Anthère delà Bruyère cendrée [Ericacincrea
293. — du Vaccinium uliyinoaum, IH. — du Gaulteria procumbent»
ÉTAMINES. ' 2'ï&
plus rarement^ c'est au-dessous ou au dehors qu'il se prolonge^ par ejcemple^dans deux des cinq étamines de la Violette^ en un éperon^ qui s'enfonce dans celui de la corolle {fig. 290^ a).
§ 356. Si, dans l'étamine^ l'anthère est la partie essentielle pour la fécondation^ le pollen Test dans l'anthère elle-même^ ainsi que nous le verrons. On nomme donc stériles les étamines où cette poussière vient à manquer. Alors les loges peuvent exister^ mais affaissées et flétries. D'autres fois elles disparaissent complètement, et c'est le connectif seul qui persiste, souvent en se développant. 11 n'est pas rare de voir, dans ces cas, l'anthère transformée en limbe pétalplde, tantôt pelotonné et chiffonné, tantôt étalé comme un pétale véritable ; et cette dernière transformation peut devenir complète : c'est à elle qu'on doit beaucoup de fleurs doubles. Eniln^ i'ëlamine stérile peut être réduite au filet, et celuin^i lui-même plus ou moins diminué : on dit alors qu'elle est iiidimentaire.
§ 357. Après avoir considéré l'étamine isolée, examinons les étamines réunies dans une même fleur, dans leurs rapports soit avec les autres vei-ticilles de cette fleur, soit les unes avec les autres.
Nous avons déjà exposé quelques-uns de ces rapports : i^ Ceux qui dépendent du nombre, celui des étamines se trouvant égal à celui des folioles calicinales et des pétales (fleur isostémone [§ 303]), ou in^al ( fleur anisostémone, de àviooç, inégal, et ariiLm^ étamine), soit qu'il se trouve alors double (fleur diplostémone [§ 303]) ou moindre (fleur méiostémone, de f&eîuv, moindre), ou, au contraire, plus que double (f\eui polystémone, de ycoXù;, nombreux) : nous avons vu que cette dernière circonstance peut résulter tantôt de Taddition de nouveaux verticilles d'étamines (§ 304), tantôt du dédoublement de quelques-unes d'entre elles ou de toutes (§ 305) ; 2® ceux qui dépendent de leur position relativement aux parties des verticilles voisins, opposées ou alternes, ou dans une situation intermédiaire; 3* ceux qui dépendent des divers degrés de soudure qu'elles peuvent contracter avec ces mêmes verticilles, et d'après lesquels peut varier leur insertion, c'est-à-dire leur point apparent de départ, relativement à eux et notamment au pistil, suivant lequel on les divise en trois grandes classes, étamines hypogynes, périgynes, épigynes (§ 299).
§ 358. Quant à leurs rapports mutuels, les étamines d'une même fleur peuvent être complètement indépendantes les unes des autres {rtamines libres ou distinctes, stamina libéra seu distincta), ou bien contracter ensemble des adhérences (étamines soudées ou connées, stamina coalita seu connata). Cette adhérence a lieu entre les anthères, comme on le voit dans toutes les Composées, les Lobelta, les Jusione, et, dans ce cas, les étaminos sont dites syn^né^e», ou mieux
«0 ' BOTAHIQUB. ,
sr/tmnthérees [syngenesa seu synaïUhera, de aùv, avec [qui, dans ks mois composés, indique runionj.itviin;, origine, et d>»)i?A,anthèn). Plus souvent encore, c'est entre les filets que l'union est établie, soit que tous se trouvent ainsi conrondus en un corps unique, soitqulb se réunissent en plusieurs groupes auxquels nous savons qu'on a donne le nomd'adelpliies (§ 293), de manière que les étominessonl monadelpkes{fig.&iQ),diadelphts,tT\adelphes[fig.W5),pentadtl^
{fig.ina, i),polyaddphes{fig. 296), suivant que, parla rëunlon de le un filets, ellesformentunEeuldccesgroupea, oudeuz, outroi), ou cinq, ou davantage. Dan!i le cas de monadclphie, si le pistil n'a peis été supprime, il est clair que les filets soudés doiyent laisser l>our lui un espace libre au centre de la fleur et former alentour un tube ou anneau {fig. 206) ; ce n'est que s'il n'y a pas de pisli), si la Heur est mâle, que ces Ulets peuvent être réunis en un falaceauluiinème central ifig. 22S, 1). Dansles cas où il y a plusieurs groupe) d'ctamines, ils forment ou autant de segments de cercle Ifig. 2I'| ou autant de faisceaux {fig. 2!)5), Quelquefois les filets restent uni) d:ms toute leur longueur^ plus $ou\'ent, unb inférieui'ement,ilse(' ËÛpaient à leur partie supérieure Ifig. 217, 299). Dans le premier cas, le faisceau prend une forme columnaire; dans le second, il eti rameux, et sa l'essemblance avec un petit tronc divisé enrameaui terminéschacunparune anthère devient vraie, surtouttorsquetom les filets ne se séparent pas à la même hauteur, malsque quelquesuns restent unis ensemble plus haut que d'autres Ifig. 296, /}.
iK. Ëltminei Irix !». FIsur mile du
ilptitt I
i> ( ffyprrwM» »aypliaci,m) M
• àa <l<i éUmiiKi du T.inaiii « iilcnitnt pir leur but di'tlêc, de ii
Ël'AUiNKS.
