CULTIVÉES. - VIGNE
commence sur In cMe occidentale de France^ vers Nantes (47^20) : de là elIer8montejtùq[u'auprès de Paris (49 degrés)^ un peu plus haut encore en Chaetipagne, et sur la Moselle et le Rhin, jusqu'à 51 degtés; puitf, après quelques ondulations^ passe à peu près au. même degré en SHésie^ redescend ensuite, vers le midi, à 48-4^ degrés en Hongrie, d'où elle se soutient à la même latitude jusqu'en Grimée et au nord de la Caspienne, où elle disparaît. La limite méridionale de la Vigne est aux Canaries vei's 27®,48, puis elle suit le littoral de la Barbarie, s'y interrompt pour reparaître sur un petit point de TÉgypte et beaucoup plus abondante en Perse, à 29 degrés et même à 27 degrés. Elle ne mûrit pas au Japon, et n'est pas cultivée en Chine, où sans doute elle pourrait l'être, mais dont tout le vaste empire est voué à la boisson du Thé.
Dans l'autre hémisphère et en Amérique, cette culture a été tentée avec succès, sur quelques points disséminés, d'après les habitudes et les idées des colons, mais non sur une échelle assez générale pour que sa circonscription actuelle puisse être considérée comme nécessaire et fixée par la nature. Dans l'Amérique septentrionale, où les premiers navi gateur^trouvèrent plusieurs espèces distinctes de Vignes croissant spontanément, la limite septentrionale de sa culture ne dépasse pas 37 degrés sur les bords de l'Ohio, 38 degrés dans la Nouvelle-Californie ; sa limite méridionale, 26 degrés à la Nouvelle-Biscaye, 32 degrés au Nouveau-Mexique. Dans l'hémisphère austral, où elle n'atteint certainement nulle part 40 degrés, on l'observe au Chili et dans la province de Buenos- Ayres; vera 34 degrés dans la Nouvelle-HoUande et au cap de Bonne-Espérance, si renommé par son vin.
Quant aux montagnes d'Europe, elle monte au plus à 300 mètres en Hongrie; dans le nord de la Suisse, à 550; ne dépasse pas 650 sur le versant méridional des Alpes, et peut s'approcher de 960 dans l'Apennin méridional et en Sicile, quoiqu'à Ténériffe elle n'aille qu'à 800.
De tout ce qui précède on peut conclure que la Vigne veut un climat tempéré, mais qu'elle se règle moins sur la température moyenne que sur celle de l'été, qui doit avoir une certaine force pour mûrir ses fruits, et une certaine durée, pour que cette maturation; qui doit s'achever en automne, y trouve encore une température assez élevée. Ne rencontre-t-elle nulle part sous les tropiques ces conditions favorables? Les observations modernes semblent décider la question affirmativement, puisque, outre certains points déjà signalés autrefois (comme une des îles du cap Vert, celle de Saint-Thomas près de la côte deGuixv<ie,^^lV!^JBs^
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sinie]^ on fait maintenant sur la côte ouest derAinérique méiidionale, vers le 18», le 14» et jusqu'au 6« degré, du Tin dont les voyageurs parlent avec éloge. On pourrait supposer que les hauteurs où cette culture a lieu compensent les latitudes trop basses ; mais cela ne peut être vrai partout, puisqu'on la voit, sur certains points, descendre jusqu'à la côte. Seulement il faut que le climat soit extrêmement sec, et l'humidité semble autre part la rendre impossible.
" ?, 653. Les limites de cet ouvrage ne nous permettent pas d'exposer la distribution de plusieurs autres végétaux cultivés comme utiles à réconomie et à l'industrie, et nous forcent de renvoyer aux courts renseignements dont quelques-uns ont été l'objet à Tarticle de leur famille, comme l'Olivier, la Canne à sucre (§ 556), le Caféier (§ 606), le Cacao (8 586) le Thé (§ 587), et diverses plantes servant à la fabrication des fils et cordages, des tissus, ou à la teinture.
Nous nous contenterons, en finissant, d'appeler l'attention du lecteur sur cette liaison intime des diverses branches de la science entre elles, et des connaissances théoriques avec la pratique. La classification, éclairée par l'étude de l'organisation, éclaire à son tour celle des propriétés; ell? introduit l'ordre dans le chaos des innombrables espèces végétales, permet de constater celles qui sont propres à chaque point du globe, conclut des associations naturelles des végétaux, desquelles résulte la flore de chaque contrée et de chaque terrain, celles que l'art peut essayer, et devient ainsi un des auxiliaires les plus utiles de l'Agriculture.
AVEC RENVOI AUX NUMÉROS DEfe PARAGRAPHES.