PISTIL. OV
intimement unis^ quoique correspondant à des ovaires disliiicts.
§ 390. Mais, bien plus ordinairement, la soudure marche de bas en haut, les ovaires se réimissant plutôt que les styles, les styles plutôt que les stigmates. Les ovaires ainsi cohérents peuvent l'être par leur partie inférieure seulement et rester distincù h leur sommet (comme dans la Rue, par exemple) ; c'est ce qu'indique la description {ovaria plura basi tantùmcoalita), ou bien elle se sert du terme d'ovaire à plusieurs lobes. Lorsque plusieurs ovaires sont confondus en un corps unique, c'est ce corps qui prend le nom d'ovaire.
Autrefois on le considérait comme un organe unique, diversement partagé à l'intérieur, et alors on opposait l'ovaire simple ou unique (celui qui résultait ou de l'existence d'un cai*pelle unique ou de la soudure de plusieurs) à l'ovaire multiple, c'est-à-dire au cas de plu- . sieurs carpelles libres dans une môme fleur. Aujourd'hui on continue généralement à se servir des mêmes termes, quoiqu'on y attache ime valeur différente et que l'ovaire simple doive être, en réalité, seulement celui qui appartient à un carpdle libre ; l'ovaire compcûé, celui qui est formé par la réunion de plusieurs carpelles en un seul corps. C'est ce qu'il ne faut pas perdre de vue dans l'usage des livres de botanique écrits à des époques différentes.
Chacun de ces carpelles isolés présentait une face extérieiue ou dorsale, et deux faces latérales convergeant l'une vers l'autre et unies à angle du côté qui regarde le centre de la fleur. C'est par ces angles et par ces faces latérales que les carpelles se sont soudés ensemble pour former un ovaire plus ou moins simple en apparence. Il en résulte que, si l'on coupe celui-ci en travers, on le trouvera partagé en cinq cavités séparées par les faces latérales, qui, soudées deux à deux, forment ainsi autant de cloisons intérieures, dont le plan est nécessairement parallèle à l'axe de la fleur ; et qui alternent avec les styles, puisqu'elles répondent aux côtés de la feuille carpellaire, tandis que le style répond à son milieu. Chacune de ces cavités est la Loge du carpelle correspondant et porte le même ïiom de loge (loculus) : de là l'épithète de multiloctdaire (multilaculare) qu'on donne à un pareil ovaire ; de bi, tri, quadri, quinquéloculaire, suivant que le nombre des loges est de 2, 3, 4, 5, etc. Le nombre des cloisons (dissepimenta) est égal à celui des loges, et elles sont formées de deux lames plus ou moins intimement accolées. Le nombre des styles, lorsqu'ils restent distincts, est aussi le même, et
aoas let einq en un seul. — o Ovaires dont les deux de devant montrent leur hce dorsale d et une de leurs faces latérales ^ — A la base du g^ynophore g^ on voit les cicalriots e. marquant riosertion du calice, des pétales et des étamines.
BOTAKIQUE.
peut .1 rexk'iiciir indîi]ticr celui des lnçe? in'on tri^mcrs h \'\n\flé rieur.
§ 3^1. Il n'y adoDcaucunedirncuUi-pourdéteniiinerleDomLn' des carpelles qui concourent à lu runnalion d'un ovaire, toil au moyen des sljles, tant qu'ils restent simples elsépnrésii moyen des eloiaons, lorsqu'elles conservent leur inlvgtîti de ces moyens peut venir à manquer. Ainsi, par e plupart des Caryophyllées, où les cloison bonne heure, on est néanmoins averti, par la pniienoefll styles, que l'ovaire est réellement composé de plusieurs feuint pellairei,parexemple,dedeu2dansrŒillel(^9. 574), detrvisdin^ i'Altiiu (Mouron des oiseaux), de cinq dans la NieUc ou le Ctroitiiim l/>g. 346, s). Dans beaucoup de cas, au conlrairp, ce sont les flib (|ui cessent d'initjquer le nombre des luges, parce qu'ils se souiînii en un seul, ou qu'en se ramifiant ils semblent en reprêsenler mi plus grand nombre ; alors on est oblige de couper l'ovaire, ei k nombre des cloisons ou des loges conslate celui des carpelles.
