‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 79 sur 142 · de la Bryone commune iJBryùnia dioieo · texte numérisé non relu

de la Bryone commune iJBryùnia dioieo

ËTAMINES. ANTHÈRE. 271

plétemcnt d'un bout à l'autre ; tantôt il est plus court qu'elles, et peut alors se réduire à un point (fig, 274 , 275) ou à une courte ligne ; tantôt, au contraire, il' prend un grand développement, et dans ce cas il suit ordinairement la direction du filet, et se prolonge an delà des loges en une arête {fig, 279), ou en une masse plus ou moins épaisse rappelant la forme d'une massue ou d'une langue (fig, 280), d'un cône ( fig. 281 ), etc., etc., ou en une expansion membraneuse {fig, 290, c) ; mais plus rarement il s'étend perpendiculairement au âet, figurant ainsi le fléau d'une balance qui porterait une loge à chaque extrémité (fig, 282, c).

Nous verrons plus tard que le connectif se distingué des loges par sa structure; mais il s'en distingue aussi au premier coup d'œil par sa couleur, qui tranche sur le jaune plus ou moins fç'^^é , teinte la plus ordinaire de ces loges.

§ 350. Lorsque les loges tiennent au connectif par la plus grande partie de leur longueur, on dit qu'elles lui sont adnées; lorsqu'il ne les réunit que dans un très-court espace , qu'elles sont libres ou mieux distinctes. Le point d'union peut être alors situé, ou vers le milieu des loges ou en bas , et alors elles sont dressées; ou en haut, et alors elles sont pendantes. Si, lices dans toute leur partie moyenne, elles deviennent libres à lears deux extrémités , elles figurent un œ allongé (fig, 278) ; si, liées dans toute leur partie supérieure, elles ne le sont pas à leurs bouts inférieurs qui s'écartent plus ou moins^ suivant que ces bouts sont aigus ou obtus, elles sont dites sagittées (fig, 279) ou cordiforme^ (fig, 276, 273, 298); ce dernier cas est extrêmement fréquent.

§ 351. Le connectif et le filet peuvent se continuer ensemble en conservant la mênne direction et à peu près la même épaisseur : alors, dans le cas où les loges sont adnées, l'anthère ne peut changer de position par rapport au filet ; elle est immobile (fig, 277 , 280, 288). Mais le plus souvent le^ommeldu filet vient cns'amineissant se terminer sous un angle très-aigu à un point du connectif^ vers son milieu (fig, 242, e), ou plus près de l'une de ses deux extrémités. 11 arrive alors que l'anthère finit par faire la bascule sur le filet, et prend des positions diverses suivant les divers mouvements imprimés à la fieur; elle est alors oscillante (versatilis [fig. 283, 242] ).

§ 352. Lorsque l'anthère est uniloculaire, le filet vient s'attacher directement à un point de la loge unique (fig, 283). On conçoit qu'on ne doit pas alors chercher de connectif: il peut néanmoins être représenté par un corps différent du reste du filet, intermédiaire entre lui et la loge; et il est à présumer, dans ce cas, que si ce corps ne porte pas une seconde loge placée symétriquement ,

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c'est qu'elle ne s'est pas développée. En effet, on en trouve quelquefois la trace; par exemple, dansjcs Sauges, où le balancierqui forme connectif porte à Tune de ses extrémités uinè loge bien conformée et remplie de pollen, à l'autre une loge défigurée et sans pollen (fig. 282) : en pareil cas, l'anthère n*est uniloculairequepar avortement. Il faut aussi prendre garde delà regarder comme telle dans deux cas tout à fait opposés où la méprise est facile, celui où les deux loges, écartées l'une de l'autre, pouixaient être prises chacune pour une anthère distincte (dans VAdoxaj par exemple), celui où, au contraire, elles se continuent en se confondant par leurs bases, et semblent ainsi n'en former qu'une seule.

§ 353. On appelle déhiscence [dehiscerUia).Va,eie par lequel les loges de l'anthère s'ouvrent pour se vider. Nous avons dit que c'est le plus souvent par une fente dirigée suivant leur longueur. Cette fente, dont la place et la direction sont indiquées à l'avana* por une ligne ou strie {fig. 276, 1 ; 277), regarde naturellement du côté opposé à celui par lequel la loge est attatîhée soit au lllet,soit au connectif. Dans la plupart des cas , les loges étaient parallèles ou inclinées un peu obliquement par rapport au filet ou au connectif ; mais si elles viennent à s'incliner davantage et à prendiv une position qui se rapproche de la perpendiculaire (fîg, 299, ag\ la ligne de déhiscence prendra la môme direction : on dira ^ic l'anthère s'ouvre longlludinalement (longitrorsùm) dans le premier cas {fig, 280), transversalement (transversè) dans le second (fig, 284); et c'est dans ce dernier que la fausse apparence d'une loge unique peut résulter de ce que les deux fentes transverses semblent quelquefois se continuer.

La loge ne se fend pas toujours dans toute sa longueur à la fois; mais les lèvres de la fente, qui s'écartent en bas ou en haut, restent plus longtemps unies dans le reste de leur étendue , et la déhiscence semble alors se faire par une ouverture inférieure ou supérieure [fig. 290, 292).

D'autres fois, il n'y a ni fente ni ligne qui l'indique. Chaque loge à son sommet , par une solution de continuité des parois qui la forment, se perce d'un trou ou pore , par lequel elle se vide, par exemple, dans les Pyroles [fig. 226), dans les Solanum, dans le Poranthera [fig. 287). D'autres fois, par exemple, dans le Tetratheca juncea (fig. ^88), ces pores se confondent en un seul , issue commune des loges de l'anthère.

Enfin, dans un très-petit nombre de plantes, une certaine portion des parois se circonscrit, puis se soulève en manière de châssis qui se détache complètement du reste, fixé seulement par l'un de ses bords. L'anthère de plusieurs Lauriers (fig, 289) montre deux

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