PISTIL. — STIGMATE
trois on cinq logos; le stigmate bilobé desScrofularinées, des Acanthaeées, des Bignoniacées, à deux loges, etc., etc. Ces lobes affectent diverses formes ; ils conservent ce nom lorsqu'ils sont épais et obtus; ils prennent celui de lanières (s. bifide, comme dans les Labiées, les Composées [ fig . 295, s]; trijide , comme dans le Pôlemonium; multifde , etc.) lorsqu’ils sont plus allongés et aigus ; de lamelles (s. bilamellé , comme dans le Mimulus, les Bignonia lactiflora, pandorea, etc. [fig. 396]) lorsqu’ils sont aplatis en palettes. D’autres fois les stigmates se soudent eux-mêmes en un seul corps ou parfaitement uni à sa surface ou souvent marqué d’autant de sillons superficiels et rayonnants qu’il entre de stigmates partiels dans sa composition. On le dit en tète (s. capitatum ) lorsqu’il est obtus et plus large que le style qu’il surmonte; il peut être globuleux (par exemple, dans la Belle-de-nuit [fig. 395, 366, s]), hémisphérique, ovoïde [fig. 385 s), polyédrique, en massue, etc.; souvent plane à son sommet (comme dans l’Épinevinette) ou même élargi en un disque qui porte par son centre sur le sommet du style (s. peltatum comme dans le Sarracenia, l’Arbousier, etc. [fig. 394 s]). Le stigmate pelté et sessile des Pavots (fig. 397, s) se compose de deux parties; l’une formée de rayons d’un tissu papilleux, qui sont véritablement la portion stigmatique; l’autre, d’une sorte de bouclier crénelé dans son contour et lisse à sa surface supérieure, sur laquelle sont portés ces rayons, qui semblent par conséquent représenter une réunion de styles élargis stigmatifères tout le long de l’une de leurs faces.
Les stigmates terminant les styles vraiment simples, ceux qui répondent à un seul carpelle ou a une seule loge doivent, s'ils sont simples eux-mêmes, s’opposer aux loges avec les cloisons; s’ils se bilobent, leurs lobes s’opposent au contraire à celles-ci.