

peu plus âgées et conséquemment plus ligneuses. Ainsi préparées, elles contiennent, outre plusieurs siibstances qui leiu*sont d'aiUeurs communes avec toutes les autres feuilles, trois autres qui leur donnent leurs propriétés particulières : lo une huile essentielle^ qui communique au thé son arôme ; 2<^ de la théine, substance quaternaire riche en azote, puisqu'elle est composée de 8 atomes de carbone, 10 d'hydrogène, 2 d'azote, 2 d'oxygène ; 3» de la caséine, autre substance azotée que nous avons appris ailleurs à connaître (§ 227). Cette dernière est insoluble dans l'eau chaude qui dissout les deux autres, Iqs seules, par conséquent qui se trouvent dans l'infusion du thé telle que nous la prenons. Ce n'est donc pas une boisson excitante seulement, mais elle est en même temps noiurissante, puisq[u!elle peut contenir de la théine jusqu'à plus de 6 pour 100 du poids du thé employé^ un peu moins en général, d'après sa qualité et le degré plus ou. moins parfait de la dissolution. Cette propriété du thé, qu'on soupçonnait si peu autrefois, rend compte de son usage si général dans d'autres pays que la France, et du degré de concentration qu'on aime à donner à son infusion. Mais les Chinois et autres peuplés asiatiques ne s'en contentent pas : ils mangent les feuilles ainsi bouillies. Or, comme, aprè$ avoir été épuisées des principes solul)les, elles se trouvent retenir la caséine, et en telle proportion que ce résidu peut en contenir 28 pour 100, il fournit un aliment plus riche encore en azote des 3/4 que la boisson.

§ 588. Les Aarantiacées ont pour type TOranger, dont le fruit a re^u de quelques auteurs le nom d'hespéridie et nous a déjà occupés plusieurs fois (§§ 412, 419, 428). 11 est à peu près le même dans la plupart des autres genres, sauf des modifications de forme, de grandeur, de couleur, de saveur; mais la variété de celles-ci est extrême, et c'est un exemple frappant de l'influence de la culture sur les fruits domestiques. Toutes les parties sont criblées de petites glandes vésiculaires ou cavités remplies d'une huile volatile, dont la nature peut varier suivant les divers organes^ et qui parsèment les feuilles de points transparents au jour. Ces feuilles sont simples ou souvent composées, et nous citerons, à ce sujet, celles de l'Oranger, qui semblent dans le premier cas, mais où la présence de deux rebords foliacés sur le pétiole et Tarticulation du limbe au-dessus d'eux indiquent clairement une feuille trifoliolée. Leur bois est dur et compacte, et, comme tel, employé en ébénisterie : par exemple, celui du Citronnier.

OURSÉRACËCS. 483

POLYPÉTALES PÉRIGYNES.

§ SS9. Nous pourrons diviser les périgynes, comme leshypogynes, d'après la placentation axile ou pariétale. La graine est pour- .vue d'un périsperme dans un certain nombre de familles et en est dépom'vue dans d'autres ; ce qui nous permet d'établir deux sections dans les périgynes à placentation axile^ sections entre lesquelles nous placerons celles à placentation pariétale, pour obtenir une série qui se lie mieux avec les parties précédente et suivante de la série générale.

(Tableau XI, page 485.)

§ 590. Plusieurs faniilles, les Spondiaeées^ les Bnrséracées^ les Connaraeées^ les Térébinthacées^ étaient, dans le, principe, confondues ensemble en une seule sous ce dernier nom. Elles offrent, en efiPet, quelques caractères communs, mais d'autres bien distincts, notamment dans le fruit, qui se compose de carpelles séparés avec un embryon homotrope dans les Térébinthacées,antitrope dans les Connaracées, soudés enime drupe à plusieurs noyaux dans les Bur* séracées, à un seul pluriloculaire danf les Spondiacées. Les avorteroents sont assez fréquents dans les fleurs de plusieurs de ces familles, de manière que quelques-unes de leurs espèces semblent, par exception, rentrer dans les diclines ou les apétales. Mais elles sont nécessairement entraînées ici à la suite des plantes plus nombreuses et complètes dont elles offrent le type avec quelques-unes de ces dégradations dont nous avons parlé autre part (§ 568).