§ 359. Les étamlnes d'une niênio fleur, comparéei cnli-e iilles, - ■ont égales ou ioëgales en grandeur, et, dans ce dernier cas, c'est avecplusaumoins de régularité. Lorsqu'elles sonlnonibreuseB, elles peurent être d'autant plus longues qu'elles sont plus intérieures (/fg.Slâ, 2) ou, au conlraire,qu'elles sont plus extérieures (comme danBbeaucaupdeRosacées[jÏ9.207]j. Dans les Qeursdiploslémones, presque toujours les étaminesopposcesaui pétales sont plus courtes que les étamlnes aJternes. Ou appelle tUradynoiRCf (de ntpa, quatre, et 9Ù104UC, puissance, domina'- , tion) celles des Crucirèrcs ioal quatre grandes, disposées par paires, alteraenl avec deux plus petites isolées Ijig. 298, S19) ; didj/tMtnta (de ti(, deux Tois] celles des
Latùées, Personées et autres igg, i«b.
plaotMoù les cinq étamlnes,
alternant avec tes cinq lobes de la corolle, se trouvent, par l'avorlement plus ou moins complet de la cmquiëme, réduites à quatre dont deux plus grandes répondant à la lèvre supërieiu'e de la fleur, deux petites répondant à ses côtés {fig. 299). Dans le Manguier, l'Hiptage, des dix étamines, une seule prend un grand développement. Mais il serait trop long et superflu de passer en revue toutes tes combinaisons possibles dans la proportion relative des étamines inégales.
§ 360. Quant à leur proportion avec la corolle, elle doit être notée dans la description. Lorsque les étamines sont pluii longues que la corolle et la dépassent, elles sont dites saillantes [eicserta); lorsqu'au contraire, plus courtes, elles restent cachées par elle, on les appelle inclûtes (tncltua [fig. 260 et suivantes, 299]].
§ 361 . Elles se dirigent de diverses manières, ou directement en baut (étamines dressées, erecta], ou veis le centre de la QeuT (étamlnes infUchiM, tn/Iftca], ou en dehors, soitqu'cllos divergent sim-
IH. iff*n>
!i «timiiin télradrnani» ch li GiroOée o
■ (CMrnuliiiM lin». — iTurut
plement, soit qu'elles s'étalent horizontalement (pofuta)^ ou se courbent tout à fait (reflexa), ou même pendent et se rapprochent de la verticale {pendula). Quelquefois elles s'inclinent toutes en se courbant d'uïi même côté de la fleur, vers le haut ou vei*s le bas {declinatay comme dans le Marronnier d'Inde et la Fraxinelle). • § 362. Structure de l'étami ne. — Après avoir examiné ks formes extérieures des étamines dans les diverses espèces de plantes, et les rapports que peuvent offrir entre elles, et relativement aux autres parties, celles d'une même fleur, recherchons la stmclore anatomique de l'étamine.
Du illet. — Le filet se compose : !<* d'un faisceau central de trichées, faisceau qui le parcourt de la base au sommet, sans' se ramifier dans tout ce trajet; 2® d'une couche de tissu cellulaire enveloppant ce faisceau vasculaii*e ; 3<> d'un mince épiderme, sur lequel on observe quelquefois des stomates, mais fort f ares.
Le faisceau des trachées se continue et se termine dans le connectif, quelquefois il se termine avant d'y arriver. Ce connectif est formé, du reste, par un amas de cellules un peu différentes de
celles du filet, et par leur couleur et par leur forme. Leur consistance est souvent c^lle d'un tissu glanduleux.
§ 363. De Vanthère. — Les loges de l'anthère à l'état parfait présentent intérieurement ime cavité remplie par ^^^' le pollen, extérieurement une mem-
brane épidermique (fig, 300, ce), souvent parsemée de stomates; dans l'intervalle, une couche d'un tissu particulier (cf), dont on concevra facilement la nature et la forme, si nous disons qu'il a commencé par une réunion de cellules spirales (fig, 25) ou annulaires (fig. 26), ou, plus souvent encore, réticulées (fig. 27), disposées sur un seul ou sur plusieure rangs d'épaissem*. Mais ordinairement la membrane de ces cellules a complètement disparu aux approches de la maturité de l'anthère, et il ne reste que les fils ou bandelettes, arrangés par conséquent en spirale, ou plus souvent eh anneau ou en réseau (fig. 300, cf). On a nommé cellula fibreuses ces cellules à claire-voie ainsi réduites aux lames qui les doublaient primitivement, à lcui*s fibres, en attachant à ce mot, non l'idée d'un utricule allongé, ainsi que nous l'avons fait dans tout le courant de cet ouvrage, mais celle d'ini lil ou d'un ruban plein. Cette couche fibreuse va en diminuant d'épaisseur à mesure qu'elle se
SOO. Portion de la coupe horizontale de la paroi d'une anthère de Cobœa senndt»*^ \ répoque de la déhiscence. — ce Couche e&terue citinposce p*r Ict c«lldles d» X'^yif '*ruu;.-*- q/ Cellules fibreuses formant la âoucUe iuicrBc