‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 87 sur 142 · ji P · texte numérisé non relu

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§ 399. Li forme de Tovaii c, soil librc^ soit confondu avec le calice^ varie beaucoup. La plus commune est celle d'un sphéroïde, ou plus souvent d'un ovoïde. Lorsqu'il y a plusicui*s loges, leur existence est souvent manifestée au dehors par celle d'autiuitde sillons, plus ou moins profonds, étendus de la base de roYainl|iiiqu'à l'origine du style et indiquant les lignes suivant lesquelles les divers carpelles soudés se réunissent, alternes par conséquent avec les loges. Le milieu de la face dorsale de chacun de ces carpelles ou loges est quelquefois marqué pai* un autre sillon plus superficiel ou, au contraire, par une côte ou un angle saillant. D'autres fois, toute la surface de l'ovaire, parfaitement unie, n'accuse pas ses divisions intérieures. Lorsque les faces dorsales, très-bombées, sont séparées par des sillons très-profopds, on dit que rovaire est lobé (ovarium uni'bi-lri-quadri'^uinquelobumy etc.).

Cette même surface est glabre ou diversement velue. Les termes par lesquels on désigne les divers degrés et modes de villosité ont déjà été définis (§ 174). On remarque fréquemment dans une même plante une assez grande analogie pour la nature et la disposition des poils entre ceux qui couvrent l'ovaire et ceux qui revotent les feuilles et les jeunes pousses. § 400. Style. — Le style a pris son nom dQ lW)t grec aruXeç, colonne ou styteL|prôè qu'en efTet il se présente fré^lMfment sous une forme /U'^ qui rappelle ces corps, celle d'un cy- ^ lindre plus ou moins allongé, souvent graduellement aminci, soit le plus ordinairement de bas en haut, soit, au contraire, quelquefois de haut en bas.

Le style appartenant à \m carpelle est souvent indivis, souvent aussi tend à se diviser par bifurcation (fig. 228, 2«), et quelquefois chaque branche de cette fourche se divise de même à son tour (fig, 354, s).

Quand l'ovaire est à plusieurs loges^ les styles qui leur correspondent peuvent se souder en un seul dans toute leur longueur; et dans ce cas, comme dans celui du style indivis pour un carpelle unique, on dit le style simple [stylus simplex [fig, 35 i]). D'autres fois ils ne se confondent qu'en partie, par ^inférieure généralement, et alors on décrit un style multiparti ou multifide ifig, 355), suivant la

354. Fleur femelle d'une Eaphorbiacée [Entbliea ojficinalit), — « Calice. — pp Fétiles. — / Tube membraoeuv entourant l'ovaire. — o Ovaire surmonté de trois styles « Vhaciio deui fois bifur(|ué.

PISTIL. OVAIUK.

hauteur plus ou moins grande jusqu'à laquelle les styles sont soudds. On indique leur nombre par le mot ou le chiffre joint à la d<5sinenoe parti ou fide (bifiduSy tripartitus, A-fidus, Q-partitus, etc.) : ce ■'"■jU^» expressions usitées dans toutes les descripâ^J^ plus anciennes ; dans les plus moder- -^'^^l/^N nés oii4rouye souvent le même fait exprimé par s ^i \ Va^ 2-3-4, etc., styles soudés jusqu'au milieu, ou audessus ou au-dessous [styli usque médium^ supra médium^ infra médium coalitt). Entin, quoique les carpelles soient comfAétement réunis, les styles peuventrester tout à fait indépendants (Jig. 347,354, 357), et l'on décrit alors 2-3-4-5-plusieurs styles libres, ou bien un ovaire à plusiem^s styles [ovarium t^-muUistylum), Ces styles d'un ovaire composé, soit qu'ils restent distincts, soit qu'ils se soudent à la base, peuvent être (Bux-mêmes simples (fig, 347) ou divisés (fig, 3o4). Nous avons déjà dit que leur nombre peut, en général, indiquer à l'extérieur celui des carpelles ou des loges, et qu'ils répondent à l'angle interne de celles-ci, alternant par conséquent avec UbI (jb^iâons.

Les styles varif^jj^leur forme asiëz souvent différente de celle que iNflMj^vons décrite comme la plus générale : dans l'Iils^* prennent celle d'un pétale {fig, 503, s). Ils varient aussi par leur longueur et leur direction (qu'on a l'habitude de comparer à celle des autres parties de la fleur, mais plus particulièrement des étamines), par l'état de leur surface glabre ou velue. Ils se hérissent quelquefois de poils différents de ceux des autres surfaces et qu'on a nommés collecteurs, parce qu'ils paraissent destinés à recueillir le pollen (fig. 673). Dans la grande famille des Composées, ces poils assez roides couvrent le pourtour du style à une certaine hauteiur et dans ime étendue plus ou moins grande (fig. 356, pc ; 683, 684, 685, 686, 687, 688, 689) ; et comme ce style, en se développant plus tard que les étamines, s'élève au milieu des anthères qui rentoiu*ent immédiatement, ses poils en passant agissent sur

555. Pistil d'une Mauve [Malva aleea), — o Ovaires au nombre de neuf, soudés en on seul, sur lequel se dessinent autant de sillons. — ( Colonne fornnée par les neuf styles soudés entre eux jusque vers leur sommet, où ils &• séparent en divergeant et se réfléchissant, terminés chacun par un stigmate ».

556. Sommet du style / d'un Aster, partagé en deux branches terminées chacune en on cône couvert de poih collecteurs pc. — Le stigmate s s'observe au-dessous, sur U face ioterne des branches, sous la forme d'une petite bande.

les loges de celles-ci comme des sortes de brosses, et se chargent ainsi de la poussière pollinique.

§ 401. Ktiipniâte. — Nous avons vu que, dans un carpelle simple, le stigmate peut être sessile, c'est-à-dire situé immédiatement sur l'ovaire (§ 380, fig. S80, s), ou, bien porté sur le style g 383), soit à son extrémité supérieure seulement [fig. 325, 330^ 331), loit sur ses côtés {fig. 329), soit sur un de ses côtés seulement {fig. 328), cas auquel il peut regarder ou le dedans ou le dehors de la flear. Nous avons vu, de plus, que les utricules dont il se compose tantôt forment une surface unie, tantôt s'allongent en saillies plus oa moins prononcées, en simples papilles ou en yéritables poik Ceux-ci sont quelquefois ramassés en une sorte de pinceau ou bien de goupillon, ou dispersés de manière àimiter le duvet d'une plume

(stigmate plumeux)y comme dans un grand nombre de Graminées ifig, 357, s; 488, «).

Lorsque le style se divise, le stigmate doit se partager également pour former la terminaison de chacimc de ces divisions, et il est probable même que souvent c'est lui seul qui la constitue. 11 tend en effet à se lober par bifurcatioD, comme on peut te voir dans les Graminées el les Composées où il est double^ quolqql'jl^y ait qa\inc loge unique. >-^

Mais le plus souvent, ses divisions^ de même que celles du style, indiquent qu'on a affaire à un pistil composé de plusieurs carpelles sou-

557. Pislil d'une Graminéc [Cynodon daclylum). — o Ovaire. — » Stigmates. 358-361 . Stigmates s de diverses fleurs, avec le sommet du style ( qui les porte.

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