‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 93 sur 142 · I«)TAN10I1E · texte numérisé non relu

I«)TAN10I1E

sur celle columelle, qui se trouve lind chw^ s les niiphorbfv, par exoin|>lc, el auln-s bt^uihiaCL'CS [An- -lOI."]); tanltit iUsuiinil les lionls des larpcUcâ avcL- les grair>, et La columellt! ne les purle [ms ij-^r C!(CTnplc, dans beaucoup ilt- Ujlvuv-t^ Il est évident «lUc l'aie ue peui > montrer quand la ptaccntatiun est pj ' ritiUlc, puisqu'nlurs les i51cin«nU »

culaires et cellulaire a qui le coiii|io<ni! se sont partagés dès lo bai de la lu.i pour Tonner les placentas i|iii ïuiveii ■"• la paroi.

S 13*. Nous avons dil (S *<5) lie l" dL-liftccnce l^liùrealiru gL-iu'ialrment par le milieu des sutures furmi-e» de deux faisrMui accolés <pii se ddcollcnl à la matuiild. Hais •|ucJqiief«isl'uniuailr CCS Taisccaui est plus Torte entre eux qu'avec le reste des parois,»' lesquelles se passe alors ce qu'on voit souvent aux étoffes de ft'vf lemciils, qui se di'chirent en long k cAté de b euutuie plutôt que de se découdre. De menu le pi-* ricurpe peut se rompre des deux cAtca de la sutuit * plncenlircre, (jui Torme alors une bandcktte plut ou moins épaisse charge de graines : le iMm àe c replumesl emploïi= par quelques-uns ponrUdéugncr. Quoiqu'on ait quelques exemples dcccitf ' déhisccncG dans des capsules à placentatimt aiilc, c'l'sI plus orilinnirement dans celles h pUccntitixn parlt'lale qu'on l'observe. Ainsi, dans les b-ulb iti* Orcliidires {(!g. 392|, oîi les graines sont dispo^^en trois rangées longitudinales sur les parois i>i> voit, k la maturité, le péricarpe se diviser ea ui parties: trois segments u plus larges el plus min.'^' fui se détachent par tout leur pourtour et tombent en manicrc bivalves; trois ai'Ceaux p alternant avecces valves, plus épaisclpl"^ droits, qui continuent ii rester unis en haut et en basj et tanDcui ainsi un péricarpe à claire-voie. On voit ces trois arccam tool cou-

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riUlIT. DKIIISCKNCK. 333

Tci ts de graines menues en dedans^et ils correspondent aui sulurcs placentiferes.

Le fruit^ si généralement eonnu sons le nom de silique {siliqna) est une capsule (fig, 393) analogue à la précédente^ si ce n'est qu'elle offre deux lignes placentaires seulement au lieu de trois; de sorte qu'à la maturité, après que les deux valves v se sont détachées, le replum r persiste sous l'apparence d'un cadre plus ou moins allongé tout bonté de gi'aines g sur son contour inteiiie. Ordinairement unekme mince remplit l'intérieur du cadre, formant ainsi une cloison membraneuse qui sépare en deux loges la cavité du fruit, contre l'usagé, qui est que les cloisons s'arrêtent aux placentas, et par conséquent que la placentation pariétale entraîne l'unité de loge. Les siliques sont souvent étroites et très-allongées ; quand leur longueiu* n'excède pas de beaucoup leur largeur, on les désigne par le diminutif de silicule (silicula). On peut en observer toutes les modifications dans les diverses plantes de la grande famille des Crucifères.

§ 435. Dans le cas le plus ordinaire^ où la déhiscence se fait par le décollement des cloisons ou des sutures, ce peut être par les deux à la fois! elle est en même temps septi«ide et loculicide. Ainsi, qu'on prenne les capsules de la petite espèce de Lin commune sur nos pelouses {Unum catharticum), on verra les sutures dorsales se séparer les premières, et chaque loge s'ouvrir ainsi par le milieu, de manière qu'alors la déhiscence serait décrite comme loculicide. Mais, un peu plus tard, les cloisons se dédoublent à leur tour, déterminent la séparation des loges en autant de carpelles distincts ou coques bivalves^ et la déhiscence devient alors septicide.

Après que la capsule est séparée par le dédoublement des dôisons en plusieurs carpelles, ceux-ci figurent autant de follicules, s'ils s'ouvrent par les sutures ventrales seulement; s'ils s'ouvrent par leurs deux sutures à la fois et se divisent ainsi en deux valves, ils figurent des légumes contenant une rangée verticale de graines ou des coques {fig. 538) qui n'«n renferment qu'un très-petit nombre. Ce dernier mot est empbyë indifféremment pour les fruits apocarpés (§ 42 i) et syncarpés : on dit une capsule bi, tri, multicoque.