§ 392. Mais il peut arriver que ces deux indications fassent dcfaui h la fois, que dans le niSme pistil les cloisons manquent et plusieurs Etylcsseconronilentcnunseul. Alors, en général, on pourra eDCurr déterminerlenombre des feuillescarpellaires dont l'ovaire est cûmposé par celui des lignes placentaires. On nomme ainsi la ligne fv dessine ordinairement sur la paroi interne de la logerallacbede? ovules. On conçoit en elTet que ceui-ci ne peuvent puiser leur nourriture que dans des sucs qui leur arrivent tout élaborés du reste ie 1.1 plante, et principalement des parties situées au-dessous d'cui. Des faisceaux Gbru-vasculaires, qui ont traversé ces parties, viennent donc se distribuer dans les carpelles, et envoient un raïueau particulier à chacun des ovules, qui se trouve ainsi Ué ausytléiM général. A ces faisceaux venant de bas en haut, s'associe unelraiocf de tissu conducteur venant de iiaut en bas. Cette union des deui tissusdélermine, sur un point quelconque des poroisde la loge, au saillie plus ou moins marquée, à laquelle se rattachent les ovale qu'elles renferme ni et qu'on a nommée placenta. Quelques auteurs réservant ce nom à la saillie qui correspond à l'attache d'uaaui ovule, donnent celui de placmtaire [placentarium) au corps finiK par la réunion dcplusieurs placentas portant plusieurs ovules. Derc mut vient aussi celui de pfacenlation, par lequel on désigne ladit- Iriliulion des ovuleâ, et, par conséquent, des placentas, dans uo ovaire simple ou composé.
g 303. Dans le plus grand nombre de cas, la ligne des pUceutxs suit les bords de la feuille carpcll aire, et parconsêquent lorsque cette fouille est complètement replide de mani*i-e que ses bords se tou-
PISTII,. PLAClîKTATlON. :m
etionlels'unissont on (fcrmanl ainsi le carpelle OU la loge, et form;n]t par celte union un aiiglu qui correspond à l'axede la Heur, c'est cet angle qu'occuperont les placentas : on dit aloi-s placentalion axUe. Si l'ovaire esl multiloculaire, cet angle se trouvera, pour cha/jue logera la réunion interne de deux cloisons voisines (^ff. 340, 3i3), qui paaveiit même, une fois parvenues à l'axe, se replier plus ou moins dt dedans en dehors dans l'intérieur de la loge {fig. 3il].
§ 394. Mais supposons que les bords des fenilles cai-pellaires icplléa ne s'avancent pas jusqu'à l'axe et ne rdrment ainsi, dnns l'intérieur de l'ovaire, que des cloisons incomplètes (fig. 342, 344), on mime'qu'ils ne se replient pas du tout, se soudent non plus par une
^ Tn»h< r**tii« H TtatA
tU.Truehi!
ItS. l.Pitm dr
face latérale, mais seulement ^ leurs bords (fig, 345^ 2), et qu'ainsi il n'y ai t pas de cloison : les lignes placentaires qui suivent ces bords se trouveront par là reportées à ime distance plus ou moins grande de Taxe, et se montreront le long des cloisons incomplète&âans le premier cas {fig, 344), sur les parois mêmes de la loge dans le second (fig. 345,2) : c'est ce qu'on a appelé la placerUatûmpmriMaU. Dans ce cas, chaque ligne placentaire correspond aux bords de deux carpelles différents, tandis que, dans le cas précédent^ elle co^ respondait aux deux bords d'un même carpelle. Les placentas ailles sont donc alternes par rapport aux placentas pariétaux; et cette vérité théoriqîie se trouve souvent vérifiée en fait. Dans des ovaires à placentation axile (ceux de plusieurs Méliacées, par exemple) quelquefois les cloisons se rétractent à une certaine distance de l'axe, et chaque série d'ovules qui, dans les ovaires bien constitués, occupait l'angle interne de la loge et alternait avec les cloisons, se sépare en deux séries longitudinales dont chacune s'accole à une série semblable de la loge voisine pour former avec elle une ligne placentaire sur le bord libre de la cloison devenue incomplète. Dans tous les cas, il est clair que toute ligne placentaire est essentiellement une association binaire.
