‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 37 sur 142 · Partia de !■ tenilla du laierpiHiBn hirnilam · texte numérisé non relu

Partia de !■ tenilla du laierpiHiBn hirnilam

Itl. Fcrilla d« VAeaeia Merophylla. — p n-jWiii» on péHol» ilargi qui tttnat •raïul ual li [enilla. — I Partie limbaire eanpoiée de toUuln bipennéei, qui

toc BOTANIQUE.

limbe.Ge faisceau est accompagné de parenchyme^ dont la majeure partie lui forme une enveloppe revêtue elle-même par Tépid«|me dépourvu là de stomates^ de même qu'il l'est sur la surface des nervures, continuations du pétiole (§ 107).

§119. Nous avons dit autre part (§ 12) que les vaisseaux, à l'origine d'un organe naissant d uu autre sous un angle qui change leur direction primitive, présentent quelque changement dans la forme de leurs éléments, cellules ou fibres, qui se raccourcissent et s unissent bout à bout par des surfaces moins larges. 11 résulte de cette union moins intime une tendance à se désunii plus facilement; tendance à laquelle contribue aussi le parenchyme dont les cellules présentent aux mêmes endroits des modifications analogues. Aussi arrive-t-il fréquemment qu'à une certaine époque du développement l'adhérence de ces parties peutse trouver assez affaiblie pour qu'elles finissent par se disjoindre, soit spontanément, soit par le plus léger effort. C'est ce qu'on nomme une articulation, et ce qu'on observe souvent au point de juxtaposition de deux organes composés, aux nœuds de la tige, à l'origine des rameaux, à la naissance des feuilles.

Les feuilles sont donc souvent articulées sur la tige, et c'est otdinairement lorsque la surface par laquelle elles se continuent avec elle offre moins de largeur. Alors elles s'en détachent à une époque plus ou moins avancée, forsqu'elles ont rempli les fonctions auxquelles elles sont destinées dans la vie végétale et tendent à se flétrir. Cette époque varie suivant les plantes .: tlans un grand nombre elle arrive dans le courant de l'année qui a vu naître les feuilles ; dans d'autres, elle diffère davantage. Mais, lorsqu'elles ne sont pas articulées, elles continuent à rester unies au végétal, quoique mourantes ou mortes. C'est ainsi que nous voyons pendant l'hiver les Chênes rester couverts de leurs feuilles flétries, tandis que celles du Noyer et du Marronnier d'Inde sont tombées dans le courant de l'automne.

C'est parmi les feuflles simples qu'on trouve généralement celles qui persistent, tandis que les feuiUes composées sont en général articulées; et dans ces dernières, non-seulement le pétiole Test sur la tige, mais les folioles le sont aussi sur les pétioles partiels et s'en détachent en se désarticulant. C'est même par ce caractère que beaucoup d'auteurs définissent les feuilles composées, ne considérant pas comme telles celles qui persistent tout d'une pièce, quoique dans leur jeunesse elles présentassent toutes les apparences de la composition.

§ 120. Lorsqu'un pétiole se désarticule, après sa chute, on observe souvent sur la tige, au point oii il en naissait, un renflement qui auparavant paraissait faire partie de lui-même et lui servait

FEUILLKS. PHYLLODE. lOt

de base. On a nommé coussinet {puîvinus) cette petite excroissance latét-ale de la tige, dont la face townée en dehors et en haut, aï qui se continuait auparavant avec une face semblable' du pétMc, est la cicatrice qui résulte de leur désunion (fi g. 142, c, 145). On voit en général nettement sur cette face, au milieu du pareil • chyme, plusieurs points qui indiquent les faisceaux concourant à la formation de ce pétiole. Ils sont diversement groupés dans les diverses espèces de plantes, et de ce groupement, ainsi que de la forme générale de la cicatrice et du coussinet, on peut tirer de bons caractères pour reconnaître les arbres dans l'état de nudité où les laisse en hiver la perte de leur feuillage.