§'436. Frai u anthocarpés. — Le fruit, outre son enveloppe que forme le péricarpe, peut en présenter d'accessoires fournies par* une autre partie delà fieur (âvac;) que l'ovaire. Nous avons vu déjà, il est vrai, dans beaucoup de cas, le calice associé au fruit ; mais il

S03. Silique de U fviroflée commune [CheiranlHuM eheiri). — r p V^ivc*. — r ^e-» plum. — g Graines.

S3t DOTANIQUEi

litait dès le principe adhèrent à l'ovaire et confondu en partie «tm lui. li en est autrement dans les Truits dont nous parlons. C'est un Terticilleprimittvement indépendant de l'ovaire, ordinairement un calice libre ou un involuci'C, qui, pcmslant autour de lui, s'épaissi»-

saut ou s'endurcissant à la manière d'un péricarpe, Unit par Tormet à celui-ci une seconde enveloppe extérieure. On peut la voir Bècbe etrepréscntantunvéritableacliainedanslerruitdelaBeUe-de-Nuil {fig. 394), charnue dans l'Hippophaé, l'lt{fig. 305), etc.

§ 431.PrBitaMV'^r^*— Lefruit, danstoutesksmodificationi que nous avons eiaminëea jaequ'ici, était le prnduit du pistil d^inc niëme fleur. Il y en a cependant qui, quoique (bnoant un corps unique, proviennent de plusieurs fleurs difTérentes. Ainsi, dans tel divcrsesespècesdeChèvrereuillesoudeChamcrisiers, on v(ùt naître deux fleurs du même point, et leurs ovaires ainsi rapprochés U soudent, quelquefois même au point de se confondre, de sorte qu'on finit par avoir un fruit réellement composé de deux. Dans certaiui capitules ou certains épis, si les fleur» sont très-rapprocbéei, le* fiiiits qui leur succéderont n'offriront pas de difl'ërence apparente avec ceux qui proviendraient d'une fleur unique dont les carpellci couvriraient un axe plus développé en épùsseur ou en longueur. Ainsi, aupremier aspect, les fruits du Mûrier et ceux de la Ronce ou du Framiwisier paraissent de même nature ; et même les petits carpelles succulents de la Mare, soudés par leur base en une seule masse, sembleraient moins indépendants entre eux que ceux de la

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Fnunbobebien iteltement séparés; el cependant celle-ci est le pistil fructifie d'une fleur unique ; la Hûre, la réunion des pistils de tout un petit épi de fleurs. Aussi trouve-t-on k la base de la |«einiëre un calice qu'on chercherait vainementdBBsla seconde, où les Cfdices nombreux M sont épaissis et suudés avec le bas des péricarpes. L'Ananas (fig. 39S) représente la Hûre en grand, et le fruit de l'Arbre à pain enbeaucoupplusgrand encore. Dans tous, ce sont des épis à fleurs pressëes dont les pistils M sont soudés entre eux ; et les calices, les bractées, l'axe même, gorgés des mêmes sucs, contribuent à alimenter cette masse dans laqudle ilasont confondus. LaFigue(;f!/. 192) oflVe quelque chose d'analogue, avec cette différence qu'ici c'est l'aie dilaté qui se i-e- COiu'be autour de l'amas de petits fruits, et li»ine ainsi l'enveloppe du fruit général (§ 266]. Dans tous cw fruits, nous ïojons le p&icarpe s'enrichir par l'association du qvelqiies parties accessoires, et, sous ces rapports, ils rentrent dans IwMitfaocarpés; «

Le cdne {stTobilus), fruit des Pins, Sapins, Cèdres, etc., et qui a fait donner le nom de Cont/^ruàla famille des arbres verts dont ceuxci font partie , résul te d'un e agrégation analogue. C'est un véritable épi plus ou moins allongé et chargé d'écaillés plus ou moins épaisses, dont chacune portant deui ovules peut être comparée à une feuille cai'pellaîre non repliée. Elles sont bien manifestement indépendantes dans le cAne du Sapin {fig. 391); mais dans d'autres elles sont

Ont trier (/niii^ru matnt

assez cohérentes pour former, par leur réunion, un corps luuqiic en apparence. Ce corps, qui, malgré son nom, est loin de montrer la forme conique dans les difTércntes plantes de cette famille^ prend plutôt celle d'un sphéroïde lorsque ses écailles sont en très-pclil nombre (comme dans le Cyprès [fig, 398]); et même dans les Genévriers (fig. 399), amsi groupées en globe, de plus charnues, et par suite soudées ensemble, elles simulent une baie, dont ce fmit porte à tort, mais vulgairement, le nom.

