MT
397. Pistil du Pavot ( Papavcr somnif erum). — o Ovaire. — s Bouclier chargé de stigmates rayonnants.
F II ü I T.
§ 501 . La fécondation une fois opérée, les organes qui y ont concouru meurent et disparaissent plus ou moins promptement. Or ces organes sont de deux ordres : 4° les uns essentiels : d’une part l’anthère, de l’autre le stigmate et le tissu conducteur; 2° les autres accessoires : les filets, qui portaient les anthères; les styles, qui portaient les stigmates et à travers lesquels s’insinuait le tissu conducteur; enfin les enveloppes, qui protégeaient tout cet appareil ; les pétales, dont nous avons plus d'une fois signalé l’analogie évidente avec les étamines; et le calice, qui en diffère bien davantage en tant que représentant des feuilles beaucoup moins modifiées. Plus les organes prennent à la fécondation une part directe, plus leur durée est passagère. Ainsi, après la fécondation, le stigmate, le tissu conducteur, les anthères ne tardent pas à se flétrir et à disparaître. Les styles, les filets, les pétales peuvent persister un peu plus long-temps, mais en général ils meurent bientôt, tombent, ou bien restent attachés à leur place. Le calice lui-même, quoiqu’un peu plus tardivement, et si ce n’est dans quelques cas où il continue à végéter et même quelquefois à croître (§ 418), s’arrête dans son développement et cesse de vivre, soit qu’il se détache, soit qu’on le voie persister à la manière des feuilles marcescentes. On a donné le nom d ’induviœ à ces débris du calice, de la corolle, des filets, qui peuvent se montrer plus ou moins long-temps avec le fruit et qui fournissent quelques caractères soit par leur persistance même, soit pour reconnaître les parties de la fleur et leurs rapports lorsqu’on n’a pu l’observer à son état parfait et antérieur. Le style persiste quelquefois, et c’est en général sous la forme d’une pointe située vers le sommet du fruit qu’on dit alors apiculé.
§ 502. C’est qu’à cette époque la vie s’est concentrée dans l’ovule, où la fécondation devait aboutir; et dans l’ovaire, qui le protège en le renfermant. Dès lors tous deux continuent à croître en prenant des apparences nouvelles, de nouveaux caractères et aussi des noms nouveaux : l’ovule devient la graine, l’ovaire devient le péricarpe [pericarpium : de rapi, autour; xapuoç, fruit; c’est-à-dire la partie qui forme l’enveloppe de celui-ci), et leur ensemble constitue le fruit. En général leur vie et leurs développements sont intimement liés, et, les graines venant à avorter, le péricarpe ne se