Les Bnrséraeées sont des arbres ou arbrisseaux pleins de sucs résineux, dont plusieurs sont répandus dans le commerce sous les noms de baumes et d'encens. Noas ne citerons que les plus connus, comme le baume de la Mecque, fourni par leBalsamodendron opobalsamum ; celui de Giléad, par le B, gileadense ; la myrrhe, parle B. myrrha ; la gomme élémi, par Ylcica heptaphylla. C'est le Boswellia serrata qui produit dans l'Inde le véritable encens, sous le nom duquel on met en circulation plusieurs autres matières résineuses, les unes étrangères à cette famille, les autres qui lui appartiennent. Dans les pays tropicaux où habitent ces différents arbres, ce sont ordinairement les branches elles-mêmes, tout imprégnées de leurs sucs, qu'on, fait brûler dans les temples. 11 est clair que ces produits jouissent, à des degrés divers, des propriétés stimulantes qui appartiennent généralement aux résines, et c'est à ce titre que plusieurs sont employés par la médecine.

Nous les retrouvons dans les Vérébinthacéesi mais l'huile vq.

latilc qui tient leur r(5sinc en dissolution est souvent d'imc âcrct(^ extrême et leur suc appliqué sur la peau^ et à plus forte raison pris à l'intérieur (par exemple, celui de plusieurs Sumacs), détermine des accidents plus ou moins graves : on en attribue même aux émanations seules de quelques arbres de cette famille. Mais ces sucs rendent de grands services aux arts, en fournissant quelques-uns de ces beaux vernis désignés^elquefois sous le nom de laques^ qui, blancs d'abord, tant que les innombrables particules de la substance organique qui les forme, encore désagrégées, dispersent la lumière dans toutes les directions, plus tard, quand ces particules, décomposées au contact de l'air, se sont liées enunemassehomogène,passent à une belle couleur rouge ou noire. La première est, par exemple, celle de la laq^e du Japon, produit du Stagmaria vemiciflua; la seconde, celle du Vernis du Japon (Rhus temix). Deux espèces de Pistachiers (Pistacia lentiscus et P. otUmHea) fournissent la résine qu'on appelle mastic, et une autre (P. terebinthus), celle qu'on appelle térébenthine de Chioz'ûe là l'origine du nom donné à la famille entière, quoique celle de laplupai*t des térébenthines soit différente, ainsi que nous l'avons vu (§ 565). Dans certains fhiiLs la pulpe du sarcocarpe prend un développement assez grand pour n'admettre que la proportioff d'huile volatile propre à l'aromatiser, et ils deviennent non-seulement innocents, mais agréables : ceni du Manguier, par exemple. Faisons remarquer dans l'un d'eux, celui àeYAnacardium occt(2enta/e (vulgairement nota; d'oco/ou]^ le pédoncule i^ntlé en une masse beaucoup plus grosse que le fruit lui-même. La graine des Térébinthacées est charnue et ordinairement oléagineuse, sans mélange de ces autres principes excitants, comme on en a un exemple bien connu dans celle du Pistachier (P. vera). Les feuilles d'un Sumac {Rhus coriaria), riches en tannin, sont employées par les corroyeiups.

§ 591. Iié|:aminen«es (Leguminosœ). — La gousse ou légume (§ 424, fig. 373, 374) caractérise toutes les plantes auxquelles on a conséquemment appliqué ce nom, et dont le groupe, si étendu, peut être considéré moins comme une seule familleque comme une agglomération de plusieurs. La plus nombreuse est celle qui nous est familière, comme étant seule représentée dans notre pays, celle des Papilionacées, ainsi nommée de sa fleur, que nous avons fait connaître (§ 339, fig- 256, 610), et caractérisée en outre par dix étamînes, quelquefois libres, plus habituellement monadelphes oudiadelphes, soit qu'elles se soudent cinq par cinq, soit que la dixième se détache seule d'un tube formé par les neuf autres (fig. 609, 6i0); entin pai* un embryon courbé à radicule pliée sur les cotylédons accorabants (fig, 432, 613). I^es flçurs, encore irrégulières dans les

CtFtatpiméts^ conservont la forme papilionacée ou feiirtent à la forme rosactSc ; les dix âlamines sont le plus sotivont lilires; l'erabrjoa droit. Les pétaleâ se réduisent en nomlirc, ou mCme man-

qucnttont à fait dans un autre groupe fort peu étendu (les Suiirfziiei),ob le nombre des étamines dépasse quelquefois dix, et oii l'embrjon se remontre courbe. Un dernier groupe, tcËS-considé-

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