FLEUR EN GÉNÉRAL. INFLORESCENCE
l'on peut' trouver aussi des pddicelles munis au-dessous de la fleur de plusieurs petites bracttes, qu'on désigne dans les descriptions par le diminutif de brctctéoles. Comme leur nature est évidemment la même que celle des autres^ et que^ dans quelques cas, on voit des fleurs se développer aussi à leur aisselle, de sorte que le pédicelle ainsi chargé de plusieurs fleurs cesse d'en être un , il vaudra mieux réserver ce nom au dernier entre-nœud du pédoncule florifère, et le pédicelle sera caractérisé non-seulement par la fleur qui le termine, mais par l'absence de toute bractée.
Quand nous aurons à décrire une inflorescence, nous devrons d'abord indiquer ses rapports avec le reste de la plante, avec les feuilles proprement dites : elle partira de l'aisselle d'une de celles-ci ou terminera un rameau ; elle sera aœillaire ou terminale, située plus ou moins baut sur le végétal, se détachant de sa partie feuillée dans une étendue plus ou moins grande, etc. , etc. Nous devrons ensuite l'examiner indépendamment du reste de la plante et dans la relation de ses différentes parties en elle-même. La traitant alors comme un tout séparé, nous y nommerons axe primaire le pédoncule commun, que les auteurs ont souvent appelé rachis, celui d'où naissent tous les autres; et ceux-ci, axes secondaires, tertiaires, etc. , suivant l'ordre dans leqtiel ils se montrent. Or la plupart des modifications que nous a offertes la ramification des axes portant des feuilles se retrouvent dans celle des axes florifères , avec cette différence qu'il ne faut pas perdre de vue : c'est que , dans les premiers, chaque axe se continue indéfiniment par lapit)duction de bourgeons terminaux, et ne s'arrête que parleur suppression; que, dans les seconds, au contraire, c'est la production d'une fleur qui l'arrête , et que , quand il n'en vient pas une pour le terminer, il rentre véritablement dans la classe des premiers.
§ 260. L'axe primaire de l'inflorescence peut donc : 1» être terminé par une fleur ; dans ce cas, il s'arrête là, et l'inflorescence ne continue à s'étendre qu'au moyen des axes secondaires, qui s'arrêtent, bornés à leur tour par la production d'une fleur terminale, puis des axes tertiaires, et ainsi de suite ; 2one pas être arrêté dans son allongement par la production de la fleur qui viendra terminer seulement ou les axes secondaires, ou les axes tertiaires, etc.
De là deux grandes classes d'inflorescences, les définies, ou terminées, les indéfinies ou indéterminées: les premières, où l'axe primaire porte immédiatement une fleur; les secondes, où il ne porte d fleurs que médiatement à l'extrémité des axes d'un ordre moins élev
Nous avons donc ici les deux grandes modifications que no avait déjà présentées la ramification de la tige, et nous allons ol)0i ver la môme analogie dans les ramifications secondaires, qui i
pendront de même du nombre de foisque l'axe se ramifie avant de se terminer, de la longueur relative de ces axes d'ordres différents, de l'avortement régulier d'un certain nombre d'entre eux, etc. Ces considérations, qu'on doit surtout à M. Roeper, ont permis d'apporter un peu plus derigueur dans la délmition des infloicscences, qui auparavant était trop souvent vague et confuse. Tout eu gardant les mots ancieanement admis et en cherchant à leur coivserver, autant que possible, leur première valeur, on a été forcé de la changer un peu poui' la rendre plus fiie et plus précise. DéBnissons donc ces mots, ea examinant successivemeot les deux dasses d'inflorescence que nous avons reconnues,
INFLORESCENCES [NDÉEIHIES.
§261. Nous avons un axe primaire allongé sans fleur.
Les axes secondaires peuvent être teiminfe chacun par une fleur, cl dans ce cas à eux s'arrête rinQoreseence. Si alors ils sont tons à peu près de même longueur, on a ce qw'on appelle une grappe {rocemas [fig. tB2]].
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FLEUR. mPLORESCENCeS INDIÏFINIES. 3n9
D'aulrcs fois tous les axes secondaires, ou seulement quelqupsonsd'entreeux, les inférieurs ordinairement, ne se terminent pas paruneflear,nmis émettent latdîalemcnt des axes tertiaires: cGuici peuvent senmifler à leur tour. Dans tous les cas, la grappe ainsi composée prend le nom àepauicute {jianicvta [fig. 183]). Sa forme géniale la plus habituelle est la pjramidalc, parle développement Inégal de ses pédoncules, plus grand dans les inférieurs et d'autant ' e qa'oa la observe plus haut. Hais quelquefois lespédon*
cales du ndiieu sont plus longs que ceux des deux extrémités, et la panicule porte alors le nom de thyr$e {thyrntt].
§ 262. S, tu lieu de pédoncules de longueur à peu près égnlc ou diminuuil de baseohautd'une manière presque Insensible, un
il qtN «itt iaBorucwm rtinU* 4'iHu léri* it pippa ' M •oui d'inkul pLiu diiÉdoppéci <t plut fticoea (|n'o« " " ' '" 'mi iortiuHl a'vrtMl phn m
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trouve les inférieurs beaucoup plus longs que les suptÇrieurs, el drCES(!s de sorte que tous ne portent fleur i]ii'ârrivésàlaniSnichaa' teur àpcuprës, et que l'ensemble des fleurs forme ainsi une sorte de parasol a rayons inégauï, ou a ce qu'on appelle un cory<ïAt {eorynibus, simple [fiS- 184, I), ou composé {fig. 184, 2), suivant que les fleurs sont portées sur lui sics secondaires ou sur des pédoncules ramifiés un plus grand nombre de fois,
§ 263. Supposons maintenant les azcs secondaires eitrêmemenl raccourcis, tcUomeut que l'axe primaire se trouve ainsi chargé sur
ses eûtes de toutes les fleurs, qui. sur la grappe, étaient écarlécsdc lui de toute la longiieurde ces axes secondaires, cl qui ici semblent
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