DËmSCEKTS
§ 429. On doit distinguer deux degrés dans la déhiscence des fruits syncarpés : 1° la séparation des carpelles entre eux; 2* la division de chaque carpelle s'ouvrant en particulier.
Le premier degré par lequel les carpelles, après être restés unis plus ou moins complètement, finissent, en se détachant l'un de l'autre à la maturité, par devenir indépendants (corjjeiiaaft i'rujicCTB tolvbUia), établit évidemment te passage entre les fruits apocarpcs et les syncarpés, à tel point qu'on a souvent peine à déterminer à laquelle de ces deux classes ils appartiennent : preuve nouvelle que dansk pratique 11 ne faut pas a', tacher beaucoup d'importance à tous
Tconin>un(C.niiii m diDiKiulFiLiinoilIt n eon>|>renant le «oja ■ On ■ fl(iir« VVK l
3ïg BOTANIQUE.
ces noms. Les carpelles ainsi séparés peuvent rester chacun indéliiscent, comme cela a lieu dans les Mauves {fig. 60S), la Capucine, les Ombellifèi'es, etc. Dans ces dernières {fig. 380), les carpelles, au lieu de se détacher coin plétement, restent suspendus àl'aie, qui se décompose en autant de filets qu'il 7 a de loges, disposition particulière qui avait fait proposer le nom de crémocarpe (de xf iiii», pendre] pour ces sortes de tmita. Dans tous ces cas, lorsque la loge estmonosperme, on peut dire qu'elle représente un Bcbaîne, comme
elle représente une samare lorsqu'elle se prolonge en aile; ses dcui loges ainsi ailées se séparent à la maturité dans lesÉi-abIes(/!j}. 3î0), mais restent soudées dans le Frfne [fig. 381) et l'Orme, et touscei (1 ui(s ont été conrondus sous le nom de samare, qu'il vaudrait peutèlre mieui conserver au carpelle simple qui offre cette sorte de raractëre, en décrivant dans ces divers cas le Trait comme compeu dcplusieiurssamares se séparant ou ne eesi^parant pasd^flnitivcmenL § 430. Les fi'uits considérés comme véritablement déhiscents et qu'on désigne sous le nom général de capsule (capsula>, sont cem dontlescnrpelless'ouvrenteui-mémes.Haisquelqucfois les sutures ne codent paSj et le péricarpe se rompt en dehors sur un seul point
KI.Fnild'un riiae{Frai pritem lof:C', dinil l'une l.ti
FRUIT. DEtHSCENCE. 19B
eonslant, soit vers le haut (par exemple, dans le Hitfller \fig. 382,1]), soit lers le bas ou dans un point intermédiaire (dans les Campa miles [fig. 61S, 383, 1]), Cette ouverture, plus ou moins inégulicre dans son contour, a la Torme d'un trou ou pore par lequel le péiicarpG est bâillant [hiam). Dans quelques Truils (ceux du iloui'ou
rouge [fig. 3S41, delà Jusquîame, otc.)«auiquels on a donné le nom dcpyxiies {pyxidium oa capsula circumscissa), ou plus tu Igaire men l de boites à tavonnette, le péricarpe se coupe transversalement de manière à se partager en deux moitiés : l'inférieure, qui reste avec le placenta, attachée au torus ; la supérieure, qui se détache enmanière de couvercle mobile (operculum). Cette singulière déhisccn ce (circunijci'sn'o)Gst-elle prédisposée parunesortcd'arliculationiran»- Tcrsale analogue à celle des fruits lomentacésî Celte ligne transvci'sale correspond-elle h un effort plus grand esercé ou à une résistance moindre opposée à cette hauteur? Ainsi, dans le fruit des Ufc^tbidées, c'est précisément à celle où le péricarpe cesse d'être doublé par le calice adhérent qu'il se fend circulairement. § 431. D'autres fois c'est sur les suturesqueladëhiscence a lieu;
SSt . Ci)»ulï du Hufl;«r (^>ili>r*ii»im najui), aprii débiKenee. — e c Ciliée ptrliiiinl — p Péricarpe ycrté de trali Iroiu Ht qui r£)Hind«iiI. ileui t une loi^, et hd lu Kconde. pria du tommcl qui e>l ncumiQé parle reilsdu iljlc pertitiint i,
»ii-d«>u> du milien. — c Le calice jMr^ilaiil, Infërieuremenl eonjondu ■•« le péricarpe F^ lëpai^ lupérieuremenl en ciaq laDlèrei, au milieu deiquellea on arterfoU la
i»t. Pyiide du HouruD rouge [Atasallit antnU). — c Caliee penidinl. - p Véricirpe qui l'eit léperé en deui moitiéi. dnni la tupjrieure le détache en un opereuli' «■ Od aperçoit lur l'un el l'iulr* Irgii ligseï élenduei de l> bâte tu sommet du fruit, cl
■liEluiné ration glohuleu» auluur li'un pliccnU ceulraJ.
