CU
c Ch.l.«. -
.«.Hic
ropjle.
irlilc
«jiéd
DDI C t. pour
liiuer
.Dir 1> t
eminnle»
ucbéccolrc eu.
- T Itiidic
nie.
rable, est celui des Mimoséet, où la corolle devient régulière ainsi que le calice, la préfloraison valvaire, tandis qu'elle était imbriquée dans toutes les autres; lesétamines sont en nombre égal aux pétales, ou plus souvent multiple^ au point même de devenir indéfini ; l'embryon droit. Remarquons que, dans ces deux dernières familles, l'insertion des étamines, franchement périgyne dans les autres, tend à se rapprocher de plus en plus du fond du calice et à passer à l'hypogynie. Remarquons aussi que quelquefois la membrane interne de la graine s'épaissit beaucoup et simule presque un périsperme. Nous avons eu plusieurs fois occasion de parler des feuilles qui, dans im grand nombre de Légumineuses, sont composées une ou plusieurs fois et souvent articulées, toujours munies de stipules à la naissance de leur pétiole.
Quand on réfléchit au nombre si grand d'espèces contenues dans ce groupe, qui comprend des plantes de toutes dimensions et du port le plus varié, depuis les arbres les plus élevés jusqu'aux herbes les plus humbles, on doit s'attendre à y rencontrer en même temps une grande variété de produits et de propriétés. Les passer en revue serait une tâche beaucoup trop longue; nous nous contenterons de signaler ici les plus remarquables.
Beaucoup d'arbres de c^te famille sont employés pour la charpente dans les pays où ils croissent, et l'on peut citer dans le nôtre le Faux Acacia, excellent par sa durée et par sa résistance à l'humidité. Le grain serré, les teintes foncées que prend le cœur dans im grand nombre, les font rechercher pour l'ébénisterie et les ont rendus un objet de commerce phis ou moins considérable. Citons le bois de palissandre, dont l'origine, longtemps inconnue, est rapportée maintenant à une Légumineuse (une espèce de Dalbergia), le bois de Fernambouc {Cœsalpinia echinata), de Brésil (C brtisHien' sîs), de Sappan (C. Sappan), un bois de fer (Swartzia tomerUosa), celui de Baphia, et tant d'autres, parmi lesquels un arbre indigène, le Faux Ébénier (Cytisus labumum), pourrait être mentionné.
Beaucoup d'espèces herbacées de Papilionaçées, riches en principes nutritifs, sont cultivées comme fourragères, et ce sont elles dont on forme les prairies artificielles : les Trèfles, les Luzernes, les Sainfoins, etc., etc. Elles abondent, eneflet, en produits azotés, et les expériences de M. Boussingault prouvent qu'elles peuvent prendre directement dans l'atmosphère une certaine proportion d'azote.
Cette propriété se retrouve souvent dans le péricarpe foliacé des fruits, et c'est ce qui permet de manger les cosses de plusieurs de ces gousses encore jeunes.
Quant aux graines, elles sont de plusieurs sortes : les unes à cotylédons minces et foliacés, non alimentaires; les autres à cotylé-
LËGUMINEUSi:S. 487
dons épais, qui le sont fréquemment. Ce sont celles qui en naissant se remplissent d'une abondante fécule, comme les Haricots, Fèves, I^entillcs, Petits pois, Vesces, etc., et beaucoup d'autres moins communes ou exotiques, dont les noms ne nous rappelleraient pas des objets aussi familiers. Remarquons que cette fécule est mêlée de principesazotés très-abondants et qui en font encore un aliment beaucoup plus substantiel; remarquons aussi qu'elle ne se forme et ne s'accumule que graduellenient dansla graine qui, dans son premier ftge, bornée pour sa plus grande partie à ses téguments, offrait des cellules remplies de ces principes et d'un mucilage sucré, et, par conséquent, donnait à cette époque une nourriture différente de ceUe qu'elle doit donner plus tard. Des Pois, par exemple, petits et nouveaux, ou Vieux et gros, sont deux mets aussi différents pour l'alimentation quepoiu* la saveur. Dans d'autres les cotylédons sont cbamus-oléagineux, comme, par exemple, dans VArachishypogœa (vulgairement Pistache de terre), qui peut fournir une grande proportion d'huile, et, sous ce rapport, est devenue, dans ces derniers temps, un objet de spéculation. D'autres fois c'est une huile essentielle qui aromatisç la graine, et c'est ainsi que celle du Coumarouna odorata (vulgairement fève de Tonka) sert à parfumer le tabac. Les gi*aines à cotylédons foliacéS ont souvent des propriétés toutes contraires et deviennent purgatives : par exemple, celles du Baguenaudier, de plusieurs Genêts et Cotises, etc., etc. 11 faut donc user de précautions dans les essais auxquels on serait tenté de se livrer, par la ressemblance extérieure des fruits avec nos légumes les plus familiers.
