III. ffenilk de rÉcoells d
!. — Il Filiole.— uni Hcr
m BOTANIQUE.
DaiH le second cm, qiii a lieu si le parenchyme comble l'inlcrvalle des neinires ainsi div^gentes aar plusieurs plans, la Tenille oITrira un solide terminé par une surrace courbe ou par plusîenn surfaces planes, déterminant à leur réunion des angles ou arfilL^s, ou par une combinaison des mies et des autres. Ce corps sera quel* qu^ois assez régulier pour être reconnu au moyen des noms que la géométrie assigne aui solides [pjramide, prisme, cylindre, cûne); d'autres fois son défaut de régularité échappera aux définitions rigoureuses, et on le désignera plus convenablement par des noms empruntés à des objets vulgairement connus (comme une ^pée, un nhre, une lai^e, une bosse, etc., etc. ; d'où l'on tire les ëpithètes ensifotme, acinaciforme, linguiforme, gibbtiuse, etc.).
§ 1 1 4. Revenons au limbe aplati, et examinons la distribution du parenchyme par rapport aux nervures. Il peut remplir complètement leurs interstices, de manière que la ligne qui passe par les extrémités des nervures les plus allongées et forme les bords de la feuille soit continue : on dit alors que la feuille est enlièn If^ itilegrum [fig. 120]). Souvent le parenchyme s'arrête avant la terminaison des nervures ; alors la feuille est découpée, son bord formé par UDe suite de lignes brisées. Ces découpures ont refn différents noms, suivant que le parenidijme s'arrête plus ou moins prhs de la nervure médiane, et que le bord présente ainsi une alternative d'angles saillants et rentrants pins ou moins profonds. Si ces saillies sont fort courtes, elles ont reçu le nom dé dents; celui de dents m sci» dans le cas oii elles sont aiguës ifig. 128] ; de créiulures dans le cas où elles sont obtuses. Si les découpures sont plus profondes, auquel cas elles sont aussi, en général, plus larges,cc sont des lobes. Cette profondeur varie beaucoup, et avec ses tle^s les noms par lesquels on distingue les lobes. S'ils n'atteignent
1». FeuiLIt d* Chine.
, 1». Feuille d« Taltritne (VofartoM dlelca).
FEUILLES. FOHHB. lOI
pasjus>]u'aumilieudud^nii-linibe,cesontdes;{MurM;!t'i]3pdnètTent plus avant et plus près de la nervure médiane, cesont des partitiotu; à c'est jusqu'à la nervure même, ce sont des segmenta. On désigne naturellementla forme des feuilles par deséplthètes tirées decesdi- Terses déoominations. On dit qu'elles sont dentées, dentées en scie, crénelées, fendues, partagées, coupées ifolia denlata, serralo-deih tata [fig. 124], craxata, fida [fig. 122], partita \fig. 123], ucta [fig. 125]), d'après la profondeur, la figure et la giandeur des découpures. Hais ordinairement ces mots ne sont pas employés seuls;
fl) font putie d'an autre composé «t indiquent par là plusieurs modifications à la fois. Si l'on dit, par exemple, qu'une feuille est trifidc, ou quinquéfide, ou mnltiflde,' ou palmatjflde, ou pinnatiâde (fig. 13S), etc., on comprend tout de suite que son bord est découpé, jusqu'à une pi'ofondeur qui n'atteint pas sa moitié, en lobes au ooml»« de trois, ou de cinq, ou indéfini, disposés comme les nervures palmées ou pennées, etc., etc. Si,à la désinence ;ïile, onsubstitiiecelledC}]ar/ie(/'.nitiJitp<»-ti(a,}MiImatiparli{a[/iy. 124), jûimatipartita \fig. IS3]j, on comprend que les découpures pénètrent au delà de la moitié du demi-limbe; si c'est la désinence aéquie [poJnuttMcia [fig. 12S], piruiolûecta, etc.), qu'elles pénètrent jusqu'à la nerviu^e médiane, et que diaque lobe ne tient que par celle-ci aux lobes voisins, toujours avec la modification qu'indique le commencement du root.
§ ils. Dans toutes les feuilles dont nous avons parlé jusqu'ici, c'est toujours en s'éloignant de la nervure médiane ou axe de lu feuille que le parenchyme interposé aux nervures secondaires Icnd i
tu. Fculllsdt nicin (/?ici>ii(I fOKuUiiiilt, '
l!S. Fcaillc (le rnbiw conmw.
>^NELIBRARY.Sm\nmm^
h disparaître, dételle sorte que la lame formée par ielimtie, iiitcrroiupue vers le bord, forme plus intérieurement un tout continu. Nous sommesnëanmaingarrivcsàun dernier degi'é de découpure, où cette continuité n'a pins lieu qu'au inojcn de la nervure médiane; cependant chaque segment tient encwe il cette nervure dans une assez grande étendue, et offre souvent î, sa base son maximum de largeur.
Mais il peut se présenter un e autre disposition, c'est qu'il ne tienne à la nerYure médiane que par lefaisceau secondaire qui se détache de celle-ci pour le Ibimer, et que l'épanouissement de ce faisceau et l'interposition du parenchyme n'aient lieu qu'à une certaine distance de la nervure. 11 est clair qu'alors le faisceau secondaire se comporte relativement à la nervure médiane, absolument comme le pétiole s'est comporté relativement à la branchedont il naît. Celle nervure prend don d'apparence d'une branche ; ces segments prennent celle d'autant de petites feuilles indépendantes les unes des autres.Hais on reconnaît encore que c'est une feuille unique, parce que tous ces segments dont elle est formée sont toujours dans le mSme plan, et parée que, quand elle se sépare de l'arbre, c'est d'une seule pièce. La feuille prend alors le nom de composée ; sa nervure médiane, celui de r<2(j^is on pétiole commun; ses segments prennent celui de folioles; et si le faisceau médian de chacune d'elles reste quelque temps indivis à la base, celte poiHon est le pètiolnle. Ce nom de composée est opposé à celai de feuille simple par lequel on désigne celle dont nous avons parlé précédemment, et dont toutes les partie? sont continues.