S30 DOTAMQUE.
mais elles ne cèdeol qu'incomplètement, en généra) i leor putie supérieure, et il s'ëtablit ainsi au sommet du Truit one ouTertiire bowiée par ces sommets de valfes qui figurent anlant de dents (par exemple, dans les Cerattium Ifiy. 385, £>76], Àlsirte et auti'es Carjophj liées].
§ 432. Noua arrivons au cas le plus ordinaire, celui où les sutures se décollent complètement, de mantËK que le péricarpe, dam toute ou presque toute son étendue, te sépare du tommet à la base, ou plus rarement de la base au sommet, en plusieurs pièces ou - valves.
. 11 peut arriver que cette disjonction des subirei soit précédée par celle des carpeUes eux-mêmes, c'està-dii'e des loges qui les représentent, et que cet loges commencent k se séparer Tune de l'autre par le dédoublement des cloisons qui les. tenaient réunies (Jt;. 38ti, 387). On dit alors que la défaiscence est tepticide (coupe-cloison,
d'après son étjmologie) : les cloisons forment les côtés de la vain, puisque celle-ci correspond au carpelle même [valvœ septis contnin'fs). D'autres rois les cloisons résistent à la séparation, et la suture dorsale cède, ouvrant ainsi par son milieu la logequi reste fermée
l'appirauce de «rpella
iuKneundeLi mèm
ntUlT. DEmSCENCE. 131
par les cétes (/!?■ 3S6). C'est la déhJsccnce loevlicide (coupe-loge", par laquelle le péricarpe se trouvedivisé en un certain nombre di* pièces composées chacune de dciu moitiés de eaipelles voisins
unies, de sorte <]ue les cloisons sont portées sur le milieu de chscime de ces pièces ou valves {valvœ septis oppositœ) . Quelquefois les cloisons cèdent le long de leur bard«iterne et se séparent ainsi des valves [/ig. 389) : c'est ladchiscence septifrage (rorapt-cloison).
§ 433. Dans ce dernier cas les cloisons restent unies entre elles et avec l'aie, qui, au centre du fruit, persiste plusoumoinsdéveloppë, chargé d'autant de lames verticales qu'U y a de cloisons, cl dans l'angle rentrant que Tormcnt leurs intervalles tapissés par les [riacentaires auxquels les graines sont attachées. Dans les capsules k pl&cenl&tion centrale, le corps chaîné de graines qui occupe lu milieu de ta loge est formé par l'axe, tout à Tait comparable à celui que nous venons de décrire, moins les cloisons, soit qu'elles aient disparu par suite d'une rupture prématurée, soit qu'elles n'aient jamais existé. ■
Lorsque les cloisons ne se séparent pas des valves, dans la dihiacence loculicide et surtout la septicide, elles doivent se séparer de l'axe, et, s'il est bien développé, on le voit persister dans la direction perpendiculaire sous laforme d'une pyramideoud'uncdnc. d'un prisme ou d'un cylindre, comparable ainsi bune sorte de petite colonne, et pour celle raison nommé souvent columellt. Tantôt los
UÏ.Opiule du Cidrela angniH/ohaAaal 1h »It«i vvt tenal «i|>4réei dackii-
deot aui logu el porlenl ht gfiiiua g. 3M. Ci|>iule de VAaym (SoiûUnia Hakafoni). qui l'ouvre ci (eu iiiTerM de U ,