Mais ces propriétés purgatives se retrouvent dans d'autres parties : dans les feuilles, dans les péricarpes, surtout ceux qui sont foliacés. Le médicament le plus connu sous ce rapport est le Séné (feuilles et principalement fruits des Cassia senna et acutifoUa, qui nous viennent de l'Orient) : on en extrait une substance particulière, la cathartine, qui pluratt être là le principe actif; mais c'en est sans doute un différent que contient la pulpe qui remplit la cavité du fruit dans la Casse en bâton (Cathartocarpùs fistula), dans le Tamarin, le Caroubier, et dont l'action est infmiment plus douce. Les propriétés précédentes s'observent surtout dans les Cacsalpiniées. Dans les Mimosées, c'en sont d'autres, toniques et astringentes, dont nous ne citerons qu'un exemple, le cachou, suc d'un Acacia (A, cathecu) qu'on obtient par extrait, c'est-à-dire en faisant bouillir le cœur de son bois, puis laissant évaporer, épaissir et sécher la dissolution obtenue. La présence abondante du tannin rend compte de ces propriétés, et donne à l'écorce de plusieurs î^utres de ces plantes une grande valeur pour la préparation des cuirs.
Parmi d'autres produits de certaines Légumineuses^ on trouve quelques résines, comme l'une de celles qu'on appelle sang-dragon, extraite ici du Pterocarpus draco ; quelques-unes, encore liquides, parce qu'elles retiennent une portion de l'huile volatile qui les tenait en dissolution dans le végétal, comme le baume de copahu (fourni par plusieurs espèces de Copaifera, notamment Fo/pctria{t$); quelques autres, associées à de Tacide benzoîque, et constituant par conséquent de véritables baumes, comme ceui du Pérou (Myrospermumperuiferum), de Tolu {M. toluiferum)»
C'est encore cette famille qui produit les gommes les plus estimées : Yarahique (fournie par divers Acacia, et surtout le nttotica), celle du Sénégal (fournie par d'autres Acacia) , Yadragante (faussement attribuée à un sous-arbrisseau du Midi de l'Europe, VAstragalus tragacantha, mais provenant d'espèces orientales da même genre : les ^4. gummifer, verus, creticus).
Enfin, la teintureemprunte auxLégumineuse? plusieurs matières précieuses, comme le bois de Campêche {HcBmatoxylum campechith num), d'un rouge brun, cédant facilement à l'eau et à l'alcool sa couleur, due à un principe particulier qu'on appelle Yhématine, et surtout Yindigo, dont nous avons déjà signalé le principe colorant, on indigotinejdsns des famillesbien éloignées (§ 546), mais qu'on extrait surtout de celle-ci et de plusieurs espèces du genre Indigofera. Ces plantes bisamiuelles sont cueillies dès la première année, plongées dans l'eau, où on les laisse fermenter, qu'on soutire ensuite, et qu'on agite ali contact de l'air jusqu'à ce qu'elle soit devenue bleue par la combinaison de son oxygène avec l'indigotine ; puis on aide la précipitation de la matière en suspension par un mélange d'eau de chaux, et l'on fait, par l'évaporation, sécher le précipité.
§ 592. Rosacées. — Voici encore une famille qu'on peut considérer comme une association de plusieurs qu'il est impossible d'éloigner les unes des autres, tout en les dissociant. Son étude est instructive, en nous montrant comment certains caractères peuvent varier dans un même groupe naturel ; comment, en suivant ces variations d'un état extrême à un autre, par une suite d'intermédiaires, nous ne pouvons conserver de doutes sur le lien qui les unit ; comment enfin, voyant un autre caractère immuable à côté de celui qui change ainsi, nous apprenons à lui attribuer relativement plus de valeur. Le pistil d'un Pommier se compose d'un ovaire adhérent au calice dans toute son étendue, et renfermant au milieu d'une chair épaisse cinq petites loges; celui d'un Fraisier, d'imc foule de petits carpelles distincts a la surface d'un axe épaissi, saillant au-dessus du calice libre. Nous avons l'exemple d'un fruit syncarpé dans le premier, apocarpé dans le second au plus haut degré-
ROSACÉKS.