§ 438. MAtnratlondnp^'ricarpe. — Il nous reste à rechercher qudç changements s'opèrent dans la matière qui forme le péricarpe depuis le moment oîi il est passé de l'état d'ovaire à celui de fruit jusqu'à sa parfaite maturité. Dans cette recherche, nous devons examiner séparément les péricarpes qui conserTcnt jusqu'à la fin leur consistance foliacée et ceux qui la perdent en devenant charnus,

L'analogie des premiers avec les feuilles se montre dans leur nutrition aussi bien que dans leurs caractères extérieurs. Gomme les feuilles (§§ 210, 211), quoique à un degré plus faible, sous l'actioa de la lumière, ils prennent dans l'air environnant deTacide ckfbO' nique en dégageant de l'oxygène ; la nuit, ils prennent de l'oxygèoi en dégageant de l'acide carbqpique. Leur vie passe par les.ialiMi phases; leurs tissus, d'abord mous et riches en sucs, se solidifient ^ graduellement, et, arrivés à une certaine période, conmsenceni à >7 se dessécher, à perdre la couleiu* verte pour en prendre une autre, soit celle de feuille morte, soit des teintes différentes analogues à celles que certaines feuilles revêtent en automne ; et le péricarpe, flétri, continue à rester attaché à l'arbre, ou tombe en se désarti^ culant. C'est un phénomène de désarticulation que le retrait qui a lieu, aux soudures des faces carpellaires accolées en cloisons, des faisceaux accolés en sutures, et qui détermine la déhiscence. Dans quelques péricarpes plus épais et indéhiscents, la matiu'ité amène des phénomènes plutôt comparables à ceux que nous observons sur l'écorce ; leurs couches externes se détachent en se fendant irrégulièrement par une sorte de décortication.

Dans la vie des péricarpes chamiL«;, on distingue deux phftseï : la première, où ils se comportent comme la plupart des précédents, colorés en verts, dégageant de l'oxygène pendant le Jour, et de l'acide carbonique pendant la nuit ; la seconde, où ils cessent de dégager de l'oxygène : c'est l'époque de la maturité et celle qui Tavoisine. C'est par un grand développement cellulaire que le fruit grossit ; les faisceaux vasculaires ne se multiplient que peu ou point, ou, s*ils le font, la chair filandreuse n'acquiert pas la qualité qu'on y recherche. L'eau qui arrive avec la scvc est, relativement au vo»

FKLIT. MATURATION. 337

luinc du fniil, en proportion d'autant plus grande quo la matnrilé est moins parfaite^ quoique l'ëvaporation diminue cependant graduellement. C'est qu'une partie de cette eau se fixe en se combinant avec d'autres principes. Si elle reste à Tétat aqueux et' continue à arriver en grande quantité^ le fruit, il est vrai, grossit beaucouf) plus, mais il acquiert beaucoup moins de saveur, comme on l'observe dans les étés très-humides, ainsi que sur les jeunes arbres ou sur ceux qui croissent dans un sol trop arrosé. Avec cette eau, on trouve dans la chair du péricarpe de la dextrine ou de la gomme, du sucre, du ligneux, et en outre des acides différents suivant les difl crents fruits (malique^ citrique, tartrique, etc.), des bases inorganiques comme la potasse et la chaux, d'autres matières ternaires connues sous le nom de principes gélatineux, de l'albumine végétale, et enfin ime substance aromatique particulière pour chaque fruit. Tels sont les éléments qu'on rencontre dans la généralité des nôtres, ceux sur lesquels s'est naturellement portée l'étude, mais divei^semcnt mélangés et dosés suivant les fruits divers.

Le ligneux, qui s'accumule quelquefois à un point si remarquable dans les cellules de l'endocarpe, se montre aussi très-dé veloppé dans le sarcocarpe de certains fruits, par exemple des Poires, et noiÉUnept de certaines vîH'iétés (cellîs de Saint-Germain, d'An- {lletonre, de cresane, par exemple), où chacun aura remarqué la .chair toute parsemée de petites granulations dures et comme pierreuses. Casont autant de cellules encroûtées de ligneux, disséminées par petits amas au milieu des autres cellules remplies de siics plus ou moins liquides.

Les fruits en général se sucrent en mûrissant ; mais cette proportion croissante du sucre est très-variable, puisque dans les uns on l'a trouvée 12 ou 15 fois plus considérable que dans le fniit vert, et dans d'autres à peine doublée. Quelle est son origine? On l'a attribuée à la fécule qui, plus ou moins abondante d'abord, disparaît en partie, et dont la conversion peut s'opérer par l'action des acides (§ 234) aidée de celle de la chaleur que tout le monde sait si influente sur la maturation ; à la conversion des acides eux-mêmes (§235) ; àcelle duligneux qu'on voit en effet génémlement diminuer à mesure que la nutrition marche, et dont la perte de carbone expliquerait l'exhalation simultanée de l'acide carbonique. Pour justifier Tune de ces hypothèses, il flEiudrait constater que la quantité de la substance dont on suppose la conversion va en diminuant en rapport avec la quantité additionnelle du sucre (jui se forme, et c'est ce que l'analyse n'a pas encore démontré.

