‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 13 sur 142 · Le memi · texte numérisé non relu

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ture dfiSftJiune f^ntc dans les premiers temps qui suivent sa vie embr|0d^re et où elle commence à vivre par elle-même détachée de sa plante m^. C'est de l'accumulation de la fécule dans ]es embryons que résulte l'emploi d'ungrand nombre de gi'aines pour la nourriture de Thomme et des animaux.

Lorsque les cotylédons onit^déjà un grand développement dan& remkryon^ et surtout lorsqu'ib présentent déjà la forme de feuilles, on peut observer dans certaines directions des faisceaux de cellules allongées, première ébauche des vaisseaux.

§ 31. Après l'émission de la graine, ou, pour nous faire comprendre au moyen d'une expression moins scientifique et vulgaire, après que l'œuf végétal est pondu, s'il trouve autour de lui ceilaines conditions favorables à son développement ultérieur et indépendant, parmi lesquelles doivent entrer en premièrb ligne l'humidité et la chaleur portées à un certain degré, conditions queluifQurnit ordinairement la terre lorsqu'il y est enfoncé à-une petite profondeur, il y est couvé pour ainsi dire, et la plante commence cette seconde période de sa vie qu'on appeUela germination,

§ 32. Dans les premiers temps elle tire sa nourriture d'ellemême, des principes accumulés soit dans ses téguments, soit dans ses cotylédons; principes ^i éprouvent divers changements chimiques par les circonstances nouvelles où le corps se trouve placé, et .deviennent ainsi propres à prendre part aux actes de sa vie. 11 en résulte l'accroissement de toutes les autres parties, de la radicule et de la gemmule. C'est la première dont le développement marche d'abord avec le plus d'activité ; et l'on peut s'assurer alors que dans la portion de l'axe comprise sous ce nom de radicule et inférieure au cotylédon, ce n'est que l'extrémité qui appartient proprement à la racine et suit une direction descendante, tandis que tout le reste suit une direction ascendante et appartient à la tige. La racine se reconnaît facilement à tous les petits filaments dont se couvre sa surface {fig. 106), et au moyen desquels elle commence à pomper les sucs de la terre. Bientôt la gemmule s'allonge aussi et se montre en repoussant le cotylé^ don ou les cotylédons qui la cachaient en l'embrassant. Elle étale les feuilles dont elle est composée (/îgf. 75 et 77, g) et dont le développement successif a toujours lieu de bas en haut sur l'axe, c'està-dire d'autant plus tôt qu'elles sont plus inférieures. A mesure que ces feuilles ont grandi et se sont montrées en nombre plus grand, les cotylédons se sont épuisés, amaigris, affaissés, et ordinairement ils finissent par tomber. Les feuilles nouvelles diffèrent en général d'eux par leurs formes (fig, 77) et tendent de plus en plus à prendre ccllos qu'elles présentent sui* tout le reste de la plante bien dtWe«

loppée. Cependant les premières, surtout celles qui sont immédiatement au-dessus des cotylédons, diffèrent souvent encore des autres. § 33. Lorsque le petit végétal s'est débarrassé de ses téguments devenus inutiles, lorsqu'il ne tire plus de nourriture du cotylédon

atrophié ou détaché, , et la puise' tout entière au dehors de lui-même, on peut dire que la germination est achevée.

Elle n'a pas fait apparaître de parties nouvelles, mais elle a rendu plus éviden-

75. Cerroiiiatico d*aii embryon monocotylédoné, celui du Zanichellia palustris, qui est presque semblable à celuidu Potamogeton. — m Collet, le point intermédiaire entre la tige t et la racine r. C(n Toit que celle-ci résulte du déyeloppement du mamelon terminal qu*on obseryûi{fig. 72, r) tout à fait au bas de l'embryon, au-dessous d'une dilafetion qui ici se manifeste par une espèce d'épatementen forme de collerette en m. — c Cotylédon. — g Gemmule dont la première feuille saillante hors de la gaîue du cotylédon cache les autres.

76. Germination d'un embryon dicotylédoné, celui d'une espèce d'Érable {Acer negundo). — m Collet. — r Racine. — t Tipc. T— ce Cotylédons.— f/ Gemmule.

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