Mais si nous prenais un Spiraa, où cinq carpelles distincts sont (ixës tuT un torus plane au fond du calice encore liljre, puis un Cerisier, où il n'ja plus qu'un seul carpelle autour duquellc calice s'élève en s'évasant {fig. 207), puis une Akhimille, où le calice, toujours libre, rétrécit sun tube au-dessus des carpelles, au nombre d'un à quatre; uneEose [fig. 333), où les carpelles, plus nombreux et épar pi liés, semblen t naître de la surrace interne du tube, qui, renflé à leur niveau, se i-eferine au-dessus d'eux, ne laissant que le passage sudisant aux «tjles ; si, par une supposition, nous allons ud pas plus loin, et que, rapprochant toutes ces parties jusque-là distinctes, nous les soudions en un seul corps,
nous serons revenus au pistil du Pommier. Cependant l'insertion der étamines n'a pas varié ; elle s'est monti'de constamment sur un
tl4-«tl.0rgiD «U. Diicriiaaii
icilemenl. - e Calict
fil. Fnill. — / Ctrpt[\a tbiro'
. Sljle. - I
I Uétourpe cliUDUUiiu — cCuijIêJouidd'toilir
fOO BOTANIQUE.
cercle vers le sommet du tuLe calicinal. Donc la përigynie des étaraines a plus de fixité et d'importance que la relation du calice et de Tovairc libres ou adhérents entre eux.
Ajoutons^ aux indications qui précèdent^ des pétales insérés audessus des étamines sur le^ice^ alternant avec les lobes du calice en nombre ^gal^ le plus fréquemment cinq, et étalés en rose ; un embryon sans périsperme^ droit, à cotylédons charnus, à radicule courte tournée vers le point d'attache de la graine ; les feuilles simples ou composées, mais toujours mimies de stipules, et nous aurons les caractères généraux des Rosacées. L'ovaire adhérent, avec deux ovules, très-rarement plus ou moins, ascendants dans chaque loge et se changeant en un fruit charnu, distinguera nettement les Ponuh cées. Plusieurs achaines distincts, envelo^^s par le calice chama, insérés sur son fond, renfermant chacun une seule graine pendue, caractériseront les Rosées ou Rosacées proprement dites. Les Dryadées {fig. 614-621) auront plusiem*s achaines sur un réceptacle saillant au centre de la fleur, chacun avec une graine pendante ou dressée; les Sanguisorbées, des achaines réduits presque toujours à un ou deux, recouverts par le tube rétréci du éaliee endurci, qui souvent ne portait pas de pétales; les Spirœacées, cinq carpelles verticillés au fond d'un calice à tube court, renfermant chacun deux oyulcs ou plus, pendants ou ascendants, et s'ouvrant le long d'une suture interne^ les Amygdalées, un seul ovaire libre avec des ovules pendants collatéraux^ et, plus tai*d, une drupe; les Chrysobalamées, de même, avec la différence que les deux ovules sont dressés. Parmi les arbres de nos pays tempérés, si presque tous ceux des forêts se rapportent aux Amentacées, la famille desRosacées revendique presque tous ceux des potagers et des vergers, et c'est elle qui nous fournit la plupart des fruits que nous mangeons. Les Pommes, les Poires, les Coings, les Nèfles, les Cormes, les Azeroles sont produits par les Pomacées ; les Cerises, Prunes, Abricots, Pêchesj Amandes, parles Amygdalëes;les Framboises et les Fraises, parles Dryadées. Mais il est bon de remarquer que dans tous ces fruits, quoique provenant d'une même famille, ce n'est pas toujours la même partie que nous mangeons, puisque c'est le calice épaissi, confondu avec le péricarpe, dans les Pomacées ; le sarcocarpe seulement dans les Amvgdalées, en exceptant l'Amandier, dont nous rejetons le péricarpe pour manger l'embryon; dans la Fraise, le réceptacle chama qui porte les carpelles, et, dans la Framboise, les carpelles sans le réceptacle. Un autre fait digne d'attention, c'est, dans les Amygda- Ices, la présence du principe le plus vénéneux qu'on connais^, l'acide h ydrocyanique, qui se trouve dans les feuilles et les noyaux. Il entre donc, mais pour une proportion cxlrèmemcut faiblCj ^oos
OMBELDFËItES. 4DI
les liqueurs fermentées qu'on fait avec les fruits de certains Cerisiers : le marasquin, avec la Cerise-Marasca ; le kii'scbnasser, avec la Herise ou Cerise sauvage.