Quoi qu'il en soit, la saveur sucrée doit se prononcer de phis on plus par uîiç m.ivo cause, celle de la neutralisation progressive des

acides se conribinant avec les bases alcalines que leur apporte la sève. Le Raisin^ si aigre au début par la présence de l'acide tirtrique, en fournit im bon exemple. Faute de potasse, il reste à l'état de verjus, mais se sucre si elle vient former un tartrate.

L'albumine, par sa faible proportion à toute époque relativement aux autres principes du fruit, proportion qui d'ailleurs va croissant dans les uns, diminuant dans les autres, ne doit pas jouer ici un rôle important, quoiqu'elle puisse, comme les acides^ agir en cettains cas par contact (§ 229).

Les principes gélatineux sont ceux qui donnent aux sucs la propriété de former des gelées en se gonflant par l'addition de l'eau, surtout à l'aide de la chaleur, dans la Groseille et la Pomme, par exemple. Ils paraissent dériver d'une substance mal déterminée qui s'observe dans le fruit encore acide, où elle a peut-être été souvent confondue avec le ligneux: c'est Isipectose. Auprès d'elle se forme la pectase, comme la diastase auprès de l'amidon (§ 229), c'est-àdire un ferment propre à la modifier, elle et ses dérivés. Elle passe ainsi à l'état de pectine, corps neutre et soluble dans l'eau, auquel M. Frémy a donné pour formule C'^H^W'SHO, et qu'il a vu se transformer en une série d'autres corps (parapectine, métapectine ; acides pectosique, pectiqu€;|.parapectique, métapectique), dont li compositiop ne diffère que par des dédoublements moléculaires, et un peu d'eau en plus ou. en moins, mais remarquables par la différence des propriétés physiques, notamment par l'acidité croissante. La pectine se montre au moment où le tissu du fruit, auparavant acide, tourne, c'est-à-dire devient mou et gommeux ; la parapectine et la métapectine, à mesure qu'il marche et parvient à la maturité ; l'acide métapectique, lorsqu'il la dépasse et blossit. On voit que nous trouvons là, outre l'origine des gelées végétales^ une réserve d'acides propre à opérer la conversion de la dextrine en sucre si les 'autres font défaut.

Quelle est l'époque précise de la maturité du péricarpe? Pour celui qui est foliacé ou déhiscent, cette époque est assez nettement déterminée par celle qui précède immédiatement la déhiscence ; mais, pour celui qui est charnu, cette détermination est beaucoup plus incertaine, puisquç chaque joui* amène des changements nouveaux dans la composition du fruit, et qu'il ne se fixe pas à un certain état d'équilibre où les combinaisons opérées se maintiennent sans altération pendant quelque temps. Dans l'usage, et pour ce qui concerne les fruits qu'on mange, on est convenu d'appeler maturité le moment où la combinaison des divers principes sucrés^ acides et autres, est telle qu'il en résulte le degré de saveur le plus agréabjo, et qu'à partir de ce moment elle n'aille plus qu'on se détériorant. Or,

OVUI.K. 339

dans les difTércnts fruits^ ce maximum ne correspond évidemment pas au même degrés puisqu'en prenant, par exemple, l'état blet ou blossissement (celui d'une Poire molle), nous voyons que cette Poire est encore mangeable, quoique ayant perdu la plus grande pai'tie de ses qualités ; qu'une Pomme, au même point, est en état de pourriture ; qu'une Nèfle, au contraire, est, comme fruit comestible^ à son degré le plus parfait.

Quoi qu'il en soit, il se passe dans les fruits ce que nous avons montré.dans les autres tissus, une fois abandonnés par la vie (§ 237) : ime combustion plus ou moins lente, résultant de la combinaison de l'oxygène de l'air avec le carbone du végétal, y amène un dégagement d'acide carbonique, et quelquefois d'autres gaz carbonés et d'eau, les phénomènes de la fermentation ou de la'pomTiture. Le péricarpe se ramollit ainsi et se désagrège ; et la graine, qui, loin de participer à ce mouvement de décomposition, a profité au milieu de cette atmosphère d'acide carbonique et d'eau, finit par se trouver libre, dégagée des enveloppes qui l'emprisonnaient dans le fruit.

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