§121. Le pétiole est ordinairement plus court que le limbe; quelquefois il l'égale en longueur, quelquefois il le dépasse. 11 varie aussi en épaisseur ; lorsqu'elle est assez considérable relativement aux dimensions du limbe, et par conséquent à son poids, il le supporte sans flé(^ir, surtout lorsqu'il est court, comme on peut le prononcer d'avance d'après les lois de la mécanique. Lorsqu'il est grêle, ou allongé, ou d'un tissu mou où le parenchyme prédomine par rapport aux fibres et aux vaisseaux, il se penche ou se courbe en arc, entraîné par le poids du limbe attaché àTextrémité de ce levier flexible. «

11 est souvent cylindrique, plus souvent encore arrondi tout le long de sa face inférieure, aplati, ou plus ordinairement encore creusé en gouttière sur la supérieure. Quelquefois il est aplati dans toute son. étendue, suivant le même plan horizontal que le limbe. Dans quelques cas rares, à son extrémité il s'aplatit en sens inverse, offrant ainsi une lame verticale qui donne prise au vent : de là dans les feuilles des Peupliers cette mobilité presque continuelle qui leur a fait donner le nom de Trembles.

§ 122. PhjUode* — Nous avons supposé jusqu'ici que les faisceaux approchés dans le pétiole marchent parallèlement jusqu'au limbe, et c'est en effet le cas ordinaire. 11 n'est cependant pas constant, et quelquefois les faisceaux commencent à diverger dans le pétiole même. Si cette divergence continuait, ce serait le commencement du limbe; mais, un peu plus haut, les faisceaux convergent de nouveau, et ils se sont rapprochés tout à fait, comme à leur origine, avant d'entrer et de s'épanouir dans le véritable limbe. Dans cette marche, ils ont cessé d'être parallèles, mais en restant dans le même plan et sans se ramifier. 11 résulte de cette disposition que le pétiole, ainsi dilaté, offre lui-même l'apparence d'un limbe (fîg, 131, p), ce qu'on est habitué à considérer vulgairement comme la fouille, et c'est pourquoi on lui a donné alors le nom particulier depht/llode (diminutif de ^uXXcv, feuille).

m BOTANIQUE.

Le phjUode se distingue du limbe, parce qu'au lieu de nervures BecoodairespenDées parlant d'uDS nervure médiane qui s'épuise graduellemeot à mesure qu'dles s'en détachent, il est parcouru par un certain nombre de nervures longitudinales réparties sur toute sa surTace, et à peu près égales entre elles et de la base an sommet; il s'oi distingue aussi parce qu'il est habituellement placé sur la tige dans un sens contraire aux vraies feuilles, c'est* à-dire que son plan esta peu près vertical au lieu d'être horixontal. § 123.«alDe.—HtipaieB.— Le pétiole, avons-nous dit(§104), s'élargît quelquefois à sa base et embrasse ainsi la tige tout entière ou une portion de la tige en se continuant avec elle : c'est ce qu'on appelle sa partie vaginale ou gaine de la feuille. Alors les faisceaux destinés à celle-ci, au lieu de se concentrer et de passa dans le pétiole rapprochés en un seul, se sont détachés séparément du pourtour de la tige, et ont dû former avec le parenchyme qui les unit une sqrface cylindrique m une portion de cylindre creux au lien ,,Jr d'un petit cylindre plein. Quelquefoii les faisceaux d'ahord écartés convergent peu à peu plus haut, et la gaine y; rétrécit graduellement en pétiole :

c'est une sorte de phyllode commençant immédiatement sur la tige ; d'autres fois (Ag. 132) les faisceaux btél^i * V" ' raui s'arrêtent après un trajet plus

Vu'w' s ou moins court, ou se prolongent sur

'■ Vv un autre plan que ceux du pétiole, et

!t\y,^ c'est alors qu'on a la distinction Inen

\^ " nette du pétiole et de la gahie. Sou-

vent enfin le pu-enchyme ne lie pas ^ ces faisceaux latéraux & ceux du milieu qui se continuent daosle pétiole, et c'est l'origine probable do beaucoup de stipules.

§ 124. On définit généralement celles-ci comme de petits organes foliacés situés d'un et d'autre côté de la base des feuilles, et, dans l'état actuel de la science, il est ditflciled'en donner Une définition plus rigoureuse. U est vraisemblable que leur production, qui n'a pas encore été suffisamment éclairée par l'anatomie végétale, est analogue à celle deslobcsiatéraui des feiiilICKSimplcs on (icsfolioles des reuiUcs composées ; ipie ce sont de mûme des épanouissements

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