§ 50a. Ombellllère»{t/m6eJ(i/'erœ). — Ce groupe,si naturel et, cornmc tel, facilement reconnaissable à plusieui-s ti-ails saillants, a été depuis longtemps et géniiralemenl reconnu. On luîa
le nom qu'il reçut des le principe, d'après son mode d'inflorescence, i{ue nous avons fait connaître (§§2(i4, 234, ^9. 181)). 11 se compose de plantes la plupaii herbacées, annuelles ou vivaces, dont la lige aiiricnne, devant ainsi se développer dans le cours d'une année, pendant lequel elle acquiert souvent des dimensions assez constd^ rallies [développementauqucl la moelle ne peut longtemps se prêter),devient listuleuse comme celle des Graminées, commelaqucllc aussi elle prcscnic des diaphragmes à ses nuuds. Les feuilles
«•s. u fli
tu. Cogp
de le ne
rrucliRcalion de la droite i I. — ft Diiqiw ép;gjninu«.
.r,ta).
: du Cruil.
-/rérlcirpc. — g GriHic. —p lïTiipeciix- - cEiiilir;Di
402 nOTANJQUË.
allernes^ à limbe presque toujours divisé profondémeut^ embrassent ces nœuds par une gaine longue et large qui se prolonge plus ou moins baut et persiste presque seule dans les supérieures. Les fleurs (fig. 624) se composentd'imcalice adhérent terminé par cinq petites dents, quelquefois à peine visibles, et avec lesquelles alternent autant de pétales insérés sur le contour d'un gros disque glanduleux qui recouvre tout le sommet de l'ovaire, et qui porte également les cinq étamines alternes, à tilets souvent recourbés en dedans, toujours recourbés dans le bouton. Du centre du disque sortent deux styles courts, chacun terminé par un stigmate simple, et tournés l'un vers le centre de l'ombelle, l'autre vers sa périphérie, disposition qui répond à celle des deux loges renfermant chacune un ovule pendant et constUuant4eux achalnes qui jQjiissent par se séparer, ne restant imis que par l'axe ou faisceau des vaisseaux nourriciers, dédoublé en deux fitets dont chacun porte suspendu Tachaine correspondant (§ 429, fig . 380) . La graine, dont les téguments sont presque confondus avec le péricarpe, est presque entièrement formée par un périsperme généralement corné, vers l'extrémité supérieure duquel est niché un petit embryon cylindrique (fig. 626). Mais il est nécessaire d'aiputer quelques détails de plus sur quelques-unes de ces parties, si l'on veut comprendre les caractères employés, maintenant pour la distinction et l'arrangement des genres d'Ombellifères. On en a tiré des pétales entiers ou échancrés oubilobés, planes au sommet ou prolongés en une pointe repliée en dedans (fig. 255,623) : souvent cette corolle n'est pas parfaitement régulière, et les pétales situés au pourtour de l'ombelle prennent beaucoup plus de développement que les autres. Ce sont surtout les caractères tirés du fruit qu'il importe de bien connaître, et ils résultent des nervures saillantes à sa surface (fig. 622), le long de laquelle ils dessinent des côtes (juga) plus ou moins développées, tantôt sous la forme de lignes superficielles, tantôt sous celle de crêtes. Or, le calice adhérent se compose de cinq folioles, ainsi jpie-le prouvent les dents libres au sommet ; chacune d'elles offre inë' nervure médiane, et leurs bords, en se soudant deux à deux, déterminent autant d'angles alternant avec les premiers, de sorte que l'ensemble du fruit en présente dix correspondant alternativement au): nervures médianes (ju^à canna/ta) et aux bords réunis (juga suturalia); et que chacun des deux carpelles en présente cinq, un médian, deux intermédiaires et deux latéraux qui s'accolent avec les homologues du carpelle opposé. Entre les cinq côtes ainsi formées à la surface d'un carpelle doivent se trouver quatre angles rentrants ou vallécules (valleculœ). Quelquefois ui:"! «virvure secondaire, double par chaque foliole^ divise chaque \allocule dans