FEUILLES. STRUCTURE
(rois parties : 1<^ la limbaire^celle que forme la dilatât ion terminale ordinairement aplatie^ ou le limbe (limbus); 2* la pétioiaire^$ 3* la vaginale^ formée parla gaine ou les stipules. Une feuille de Renouée {Polygonum [fig, ii3]) offre ensemble ces trois parties bien yisibles. Dans d'autres plantes^ la feuille est réduite à deux de ces parties ou à une seule. Ck)mme c'est le limbe qui constitue en général la partie la plus étendue et la plus visible et la première formée, que c'est lui qui est vul- ^ gairement connu sous le nom de feuille^ que c'est en lui que s'exercent les fonctions que cet organe fondamental est appelé à renoplir dans la vie du végétal^ c'est son examen qui nous occupera principalement. Nous Tétudierons : 1* dans les feuilles qui vivent à Tair ; 2* dans les feuilfes qui vivent sous l'eau.
§ 105. Fevilles aériennes. — I^mr stmeinre. -— C'est dans le cours de la première année où s'est formée la tige ou la branche que les feuilles se montrent et s'épanouissent autour d'elle. On les voit d'ab<»rd^ sous la forme de petites masses ou de lames, rapprochées et serrées les unes contre les autres. Elles s'écartent entre elles à mesure que la tige s'allonge, et en même temps s'agrandissent, en prenant graduellement la forme et les dimensions qu'elles doivent définitivement conserver. Lorsqu'elles y sont arrivées, si on les examine à l'intérieur, on voit qu'elles sont formées des mêmes éléments que la tige, qui semblent se continuer de Tune dans les autres, des mêmes vaisseaux, des mêmes fibres et parencliyme. Ces taisseaux et fibixîs sont dans la tige même réunis en un faisceaiBy et quelquefois conservent plus ou moins longtemps cette dispoMon en se détathant et s'éloignant de cette tige : c'est alors qu'on a un pétiole* Ce faisceau n'est pas simple ordinairement, mais composé par la juxtaposition de plusieurs; et, lorsque les latéraux s'écartent un peu des autres à la naissance ou base de la femlle, on a une gaine ou des stipules. Tantôt près de cette base, tantôt plus ou moins loin, tous ces faisceaux commencent à s'ccailer : c'est le conunencemcnt du limbe, qui résulte ainsi de
113. Feiûlie d'une Reuouée {Polygonum hydropiper) avec un bout de tige qui la porte. — / Limbe.— p Pétiole. —9 Gaine ou partie vaginale embraMaat la tige, et temiiaéc supcricttreiiieut par des ciU.
leur épanouissement. Les faisceaux ûbro-vasculaires forment h partie la plus solide du limbe, sa ctiarpente ou son squelette : leurs intervalles sont remplis par le parenchyme. Le tout est enveloppé par l'^piderme qui continue celui de la lige.
g 106. Le limbe, formé par une expansion aplatie, présente nécessairement deux faces (paginœ) et deui boi'ds (moraine*) qui, partant de sa base, vont se réunir à son sommet'. Dana la majorité des ïdgélaux, dans la presque totalité de ceux de notre pays (1), son plan est perpendicuiaii'e, ou phis souvent un peu oblique par rapport à la tige, de manière qu'il présente une face supérieure ou rcgai-dant en haut, une face inférieure ou regardant en bas, et que ses deux bords regardent l'un à droite et l'autre à gauche.
§101. Le limbe quoique aplati, offre entre les deux lames d'épidcnne qui le couvicntune cci laine épaisseur occupée par le squelette fibro-vasculaire et le paren> f chyme. Y observe-t-on des vais- ^V seaux et des cellules de diverse nature, et, dans ce cas, comment sont-ifô distinbués les uns par rapport aux autres? Nous avons dit r que les faisceaux se continuent avec ceux de la tige ; nous savons d'autre part que ceux-ci, soit dans les tiges des Honocotylédonées, soit dans ceUes des Dicolylëdonées de première année, se composent en dedans de trachées déroulable^ llig. 114, ()> ^in peu plus extéi-icu- ' '.^ rement de vaisseaux d'un autre
*•' ordre, annulaires, rayés ou ponc-
t|4. tués (v), avec des fibres ligneuses
[/); tout à fait en dehors, de vaisseaux propi-cs et de fibres corticales (i). Les rapport da ces parties
(1) L'upeel dd irbru el dei foriis it la Nomellf-Holluide aiiit frappé Ici pr*-
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