‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 100 sur 262 · KT AM INES. - STRUCTURE · texte numérisé non relu

KT AM INES. - STRUCTURE

paisseur. Mais ordinairemont la membrane de ces cellules a complètement. disparu aux approches de la maturité de l’anthère, et il

lames qui les doublaient primitivement, à leurs fibres, en attachant à ce mot, non l’idée d’un utricule allongé ainsi que nous l'avons fait dans tout le courant de cet ouvrage, mais celle d'un fil ou d’un ruban plein. Cette couche fibreuse va en diminuant d’épaisseur à mesure quelle se rapproche de la ligne suivant laquelle doit se faire la déhiscence de l’anthère, et sur cette ligne elle s'interrompt complètement. Ces petites lames très-élastiques et hygrométriques doivent se tendre, se détendre, s’allonger et se recourber de manières diverses, suivant que l’anthère est plus sèche ou plus humide ; et ces variations doiventsuivre, d une part, le développement de l'anthère, dont les sucs, d’abord abondants, se résorbent ou s’évaporent peu à peu ; de l’autre part, l’état variable de l’atmosphère. Le tissu qui forme la paroi de l’anthère, soumis ainsi à une suite de tractions en sens divers, se rompt naturellement là où il n'ofïre que peu de résistance, c’est-à-dire sur la ligne ou sur le point où la couche fibreuse est interrompue; et c’est ainsi que la loge finit par se fendre et communique avec l’extérieur, de manière à permettre la libre sortie du pollen renfermé dans la cavité , sortie que les contractions continuées du tissu élastique favorisent ensuite et complètent.

Examinons maintenant quels changements successifs a subis l’étamine depuis sa première apparition dans la fleur jusqu’à cet état parfait qui précède immédiatement ou accompagne la déhiscence de l’anthère.

C’est celle-ci qui se montre d’abord dans la fleur sous l’apparence que nous ont offerte à leur début tous les organes foliacés, celle d’un petit mamelon cellulaire plein. Ce mamelon s’étend ensuite, et il est à remarquer qu'il est alors verdâtre, quoique devant prendre plus tard une couleur ditfércnte, le plus ordinairement la couleur jaune ; il s’allonge ensuite, mais sans différer encore par sa

3^7. Portion de la coupe horizontale de la paroi d’une anthère de Cnbaa. scandens. à l’époque de la déhiscence. — ce Couche externe composée par les cellules de l’épiderme. — cf Cellules fibreuses formant la couche interne.

ne reste que les fils ou bandelettes, arrangés par conséquent en spirale, ou plus souvent en anneaux ou en réseaux [fig. 327, cf). On a nommé cellules fibreuses ces cellules à claire-voie ainsi réduites aux

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forme (les autres organes de la lleur (§ 421). Sur son milieu se dessine ordinairement un sillon superficiel et longitudinal, indice de la séparation future en deux loges ; sillon qui correspondra au sommet du filet ou au connectif, et qui conserve la teinte verdâtre plus long-temps que le reste. Lorsque le filet commence à se montrer plus tard , l’anthère a déjà pris sa forme caractéristique , et , plus ou moins tôt, sur les côtés, se dessinent deux nouveaux sillons, parallèles en général au médian, et premiers indices des lignes de déhiscence.

§ 452 bis. Développement de l’étamine en général. — Le filet, une fois qu’il s’est montré*, continue à s’allonger plus ou moins vite. Quelquefois, soit qu’il doive rester court, soit qu’il n’atteigne pas dans le bouton toute sa longueur, on l’y trouve droit ; d’autres fois, lorsqu’il atteint toute sa longueur et qu’elle doit excéder celle du bouton, il se tortille, ou se pelotonne, ou se replie sur lui-même; modifications qu’on retrouve constantes dans certaines plantes, et même dans certaines familles. Le filet était au début complètement cellulaire ; ce n’est qu’à une certaine époque que les cellules du centre ont commencé à s’organiser et à s’allonger en trachées.

Remarquons dans tout ce développement une analogie incontestable avec celui de la feuille : celui de l’anthère qui représente le limbe, précédant celui du filet qui représente le pétiole ; de sorte que, formée d’abord à son sommet, l’étamine continue à s’allonger plus ou moins long-temps par sa base. Quelques observations tendraient à compléter cette ressemblance, en nous montrant que, dans certains cas où le filet présente à son insertion une dilatation analogue à la partie vaginale de la feuille, cette dilatation paraît se développer elle-même plutôt que la partie amincie ou pétiolaire du filet, comme cela a lieu par la gaine foliaire (§ 4 47).

Nous avons dit (§ 421) que souvent, dans le bouton, on trouve les étamines comparativement beaucoup plus développées que les pétales. Néanmoins ceux-ci se sont montrés avant ou en même temps ; mais il peut arriver que leur évolution plus lente soit bientôt devancée par celle des étamines, notamment de celles qui alternent avec eux et qui ainsi sont non-seulement, plus grandes, mais aussi plus précoces que les étamines oppositipétales. C’est une nouvelle preuve de la connexion intime de ces dernières avec ces pétales.

§ 453. — de 1 anthère en particulier, et principalement du pollen. — Mais ce qui importe le plus dans l’histoire du développement de l’étamine, c’est celui du tissu propre de l’anthère et la formation du pollen, qui constitue sa partie essentielle, l’agent de la fonction qu’elle est destinée à remplir.

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