FEUILLES. STRUCTURE
constituantes se conservent dans la feuille {fig. HA, p). Le faisceau^ vertical dans la tige, en devenant oblique ou horizontal dans la TeulUe^ doit tourner en hautlaportionqui avant regardait en dedans, en bas la portion qui avant regardait en dehors. Or^ un faisceau ilbro-vasculaire de la feuille présente^ dans^ sa moitié tournée vers la face supérieure, d'abord des trachées (t), puis des vaisseaux d'un autre ordre (v) accompagnés de fibres (/");. dans sa moitié tournée vers la face inférieure, des vaisseaux propres et des fibres analogues à celles du liber (Q : de telle sorte qu'on pourrait, jusqu'à un certain point, comparer la supérieure au bois et llnfériewe à l'écorce.
§ 108. L'épiderme offre aussi en général sur l'une et l'autre face des différences remarquables. Nous avons déjà signalé précédemment les stomates beaucoup plus abondants sur l'inférieure qpie sur la supérieure. La première présente encore souvent des poils et des écailles qui manquent ou sont beaucoup plus rares sur la supérieure, et par là une plus grande ressemblance avec l'aspect extérieur de l'épiderme de la jeune tige. Dans les feuilles qui flottent sur l'eau (celles du Nymphœa, par exemple), c'est au contraire l'épiderme supérieur qui est percé de stomates, tandis que Tinférieur en est dépourvu. Dans toutes les feuilles, les stomates ne s'observent que sur la portion qui correspoiyl au tissu ce^ulaire, et manquent sur celle qui correspond aux faisceaux fibro-vasculaires.
§ 109. Quant au parenchyme, il mérite un examen particulier comme siège des fonctions spéciales de la feuille.
En général, dans celles qui sont assez minces et aplaties {/ig. 115^ et 116), on peut distinguer deux régions ou couches de ce parenchyme. Tune supérieure, l'autre inférieure. Dans toutes deux, les cellules sont, à l'état normal, remplies de granules colorés en vert par la chlorophylle; mais elles n'ont en général ni la même forme, ni le même agencement dans l'une et dans l'autre. Car dans la supérieure {ps), au-dessous de l'épiderme {es), on trouve un, deux ou trois rangs d'utiicules oblongs, beaucoup plus étroits que ceux de cet épiderma, obtus à leurs deux bouts, dirigés perpendiculahement à la surface de la feuille, pressés les uns contie les autres de manière à ne laisser entre eux que d'étroits méats (m), s'écartant cependant quelquefois de manière à laisser entre plusieurs d'entre eux une lacune qui se trouve le plus souvent correspondre à im stomate {fig, 80, s). La couche inférieure (pi) est composée d'utricules irréguliers, tantôt rameux, unis entre eux seulement parle bout de
entre eoz. On Toit aussi comment ils se modifient ainsi que le tissu cellulaire envtroonant, en passant ainsi d*un organe dans un autre, d'où résulte rarticulaliou a entre cet deux organes. — /Tracliées. •— o Vaisseaux spiraux d*un autre ordre; ilf lOBt ici anautaires. -^ /^ Fibres ligneusei. — / Fibres corticales ou du liber.
06 UOTANtQUE.
tcui'B branches, taDldt simples et accolés par la plus grande parlie ie Icjo» suiiaces, mais dans tous ces cas laissant entra euK de nnmtireuses lacunes [t) qui cominuniqueDt les unes avec les autres et
forment un parenchyme rëticnlô, qu'on pourrait appeler caverneux ou spongieux. De ces lacunes, brâucoup sOnt ùtuées immédiatement sur l'épiderme inférieur, criblé, comme on le sait, d'un bien plus grand sombre de stomates que l'autre, et c'est précisément i ces stomates que correspondent les lacunes. Le parenchyme de ces Teuillesest donc généralement plus serré en haut {ps), en bas plus lâche {pi], creusé d'un plus ^u moins grand nombre de lacunes communiquant entre elles ou immédiatement ou par les méats, e( audeliors parles ouTêrtures des stomates.
Sa disposition n'est pas la même tout à Tait dans les feuilles épaisses des plantes qu'on désigne vulgairement sous le nom de grasses, dont les cellules assez grosses laissent peu d'intervalle entre elles, et ne renferment que peu de globules verts, surtout vers le centre obleuramos blanchâtre simule une sorte de moelle. 11 est inutile de slétendre ici sur les modifications diverses que peut présenter ceparenchymedesfeuilles, suivant le végétal où on l'examine, suivant ta place que la feuille observée y occupe, et même d'tne mSme feuille à difféients âges. Hais l'existence dans BOnépaisseurd'uncertainnombredeméatset de lacunes, dont Ici plus extérieurs s'ouvrent sous les stomates, et le rapport constant qui existe entre la fréquence decea vides etrintensité de la coloration en vert, Hot deux faits généraux qu'il ne faut pas perdre de vue. On peut constater cette disposition au moyen de tranches trèsus. Trucbc mi»» nniuic ttile aumac feuille de Ui cl luc 1 anfortiraw - ■ciiKiil. — M Épidenne de li ficc HipérieuK. — ti Épiderme do la Fice ioHrienre. — jw Parsnchima d« li Tégion lupérieure. — pi Pamicliiine de la région inferiBure. — m Ititlt. — 1 1 Lacune».
Il«. Irinche tcablibleiurlg Tcuilla de l> Baluininc. — Les mâmctlellrttaad* «™« liipuGciliaii que diu li ll|iin pcccMleal*. — 1$ SiMUtw.
• Les feuilles qui Tivenf .jKbs