‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 23 sur 142 · TIGE. RAYONS MÉDULLAIRES · texte numérisé non relu

TIGE. RAYONS MÉDULLAIRES

pour les coupes régulières, dans lesquelles on a principalement égard à la quantité du bois, l'année où sa croissance commence à se ralentir; si c'est au contraire la qualfiU qu'on recherche de préférence, une autre époque conviendrainieux.

Une même zone n'a pas toujours dans toute sa circonférence une épaisseur égale, et, lorsqu'il y a inégalité, elle se fait ordinairement sentir dans un grand nombre de couches successives et du même côté, de soile qu'il devient clair qu'elle est due à une cause perma- • ncnte agissant dans ce sens. On avait cru d*abordaue cette cause était la diversité d'exposition pour les différents côtés de l'arbre, qui croîtraient plus au midi qu'au nord. Mais on s'est assuré de la nullité de cette influence, qui d'ailleurs devrait agir généralement et régulièrement ; et l'on a constaté que le phénomène est dû à des influences purement locales : par exemple, à ce que l'arbre est gêné et masqué d'un côté, libre de l'autre et exposé à la lumière, surtout à ce que ses racines trouvent un meilleursoldel'unque del'autre.

§ 66. Nous avons présenté l'alternance des saisons comme déterminant la formation des couches annuelles^ par l'interruption et la reprise régulière du travail qui y préside. Que se passe-t-il donc sous les tropiques, où les hivers sont trop chauds pour interrompre le travail de la végétation ? Il sçmUerait qu'elle doit se continuer incessamment, et que le bois formé à toute époque ne doit pas se séparer en zones distinctes. Elles le sont moins en effet dans beaucoup d'arbres de ces contrées, quoiqu'on général elles le soient encore. C'est que dans la plupart la végétation est soumise aussi à un repos périodique : la saison de la sécheresse, qui pour beaucoup d'arbres amène la chute des feuilles, supplée là, jusqu'à un certain point, à notre hiver. Des observations suivies dans des climats aussi peu semblables au nôtre ne pourraient, du reste, manquer de nous apprendre et de nous expliquer beaucoup de faits différents de ceia auxquels nous sommes habitués.

§ 67. Bayons médallalres. — Nous avons eu occasion, dans tous les articles précédents, de parler fréquemment des rayons médullaires; nous avons exposé leur composition, comment ils se forment et se multiplient. Ceux qui, existant dès l'origine de la tige, se continuent sans interruption de la moelle à l'écorce, ont été nommés graipds rayons [fig, 93, rnC) ; ceux qui ne se sont montrés que dans les années suivantes, et ont leur point de départ dans les couches correspondant à ces années, ont été nommés petits rayons (fîg, 93, rm"rm'" rm""). Ceux-ci se présentent même dans les bois où la distinction des couches n'est pas manifeste, et indiquent ainsi, quoique obscurément, des formations successives que l'homogénéité de toute la masse ligneuse ne permet pas d'apercevoir autrement.

Cî nOTANlQUE.

Si l'on examine les rajons, non plus seulement sur la lianclie horizontale, mats sur la tige fendue dans sa longueur, on voit que les cellules qui les composent, placées les unes au-dessus desauti-es sur un ou plusieurs rangs, forment des lames, minces(^7. 94, rnt). Silamarchcdes faisceaux est parfaitement recti ligne, comme dans

la Clématite, par exemple, les lames formées par les rayons s'étendent sans tntemiplion d'un bout de ta tige à l'autre : c'est suivant elles que le bois se fend, et cela avec une extrême facilité. Hais le plus souvent, les faisceaux partiels sont plus ou moins flexueui dans leur trajet vertical, etalors,là où ils dérient.Ies lames s'interrompent. C'est ce qu'on constate clairement soit en ciamiDatit la surface du boisécorcé, soit encore mieux sur des tranches verlicales très-minces perpendiculaires aux rayons (yfff. 95)- On voit les faisceaux, ilabord unis, diverger un peu, pour se réunir de nouveau plus bas, et laisser ainsi entre eux dans leur écartement un intervalle rempli par lescellules des rayons, dont les lames se moulent

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