§ 395. Supposons, en troisième lieu, qu'avec les placentas ailles, comme dans le premier cas, la partie des cloisons située entre eux
et les parois de Tovaire {fig, 575) s'arrête de très-bonne heure dans son développement, ne suive pas celtii de ces autres parties et ne tarde pas à se rompre et à disparaître ; les placentaires avec leurs ovules formeront alors une amasse sans connexion latérale apparente «^ avec les parois {fig. 346, 347, .. 574, 576); les diverses loges, qui ne sont plus séparées par des cloisons, se confondront en une cavité unique au milieu de laquelle s'élèvera le corps placentaire (p) chargé de ses ovules (o) : c'est ce qu'on appelle placentation centrale. Nous avons donc trois modes principaux de placentation : l'axile,
S4e. Pistil du Ceraalium hirsutum coupé*verlicaleineDt. — o Ovaire. — p Placeo- Uire. — g Ovules. — « Styles.
S47. Le même, coupé horizontalement, dont on a éloigné les deux moiti:>s ainsi ftéparéesy de manière à faire voir l'intérieur de la loge avec son placentaire central p tout ^u^é d'ovules ^.
PISTJL. Pr.ACRNTATIOS. 301
lacenlralcctUparîùtalc; les deux deyiièrcsdiiïJiant de la première, ItinG par la destruction des cloisons, l'aubV'par leur formation incomplète.
§ 30S. .Cependant les deux derniers nnde* )U reconnaissent pas invariable-:
ment l'wfgine que nous leur avons assigniie, et d'après laquelle les placentas 1 suivraient toi^oui% les deux bords de la ' lèuiUe carpellaire. Dans quelques exemples, rares il-est vrai, c'est à sa nervure moyenne, et non à ses bords, qu'ils paraissent correspondre.et dans quelques autres, comme le Butomus [fig. 348 et j^^ j,j
340), on les voit s'ûparpillcr sur toute la
■uvrace de la loge. Voilà deux modifications de la placentation pa- Yiétala auxquelles ne peuvent s'appliquer les règles précédemment énoncées.
On peut concevoir aussi pour la plocentation centrale une autre origine que la première dont nous avons parlé (§ 395). Admettons, «I efTet, que le placentaire se développe tout à Tait indépendant de la feuille carpellaire à laquelle jusquîtci nous l'avons trouvé toujours associé, que plusieurs de ces feuilles verticiUées autour du corps placentaire qui continue et termine l'axe de la fleur se courbent autour de lui en se soudant entre elles et l'enveloppent sans le toucher. Nous avons une placentatim centrale plus essentielle que celle qui a été précédemment expliquée : car elle aura été telle dès le principe, tandis que l'autre l'est devenue par le développement inégal des parties, d'où est résultée la disparition des cloisons, dont souvent même encore on trouve plus tard des vestiges à la partie inférieure de l'ovaire (dam beaucoup de Caryophyllées, par exemple); car elle peut exister même daiis un carpelle simple, t:iiiUii que l'autre exige pour sa formation la réunion de plusieurs carpelles. Ce mode de placentatlon centrale essentielle parait être celui des Primulacées {fig. fl28, 629], Santalacées, Olacinées, etc.
g 397. Nous avons dit que la réunion de plusieurs carpelles en lui seul ovaire ne s'observe qu'entre ceux qui se trouvent vorticilléssur nn même plan, et qu'en conséquence l'axe de l'ovaire et ses cloisons sont parallèles. On peut cependant concevoir aussi la réunion de plusieiu^ carpelles situés à des hauteurs diOérenles, mais rappro-
K llcun (Bulomv
SOÎ BOTANIQUE.
chc'es; dans ce cas, les faces eçi contact par lesquelles les soudum doivent avoir lieu ne ^ont plus les latérales, mais un carpelle se joindra par sa face supérieure avec l'inférieure de celui qui se trouve au-dessus de lui, et les cloisons seront horizont|^ ou obliques. Ce cas^ )Ltrêmement rare, parait se présenter dEùui l'ovaire du Grenadier^ divisé assez irrégulièrement en plusieurs étages de loges. Le plus ordinairement^ lorsque ces sortes de soudures ont lieu entre les carpelles disposés en spirale sur un axe allongé, ils ne se confondent que par leurs bases et restent distincts dans la plus grande partie de leur étendue, de manière à ne laisser aucun doute sur leur pluralité, comme on peut le voir dans plusieurs Magnoliacées, par exemple.