Connaissant l'origine de la feuille composée, nous savons d'avance qu'elle pourra présenter des modifications analogues k celles que nous avons signalées dans la feuille simple, et qui dépendent de sa nervation palmée ou pennée. C'est à ces folioles qu'on appliqueces épitbëtcs: parexemple, celles du Marrannier d'Inde (^i;. 126] sont palmées ; celles de notre Acacia {/ig. 127) sont pennées. Lorsqu'on appUque à la feuille le nom de pennée {pinnatam) seul, c'est celle dernière forme qu'on désigne. Dans les mots composés par lesquels lin caractérise les diverses modifications de ces feuilles, on emploie ladésinence de foUoiie ; on dit uncfcuille bifoliolcc, trifolitdée, multifolioléc {Jig. 127), suivant le nombre des folioles qui en font partie. Souventelles naissent deux àdeux, une de chaque côté de Ift feuille \fig. 13i), et c'est ce qu'on appelle une paire (jugum) j d'oJl l'on a tini les épithètcs de bijuguées, trijugnées, multijuguée£,3uivantle nombre des paires. On dit que la feuille est pennée sans impure [abrupte pinnatum) ou avec impaire [imparipimiatum), suivant qu'elle est compostée seulement d'une ou de plusiciu's paires k(ù-
KRULLES. ronUE. If
a Ifig. 127), que l'extramilé de la neiTuru médiane m v: .Cimine par une seule foliole qu'on appelle terminale.
16, Nous n'avons encore pai'lé que de la nervure mddiane el
<^4es nervures secondaires. Dans unceitain nombre de plantes, la
■L^mion ne va pas plus loin; mais, dausun plus gi-and nombre, les
^KHcondaires se divisent àleur tour, et l'on peut avoir ainsi une série
iPesubdivisions déplus en plus petites, de plus en plus nombreuses.
Bf Or, tout ce que nous avons dit relativement aux nervures secon-
bJ, 4ureg se répète relativement aui nervures de 3", 4', 5' ordre, ele.,
•une pouvaiit jouer par rapporta celledont elle naît lesrâlesque
s avons vu les secondaires jouer par rapport à la médiane. Dans
s feuilles simples, les lobes peuvent donc h leur tour ôtre eux-
"mMeotiersondiveraementdivisés, etcesdivisionselles-mèmcs
|R,4UftSllieUesàdessubdivisions. Pour l'indiquer on se sert des mfimi's
IpffMiÛMfi-écêAéeii des syllabes bi ou tri, qui indiquent le nomhie
A||e Ibift qœ la reuillc va ainsi se subdivisant. Par exemple, une
Pïkame biserrée seia une feuille dentée en scie dont les dents sonl
I du Harronaii-r d'rsdc [jEtailai hippoaulaniiin).
toi BOTAKIQUR. ,
elles-mêmes bord^ de dents semblables (fig. 138) ; une Emilie bipinnaliAde sera une feuille pinnatifide doat les lobes sont emn lobes plus pctils ou lobules, toujours suivant la
même disposition pennée des nervures (jlg. 1S9). Au dclh d'une double division, les parties deviennent ordinairement trop petites pour qu'on se donne b peine d'en eiaminer le système régulier, et l'on confond sous le nom de laciniéea ou déchiquetées {fig- 130) toutes les feuilles à lobes très-nombreux et indéfiniment divisés.
Dans les feuilles composées, les folioles peuvent elles-mêmes être dentées oulobëes. Hais, lorsqu'elles se divisent, c'est plus souvent encore d'après le même mode qu'elles l'ont fait une première fois, chacune se décomposant elle-même en folioles (f. decompotaum), qui quelquefois se décomposent ainsi à leur tour [f. mpra-dteompoaitum].Oa dit alors que la feuille est deux fois (/Ifr. 131, t)> '"^'^ fois pennée ou palmée {f. bitri-pinnalwn, bi-tri-palmalum). Les nervures secondaires, tertiaires, sont devenues eUes-mtaui nitant de rachis ou priâtes partiels.
§ 117. Nous ne nous arrêterons pas davantage sur les fermes des feuilles, dont la diversité est si grande. Leur connaissance est
FEUILLES. PETIOLE. !•&
néressaîre pour l'intelligeace des livres destinés à décrire et distit^uer les diverses espèces de plantes, mais superflue lu^qa'on «Hudie la plante en général. Il nous suffisait de faire comprendra
comment la di£bitmtlon de ces fliinieatE conslitutirs de la feuille, les nemires qui en sont le squelette, le parenchyme, qui en est la partiemoUe et essentielle, dé terroineces apparences si variées;comment au fond il n'ja dediflérences que dans le degré de développement relatif des unes par lappoi't & l'autre, et comment la feuille la plus composée n'offre pas un pi os grand nombre de parties, mais seulement la môme partie répétée un plus grand nombre de fois. § 118. Pétiole. — Nous avons déjà signalé la forme la plus ordinaire du pétiole, celle qui résulte de la réunion des faisceaux fibro-vasculaires partiels qui, se détachant de la tige pour former l'expansion latérale de la feuille, restent, dans une étendue plus on moins longue, rapprouhés en un faisceau unique, et figurent ainsi lue sorte de petit rameau interposé entre celte tige et le