§ 398. Nous avons déjà vu (§ 295) que les carpelles peuvent se souder non-seulement entre eux, mais aussi avec les autres verticilies de la fleur, et qu'alors c'est en général avec le calice; de telle sorte que les verticilles intermédiaires se trouvent compris dans* cette soudure, et que toutes les parties de la fleur se trouvent ainsi confondues inférieurement en un seul corps. Les termes de calice adhérent et d'ovaire adhérent indiquent tous deux également cette circonstance : on la désignait autrefois sous ceux de calice supère et û' ovaire infère, parce qu*akirs le limbe (/f^. 350, 0<iui constitue la portion distincte du calice parait naître an-dessut de-Foyaire (o), avec lequel se confond sa portion inférieure oufon tube. Le tissu de Tovaire et celui du calice sont dans ce cas continus, quoique souvent quelques différences sensibles établissent la démarcation de Tun à l'autre ; mais on ne laisse pas de les décrire comme Tovaire, quoique Fépiderme et la coucbesous-jacente appartiennent vérilablenuînt au calice. Quelquefois leur union n*a lieu que dans leur portion inférieure, et ils se dégagentl'un de l'autre supérieurement, ce qu'on indique par Texpression de calice ou d'ot^otre semi-^hérent(fig, 352,353). Par opposition, lorsqu'ils restent complètement indépendants l'un de l'autre, on les dit libres; autrefois on disait • calice infère et ovaire supère. C'est en général un caractère important que ce rapport ducalice à l'ovaire, d'autant plus que l'adhérence entraîne nécessairement la périgynie ou l'épigynie des étamines; il faut donc le constater avec soin en commençant l'examen de toute fleur. On reconnaît souventavec facilité l'ovaire adhérent au renflement qui se prononce au-dessous des divisions calicinales {fig. 350 et 354, o). La section transversale de ce renflement constate si l'on a un seul corps creusé d'une ou de plusieurs loges paifaitement closes, comme dans^ la fleur du Pommier, par exemple. En coupant de même celle du Rosier, où l'on a un renflement si considérable, on voit au contraire une cavité ouverte à son sommet, et toute cou-
PISTIL. OVAtnR. m
Tcrlc (Iii carpelles dislincts (^j. 333). On prononcera donc qu'il y n un ovaire adhérent dans le Poniroier, plusieurs ovaii-es libres dans le Rosier {fig. 333).
n (Cicnii nrlo). - o R«iiflr?nviil Mêv\tt ruiiif* tdbinot nu k salin. — I Fulic >up«rMurc du cilicc dcpaïunl raiiire mUmIm — ^Camlle.
ISI. riwr dn fucAiia atttnta, if pirie m deui mnili^t au Biaiw d'une «tllon borliOBltl* ncnéa par l« milieH de ion aiains. — Oo a laine inlacle la moiili inrerieun 1 foat [aire TOir 1t> quOrt logn tve« lei otuIci iltachïi à leur angle interne ; h Cgur*34ï moBtr» celle traoclu encore plu* grouïe. — On a eoDpi lerUcalcmeai U niui-
«KditiiantàaoDioni k la bautnr oA 11 k d gcandel^pliHpeUtetj
in^ul.
1 (; lei pétaï reea de n»E
et pin
>êré> gqi
■celui*
le «île.
-éleianl du
et de l'main
lellei
raiào"^
ÏSl,
FkBrd'uoeSaiirngcIS.
„nftxgo. g.
ri.1.1.
eou«« «m
;nl pour
■Hwtrcr
■on on
ilreoadbéreiilji
iiqu'i la
nioUii de i
tlicec